Société de neurochirurgie de langue franc ¸ aise / Neurochirurgie 59 (2013) 225–263 231
présumée trop dangereuse. Pour évaluer ces risques, nous avons
réalisé une méta-analyse des complications de la SCP en psycho-
chirurgie.
Nous avons conduit une recherche sur PubMed des publications
rapportant des patients TOC, SGT ou DM traités par SCP en excluant
les séries redondantes ou ne rapportant pas leurs complications.
Seules les complications relatives à la SCP ont été analysées en
fonction de la pathologie et de la cible anatomique.
Dans 49 publications incluant 272 patients (94 TOC, 82 SGT, 96 DM),
182 complications étaient rapportées. La mortalité globale était de
1,1 %. La mortalité chirurgicale était nulle. La plupart des complica-
tions étaient transitoires, liées à la stimulation et résolutives après
modifications des paramètres. La morbidité prolongée était de
16,4 %. Seuls 3 patients ont eu une complication neurologique per-
manente par hémorragie intracérébrale. Les complications les plus
fréquentes étaient : modifications de l’humeur (16,2 %), infection
(7,7 %) et complications liées au matériel (14,3 %). Les modifications
de l’humeur étaient la complication la plus fréquente dans les TOC
(38,3 %), l’apathie chez les patients SGT (15,9 %), et les tendances
suicidaires (9,3 %) dans la DM. La cible la plus sûre était le cingulum
subgénué.
Les complications de la SCP en psychochirurgie semblent aussi fré-
quentes que celles rapportées dans les mouvements anormaux où
la technique est considérée comme sûre et utilisée en routine. Ces
risques sont à considérer par rapport à la gravité des patients, le
rapport bénéfice/risque semblant favorable. La SCP en psychochi-
rurgie reste une technique expérimentale dont l’efficacité est en
cours d’évaluation.
http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2013.10.022
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3D-Swan HR : une séquence 3D IRM,
idéale pour viser le noyau
subthalamique ?
M. Lefranc
a
, S. Derrey
b
, P. Merle
c
, M. Tir
d
,
J.-M. Macron
c
, J. Peltier
a
, O. Baledent
d
,
P. Krystkowiak
d
, J.-M. Constant
c
, D. Le Gars
a
a
Service de neurochirurgie, CHU d’Amiens, Amiens, France
b
Service de neurochirurgie, CHU de Rouen, Rouen, France
c
Service d’explorations fonctionnelles du système nerveux, CHU
d’Amiens, Amiens, France
d
Service de neurologie, CHU d’Amiens, Amiens, France
Le positionnement correct de l’électrode dans la cible sous-
thalamique (NST) est directement corrélé à la qualité des
acquisitions radiologiques utilisées pour la planification de la pro-
cédure chirurgicale. Le but de ce travail était d’étudier une nouvelle
séquence IRM, dite « séquence 3D swan HR », optimisée pour le
repérage directe du NST.
Huit patients parkinsoniens consécutifs, candidats à la chirurgie,
ont eu une séquence 3D Swan HR, hors cadre, sous anesthésie
générale pour le repérage direct du NST (16 NST). À partir de cette
séquence, deux chirurgiens indépendants séniors ont déterminé :
– les limites du NST sur une échelle semi-quantitative (de 1 à 4) ;
– la cible anatomique au sein du noyau.
Les données anatomiques ont été confrontées aux enregistrements
électrophysiologiques (48 micro-enregistrements) et la localisa-
tion du plot thérapeutique a été déterminée dans CA-CP.
Pour les 16 NST, l’individualisation des bords interne supérieure
et externe était jugée facile ou très facile (1 ou 2). La distinc-
tion entre la substance noire et le NST était jugée facile, sauf
pour 5 noyaux. La distance moyenne entre les cibles anatomiques
des deux chirurgiens était de 1,44 mm. Dans l’axe médio-latéral,
les enregistrements électrophysiologiques recouvraient parfaite-
ment les données anatomiques. Dans l’axe crânio-caudale, la
différence entre les données électrophysiologiques et les données
anatomiques étaient de 0,7 mm et 0,3 mm respectivement pour
« l’entrée » et la « sortie » du NST. Tous les contacts utilisés par
les neurologues étaient situés au sein du NST sur l’IRM. Les coor-
données moyennes par rapport à la ligne bi-commissurale étaient
11,8 mm en latéralité ; 11,3 mm en avant de Cp ; 3,9 mm sous le
plan CA-CP.
3D Swan HR est une séquence de choix pour le repérage du NST.
Sous couvert d’une méthodologie stéréotaxique stricte, elle facilite
de manière significative la visée directe du NST.
http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2013.10.023
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Étude rétrospective de la localisation
des contacts effectifs
sous-thalamiques chez
53 parkinsoniens sévères : analyse des
couples de contacts par une approche
unifiée (droit-gauche) et
indépendante (droit et gauche)
J.-J. Lemaire , B. Pereira , P. Derost , J. Coste ,
M. Ulla , D. Morand , J. Gabrillargues , G. Coll ,
F. Durif
Services de neurochirurgie et de neurologie, CHU/EA 7282 IGCNC,
université d’Auvergne, Clermont-Ferrand, France
En stimulation cérébrale profonde sous-thalamique pour maladie
de Parkinson sévère, la localisation des contacts est souvent sim-
plifiée, appelée stimulation chronique du noyau sous-thalamique
(NST) ou STN DBS (Subthalamic Nucleus Deep Brain Stimulation).
Nous avons fait l’hypothèse que l’analyse de la position des contacts
par rapport au NST, permettrait de mieux comprendre les effets
cliniques.
Chez 53 patients (60,9 ans ± 7,4), 106 contacts effectifs ont été loca-
lisés par rapport au NST : longitudinalement, le long de l’axe
antéro-postérieur, en position antérieure, intermédiaire et posté-
rieur ; transversalement, en position médiale, supérieure, latérale
ou inférieure ; et par rapport aux limites du NST, dedans, dehors, et
à la frontière. Nous avons étudié les relations entre la position uni-
fiée (droite-gauche) et les couples de contacts droit et gauche, et le
score moteur UPDRS (Unified Parkinson’s Disease Rating Scale) III
global, la dysarthrie (UPDRS II et III, sous-scores, parole) et le pié-
tinement (UPDRS II, sous-score, freezing), sans et avec dopa, sans
et avec stimulation (chronique ou aiguë). L’analyse statistique a été
réalisée avec des tests le plus souvent non paramétriques, l’erreur
de type I était fixée à = 0,05 (Stata software, version 12 ; StataCorp,
College Station, TX, USA).
Nous n’avons pas trouvé de relation entre la position des contacts
(unifiée ou couples droit et gauche) et l’amélioration du score
moteur (UPDRS III global). La dysarthrie et le freezing étaient plus
fréquents chez les patients avec des contacts unifiés en dehors du
STN. De même, la dysarthrie était plus fréquente chez les patients
qui avaient un contact en position postérieure, supérieure, en
dehors et à gauche.
La prise en compte de la position des contacts effectifs par rapport
au noyau sous-thalamique semble utile pour comprendre des effets
cliniques. Les résultats de cette étude pourraient être utiles pour le
ciblage chirurgical lors de maladie de Parkinson sévère.
http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2013.10.024
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Modalotopie des effets de la
stimulation du cortex moteur sur
l’activité des cellules du noyau
thalamique somato-sensoriel
(ventro-postéro-latéral). Étude
électrophysiologique chez le chat
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