320 Posters : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 14 (2018) 290–323 ser si la supplémentation en cholécalciférol diminue la fragilité (auto-questionnaire FIND) (3) analyser si la supplémentation en cholécalciférol améliore leur qualité de vie (auto-questionnaire KDQOL-SF TM ). Résultats L’accord du Comité de protection des personnes a été obtenu le 05/09/2017. Les premiers patients ont été inclus en jan- vier 2018. Actuellement, 3 centres sont ouverts et 35 patients inclus dont 2 avec 25OHD < 20 ng/mL ont été randomisés. La diminution moyenne de la 25OHD des 10 patients ayant bénéficié de wash-out était de -6,1 ± 5,6 ng/mL après 3 mois alors que la 25OHD initiale moyenne était de 42,9 ng/mL. Discussion Cette étude devrait permettre d’obtenir des réponses claires sur l’effet de la supplémentation en cholécalciférol sur la FM. Conclusion L’étude VITADIAL : « La correction du taux plas- matique de 25OHD des patients HD par la supplémentation en cholécalciférol améliore-t-elle la force musculaire ? » est actuel- lement en cours de recrutement. Résultats attendus au cours de l’année 2020. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. Référence [1] Bataille S, et al. The “Dose-Effect” relationship between 25-hydroxyvitamin D and muscle strength in hemodialysis patients favors a normal threshold of 30 ng/mL for plasma 25- hydroxyvitamin D. J Ren Nutr 2016;26(1):45–52. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2018.07.161 PD71J La supplémentation en vitamine D chez les hémodialysés : essai clinique croisé comparant le cholécalciférol D3 et l’ergocalciférol D N. Dammak ∗ , Y. Chaabouni , F. Kammoun , A. Charfi , L. Bouhamed , A. Azaiz , J. Hachicha , S. Yaich , M. Ben Hmida Service de néphrologie CHU Hédi-Chaker, unité de pathologie rénale ur12es14, Sfax, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : najla.dammak@gmail.com (N. Dammak) Introduction La carence en vitamine D est très fréquente dans la population générale âgée et davantage encore chez les malades atteints d’insuffisance rénale chronique (IRC) pouvant être un fac- teur de résistance à la correction de l’hyperparathyroïdie cause indépendante de mortalité cardiovasculaire. Patients et méthodes Nous avons mené un essai clinique compa- ratif croisé incluant 43 hémodialysés. Notre étude est composé de 2 schémas, S1 : les 43 patients ont rec ¸ u 2000 UI/j d’ergocalciférol D2 pendant 3 mois puis S2 : les même patients ont rec ¸u le cholécalciférol D3 (selon la valeur de vitD : si < 10 mg/mL dose de 100 000 UI/15 jours pendant 2 mois, si entre 10 et 20 mg/mL dose de 100 000 UI/15 jours pendant 1 mois et demi, et si entre 20 et 30 mg/mL dose de 100 000 UI/15 jours pendant 1 mois). Nous avons étudié la moyenne de la calcémie, phos- phorémie, vitD et de la parathormone avant et après chaque schéma. Résultats L’âge moyen était de 53 ans (19–87 ans) et le sex-ratio de 0,65. La néphropathie initiale est indéterminée dans 63 % et dia- bétique dans 11 % des cas. L’ancienneté en hémodialyse était de 107 mois (12–348 mois). Après traitement par l’ergocalciférol D2, la calcémie a augmenté de 0,02 mmol/L pour le schéma S1 alors qu’elle a diminué de 0,10 mmol/L dans le schéma S2 (p = 0,01). La phosphorémie a augmenté de 0,09 mmol/L dans le schéma S1 et de 0,06 mmol/L dans le schéma S2 (p = 0,430) et la vitD a nettement augmenté dans le schéma S2 de 27,8 ng/mL par rap- port à S1 où elle a augmenté de seulement 4,6 ng/mL (p = 0,000). La parathormone a baissé de 67 pg/ml après le cholécalciférol D3 alors qu’elle a augmenté après l’ergocalciférol D2 de 162 ng/mL (p = 0,108). Chez les dialysés, la carence en vit D est associée à l’hyperparathyroïdie et à d’autres troubles de la minéralisation osseuse. Les études ont montré une meilleure survie chez les hémo- dialysés traités par des dérivés actifs de la vitD. Cependant, la supériorité de la cholécalciférol D3 ou de l’ergocalciférol D2 n’a pas été nettement prouvée par les études. Par ailleurs, notre étude a montré la supériorité du premier par rapport aux deuxièmes dérivés sur la correction de l’hypovitaminose D retrouvé chez les hémodialysés. Conclusion L’hypovitaminose D constitue un facteur de résis- tance au traitement de l’hyperparathyroïdie des hémodialysés d’où l’intérêt d’une bonne correction. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2018.07.162 PD72J Directives anticipées : étude de faisabilité en hémodialyse P. D’halluin 1,∗ , M. Francois 2 , B. Sautenet 2 , B. Birmele 2 1 Service de néphrologie-dialyse, centre hospitalier Cote-Basque, Bayonne, France 2 Service de néphrologie-dialyse, CHRU de Tours, Tours, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : pdhalluin@ch-cotebasque.fr (P. D’halluin) Introduction En néphrologie, nous sommes régulièrement confrontés à des situations de fin de vie chez des patients atteints de maladie chronique. Le texte concernant la mise en œuvre des directives anticipées (DA) issu de la loi Clæys-Leonetti [1] a été publié au Journal Officiel le 5 août 2016. Avant d’être adoptée, cette loi avait fait l’objet de débats publics houleux. Nous avons réalisé ce travail durant cette période de questionnement collectif sur la fin de vie, le but était d’étudier la faisabilité de la mise en place systématique des DA chez des patients hémodialysés. Patients et méthodes Cette étude prospective monocentrique a été menée en 4 étapes, au sein d’un centre d’hémodialyse ambula- toire en CHU, sur une période allant de janvier 2014 à août 2015. Un questionnaire sur ce projet a été remis à l’équipe soignante. Nous avons sélectionné puis informé des patients sur les DA puis nous avons aidé les patients intéressés à les rédiger, enfin nous avons évalué les causes de non-participation des autres patients ayant rec ¸ u l’information. Résultats Un manque de connaissances des soignants concer- nant les DA avait été mis en évidence. Leurs principales réticences étaient le manque de connaissances médicales du patient et l’angoisse générée par la discussion sur la fin de vie. Cinquante- six patients ont été sélectionnés et ont rec ¸u l’information, 8 patients ont rédigées leurs directives anticipées soit 21 % des patients informés. Au cours des 2 à 3 entretiens nécessaires à l’élaboration des DA, des thématiques récurrentes ont été iden- tifiées et nous avons créé un formulaire adapté aux patients hémodialysés. La majorité des patients ayant fait leurs DA sou- haitaient une limitation thérapeutique. Vingt-neuf patients ayant rec ¸ u l’information n’ont pas souhaité rédiger de DA, les raisons principales évoquées étaient : soit qu’ils se sentaient bien, soit qu’ils pensaient que leurs proches sauraient prendre les bonnes décisions. Discussion Le développement des DA nécessite l’information et la formation des soignants. La limite de la « compétence » du patient à décider pour lui est difficile à définir et le rôle du médecin est central pour accompagner le patient au cours de ce processus évolutif. Conclusion La réalisation de DA ne peut être imposée au patient qui, informé, doit rester libre de réaliser ou non cette démarche. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.