Posters : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 13 (2017) 311–343 327 PJ.D08 Fréquence du dysfonctionnement diastolique chez les patients hémodialysés chroniques à Kinshasa, République démocratique du Congo Y.M. Engole 1 , E. Sumaili 1 , Y. Lubenga 2 , Y. Nlandu 1,∗ , J.R. Makulo 1 , V. Mokoli 1 , A. Nkodila 1 , J. Bukabau 1 , F. Kajingulu 1 , F. Lepira 1 , C.V. Zinga 1 , N.M. Nseka 1 1 Néphrologie, cliniques universitaires de Kinshasa, Kinshasa, La République Démocratique du Congo 2 Cardiologie, cliniques universitaires de Kinshasa, Kinshasa, La République Démocratique du Congo ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : yannicknlandu@yahoo.fr (Y. Nlandu) Introduction Bien que le dysfonctionnement diastolique soit connu cause fréquente d’épisodes d’œdème aigu du poumon et d’hypotension perdialytique chez les hémodialysés, son ampleur dans les pays en Afrique Subsaharienne (ASS) est paradoxalement peu connue. L’objectif de la présente étude était de déterminer la fréquence du dysfonctionnement diastolique en hémodialyse chro- nique. Patients et méthodes Étude transversale ayant inclus 60 patients dans 3 centres d’HD de Kinshasa qui ont subi une échocardio- graphique doppler transthoracique entre mars et août 2016. Les dossiers ont été colligés pour la recherche des paramètres d’intérêt. Les tests de Chi 2 de Pearson, de Student (ou Mann-Whitney, variables continues asymétriques) ont été utilisés pour comparer respectivement, les proportions et les moyennes. Résultats L’âge moyen des patients était de 52 ± 15,9 ans et le sexe masculin était prépondérant (73,6 %). La durée moyenne en HD et la PPID maximale étaient respectivement de 15,1 ± 3,7 mois et de 3,21 ± 1,40 kg. La fréquence de l’insuffisance cardiaque dias- tolique a été de 50 %, en particulier de type II (n = 31/60) suivi du type I (n = 22/60). Une différence significative dans la PAPS a été observée entre les 3 types de dysfonctionnement diasto- lique (p = 0,042). Comparés aux patients présentant une PTDVG normale, ceux ayant une PTDVG élevée (18/60) présentaient signifi- cativement des valeurs plus élevées de MVG, volume de l’oreillette gauche, PAPS et PPID maximale. En revanche, leur FEVG était signi- ficativement plus faible. Discussion La fréquence de la dysfonction diastolique est simi- laire à celle rapportée dans la littérature. Conclusion Cette étude montre qu’un patient hémodialysé chro- nique sur deux, présente des signes de dysfonctionnement diastolique avec PTDVG élevé ; un prédicteur important et indé- pendant de mortalité cardiaque. Des investigations approfondies et une prise en charge appropriée sont à envisager. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2017.08.139 Posters jeudi dialyse péritonéale PJ.D09 Facteurs de déclin de la fonction rénale résiduelle en dialyse péritonéale M. Belrhiti 1,∗ , F. En-niya 2 , S. Hacib 3 , S. Belmokadem 3 , N. Ouzeddoun 1 , R. Bayahia 1 , L. Benamar 1 , T. Bouattar 4 1 Néphrologie, hôpital Ibn Sina, Rabat, Maroc 2 Service de néphrologie dialyse et transplantation rénale, CHU Ibn Sina Rabat, Rabat, Maroc 3 Néphrologie, CHU Ibn Sina, Rabat, Maroc 4 Néphrologie-dialyse-transplantation rénale, hôpital Ibn Sina, Rabat, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : midobel83@gmail.com (M. Belrhiti) Introduction La fonction rénale résiduelle (FRR) représente un impact favorable sur la qualité de vie des patients en insuffisance rénale chronique terminale. Sa préservation constitue un objectif majeur à intégrer dans la prise en charge du patient en dialyse péritonéale (DP), d’où l’intérêt d’une bonne connaissance des fac- teurs de risque qui influencent le déclin rapide de cette FRR, ce qui constitut l’objectif de notre travail. Matériels et méthodes Étude rétrospective, menée en juin 2016, incluant 36 patients en cours de DP continue ambulatoire (DPCA), ayant un suivie minimum de 6 mois, avec une diurèse supérieure à 100 mL par 24 heures, sous furosémide 500 mg à 1 g par jour et une FRR supérieure à 2 mL/min. Nous avons calculé la vitesse de déclin de la FRR sur les six première mois de DP. Un déclin rapide est défini par une vitesse supérieure à 0,2 mL/min/mois, puis nous avons réparti nos patients en deux groupes en fonction de la pré- sence ou non d’un déclin rapide de la FFR afin d’en rechercher les facteurs prédisposant. Résultats L’âge moyen des patients est de 47,09 ± 17 ans, avec un sex-ratio de 1,25. La néphropathie initiale est diabétique dans 26,7 %. La médiane de la durée en DP est 30,49 mois. La diurèse moyenne chez nos patients à l’admission était de 1790 ± 528 mL/j, dont 22 % été sous icodextrine. Un test de perméabilité péritonéale est réalisé chez 75 % des patients étudiés a objectivé un péritoine hyper-perméable modérée dans 50 % des cas. En analyse univariée l’âge supérieur à 50 ans, le sexe masculin et une protéinurie initiale à l’admission supérieure ou égale à 1 g par 24 heures sont ressor- tis comme facteurs associés au déclin rapide de la FRR. En analyse multivariée, seule la protéinurie à l’admission est retenue comme facteur indépendant des autres facteurs. Discussion Le facteur de risque associé au déclin rapide de la FRR, trouvé dans notre étude est la protéinurie initiale supé- rieure à 1 g/24 h. Ce résultat rejoint la littérature d’où l’intérêt de l’utilisation des bloqueurs du système rénine-angiotensine- aldostérone. Le surpoids et l’hyperperméabilité du péritoine classiquement retrouvés comme facteurs prédictifs du déclin de la FRR, ne sont pas ressortit comme facteurs de risque. Conclusion La préservation de la FRR est un élément important à intégrer dans la prise en charge des patients en DP, afin d’assurer une dialyse adéquate et une meilleure qualité de vie. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2017.08.140 PJ.D10 Complications non infectieuses liées au cathéter de dialyse péritonéale M. Belrhiti 1,∗ , S. Belmokadem 2 , S. Hacib 2 , N. Ouzeddoun 1 , R. Bayahia 1 , L. Benamar 1 , T. Bouattar 3 1 Néphrologie, hôpital Ibn Sina, Rabat, Maroc 2 Néphrologie, CHU Ibn Sina, Rabat, Maroc 3 Néphrologie-dialyse-transplantation rénale, Hôpital Ibn Sina, Rabat, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : midobel83@gmail.com (M. Belrhiti) Introduction Les complications non infectieuses (CNI) des cathé- ters (KT) de dialyse péritonéale (DP) constituent une cause non négligeable de transfert de la DP vers l’hémodialyse. Le but de notre travail est d’étudier la prévalence des CNI, et d’identifier leurs facteurs de risque. Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude transversale, menée en juillet 2016, portants sur les patients en cours de DP au service. Les CNI liées au KT de DP suivantes ont été recherchés, à savoir