06/IV/2023 Community mental health journal (2023) 59:756–769 HTTPS://DOI.ORG/10.1007/S10597-022-01062-1 TRADUCTION ET ADAPTATION FRANÇAISE : Jérôme Alain LAPASSET 06/IV/2023 1 Avant-propos : intérêt de cette traduction Jérôme Alain Lapasset* Nous présentons ici une traduction française d’un article récent dans lequel les auteurs se penchent sur les biais cognitifs et les fausses croyances chez les experts dans le domaine de l’autisme. Les auteurs, philosophes, abordent principalement la question de la compétence clinique et pointue (ou qui devrait l’être) chez les experts à la cour de Justice, mais aussi médicaux, en Pologne, en matière de jugement et de diagnostic portés quant aux réalités d’une personne relevant du spectre de l’autisme (TSA)… Outre les particularités du système judiciaire et législatif de leur pays d’origine, les auteurs apportent un éclairage sur nos dispositions générales, cognitives, sociales et culturelles dans la considération de l’autisme, avec les contraintes fonctionnelles, politiques et économiques d’exercice, en grande partie exportables dans les autres pays, y compris la France. Avec la prise de conscience actuelle de l’existence d’une « neuro-diversité », dans ce qu’elle peut avoir d’enrichissant, mais aussi d’ambiguïtés relativement à son statut au-delà d’une juste reconnaissance humaine et égalitaire, dans un monde où les réseaux sociaux et le communautarisme envahissent à grande vitesse la scène publique, voici une réflexion qui ne peut qu’annoncer en filigrane une remise en question salutaire des pratiques et des modèles. Par ailleurs, si les spécialistes sont traversés par des biais cognitifs et des fausses croyances dans le processus délicat du diagnostic, et encore davantage dans celui du diagnostic différentiel, il est permis aussi d’envisager que les personnes autistes de bon niveau (i.e., disposant du langage et ayant un QI estimé 80), aussi singulier que puisse être leur mode de traitement de l’information, y soient également sujet suivant des modalités qui leur sont en partie propre mais également en partie apprise. Il s’agit là d’un véritable domaine de recherche novateur. Toujours est-il qu’il me semble qu’à l’ère de la revendication à la neuro-diversité, il serait souhaitable d’en tenir compte pour ne pas réduire l’autisme à la seule dimension du handicap…. Je remercie les auteurs pour m’avoir autorisé à publier ce travail que j’espère aussi fidèle que possible. Certaines notes sont des auteurs, d’autres du traducteur. Ces dernières n’ont d’autres buts que de faciliter la compréhension ou des mises en perspectives. * Jérôme Alain Lapasset est titulaire d’un D. E. A. « Sciences du mouvement humain » ; d’un D. U. RemédiationCognitive ; d’un D. U. de Thérapies Comportementales et Cognitives ; d’un D. I. U. en Sexualité Humaine (D.I.S.H.); d’un D. E. de Psychomotricien. Il travaille au sein du Service en Neurodéveloppement, Réhabilitation, Intervention et Suivi chez l’Enfant (S.U.N.R.I.S.E., Dr. Marie-Maude Geoffray) du C.H. le Vinatier, Bron, France. Jerome.lapasset@ch-le-vinatier.fr Membre du Groupe de Recherche Participative Basée sur la Communauté sur : La Fatigue Cérébrale ou Cognitive dans l’autisme https://www.autistic-brain-fatigue.com/comprendre-la-fatigue-cognitive