Daniela Dincă, Mihaela Popescu et Gabriela Scurtu, La reconfguration des gallicismes dans l’espace socio-culturel roumain, Editura Universitaria, Craiova, 2015, 212 pages. Les gallicismes du roumain représentent un terrain fertile de recherche pour les spécialistes qui s’intéressent surtout à établir la relation entre l’évolution de la langue et son recensement aux niveaux lexicographique et discursif. Ils ont constitué l’objet d’étude de deux projets de recherche déroulés à l’Université de Craiova et intitulés : Typologie des emprunts lexicaux français en roumain. Fondements théoriques, dynamique et catégorisation sémantique (FROMISEM I) et Reconfguration sémantique des gallicismes dans l’espace socio-culturel roumain (FROMISEM II). Cet ouvrage réunit les études effectuées lors du deuxième projet – FROMISEM II – qui a eu comme objectif la mise en évidence du rôle des gallicismes en tant que marqueurs socio-culturels refétant les changements de nature sociale, politique et culturelle qui ont eu lieu dans la société roumaine. Les articles réunis dans ce volume sont répartis en deux sections consacrées aux aspects théoriques et méthodologiques des gallicismes et à l’analyse de plusieurs champs lexicaux (les meubles, les tissus et les couleurs), depuis le moment de l’emprunt jusqu’à l’époque contemporaine. Dans la première section, intitulée Les gallicismes du roumain : aspects théoriques et méthodologiques, sont regroupés cinq articles traitant, comme son titre l’indique, des aspects terminologiques, étymologiques et de l’adaptation des gallicismes du roumain. Dans le premier article, Les gallicismes du roumain : considérations en marge d’un projet de recherche, Gabriela Scurtu fait le point sur le premier projet consacré à l’étude des gallicismes du roumain, intitulé Typologie des emprunts lexicaux français en roumain. Fondements théoriques, dynamique et catégorisation sémantique (FROMISEM I), en présentant les principaux aspects relevant de la défnition des concepts opérationnels, de la constitution du corpus et de l’adaptation des emprunts à la langue réceptrice, le roumain dans notre cas. L’article ouvre aussi des pistes de recherche concernant ces emprunts : on envisage des études lexicographiques, le traitement automatique, l’appréhension de différents aspects sociaux et sociolinguistiques reliés aux emprunts, etc. Dans le deuxième article, intitulé Autour d’un corpus de mots roumains d’origine française, Daniela Dincă et Gabriela Scurtu font une courte présentation des diffcultés rencontrées lors de la constitution du corpus de mots roumains d’origine française, publié sous la Studii de lingvistică 7, 2017, 245 - 249