economy, Heal considers losses in natural capital and the social costs associated with the development in his equations. Based on his calculations, he concludes, “All resource exporters appear to be depleting natural capital faster than they are building up other forms of capital, and so are becoming poorer, whatever their income levels” ~158!. While Escaping comprehensively addresses central oil policy issues and pro- vides provocative resource curse arguments, it leaves several methodological and theo- retical questioned unanswered. First, with regards to theoretical applicability, does the theory speak only to developing states or does it travel further? Second, relating to appropriate levels of analysis, why is analysis exclusively undertaken at the level of the nation state and would it not be useful, particularly in federal states, to con- sider subnational cases? Finally, on the subject of the dynamics of change, through what precise mechanisms can an oil state transform its oil management? Nor does the book overcome two obvious limitations of resource curse theories: the longstand- ing inadequate discussion of social equity and environmental outcomes. Nonethe- less, Escaping bravely cuts through arcane debates in the literature to do the hard work of offering practical oil management advice. Simultaneously, it serves as an accessible framework to compare and evaluate our governments’management ~or mis- management! of oil. Given the intensification of oil and gas developments across Canada, this appraisal is urgently needed. ANGELA V. CARTER Cornell University Parole d’historiens. Anthologie des réflexions sur l’histoire au Québec Éric Bédard et Julien Goyette ~dirs! Les Presses de l’Université de Montréal, 2006, 492 pages doi: 10.10170S0008423908080189 Cette anthologie de réflexions sur la pratique historienne au Québec est issue du désir de faire connaître les essais, les bilans et les réflexions théoriques sur l’historiographie au Québec depuis le dix-huitième siècle. Deux historiens québécois, Éric Bédard et Julien Goyette, en sont les tributaires. Par ce projet de publication de textes d’historiens de chez nous s’échelonnant sur près de trois siècles, les présentateurs de l’ouvrage voulaient aussi faire réfléchir sur la théorie et la pratique historique actuelle. Comme le souligne Bédard dans l’introduction de l’ouvrage, il s’agit de «nourrir @les# réflex- ions sur l’écriture de l’histoire au Québec et les finalités de la recherche» ~11!. En outre, bien que la discipline historique soit traditionnellement rattachée au domaine des Arts et Lettres, les historiens se sont toujours interrogés sur l’histoire en tant que discipline des sciences humaines et ils ont tenté de répondre aux grandes questions sur le sens et le rôle de l’histoire. L’histoire est-elle une science ou un grand récit ? L’historien doit-il être attentif aux enjeux présents ou tenter d’en faire abstraction ? L’historien est-il un chercheur en quête de vérité ou un critique des grands mythes de la nation ? Ces questions, et bien d’autres, se retrouvent dans les textes des historiens réunis dans cette anthologie. Dès le départ, Bédard et Goyette nous avertissent que le choix des textes est arbitraire, mais qu’il s’est imposé de lui-même. Le choix des deux historiens nous fait ~re! découvrir des classiques de l’historiographie québécoise et ouvre la voie au lecteur curieux d’en apprendre davantage grâce à une bonne bibliographie et à des notes biographiques des auteurs des textes choisis. La série de 48 textes est divisée en quatre parties plus ou moins chronologiques : Le temps des Anciens ~1744 à 1960!; Le moment de la modernisation ~1943–1992!; L’ère moderniste ~1981–1991! et Le paradigme de l’éclatement ~1973–2000!. Recensions / Reviews 217