Société de neurochirurgie de langue franc ¸ aise / Neurochirurgie 63 (2017) 31–52 51 nose urétérale). L’ODI moyen au dernier recul est de 24 et les EVA lombaires et radiculaires respectivement de 4 et 2,7/10. Le taux de fusion est de 100 % avec une mobilité prothétique moyenne de 5,2 . Conclusion Le montage hybride dans le traitement chirurgical des discopathies lombaires bi-étagées semble être une technique fiable. Les résultats cliniques et radiologiques sont proches de ceux retrouvés en cas de discopathie mono-étagée avec un faible taux de complications opératoires. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2016.11.055 054 Le rôle des modificateurs dans la prise en charge des fractures de la charnière thoracolombaire B. Costachescu , R. Sandu , C. Santini , B. Secara , S. Clatinici , C. Popescu Iasi, Roumanie Auteur correspondant. Adresse e-mail : costachescus@yahoo.com (B. Costachescu) Introduction L’évaluation et le traitement des fractures tho- racolombaires sont extrêmement controversés. Il n’existe pas aujourd’hui de consensus concernant la meilleure classification de ces fractures et le meilleur moyen de procéder (traitement chirur- gical ou conservateur). Les plus utilisées sont Thoracolumbar Injury Classification and Severity Score (TLICS) et AOSpine Thoracolumbar Classification System. Matériel et méthode Ces 2 classifications présentent plusieurs modificateurs/qualificateurs (modifiers, qualifiers) qui peuvent transformer une indication de traitement chirurgical en une indi- cation de traitement conservateur. Hormis cela, il y a d’autres modificateurs : la comminution du corps vertébral, la perte de hau- teur de ce même corps vertébral et la cyphose locale. Le but de cette étude est de montrer comment des cas discutables (sans défi- cit neurologique) classifiés comme A3 et A4 ou, TLICS 4 et moins, peuvent devenir chirurgicaux en utilisant les derniers modifica- teurs. Résultats La prise en charge des fractures type A3 et A4 sans déficit neurologique reste controversée. L’opération et le traite- ment conservateur représentent les deux options. Pour un score TLICS de 4, le chirurgien a la possibilité de choisir une option ou l’autre. Pour un TLICS inférieur à 4, le traitement conservateur est envisagé. Il y a des cases spécifiques du TLICS 2 dans lesquelles on a considéré que le traitement chirurgical est la meilleure solu- tion parce qu’il s’agissait soit d’une comminution très importante, soit d’une cyphose locale très marquée. Nous considérons que la situation du soutien antérieur du rachis a un rôle majeur dans l’évolution et la guérison des ces lésions traumatiques. La même philosophie est utilisée pour les fractures A3 et A4 sans déficit neurologique. Conclusion En général, l’évaluation et la prise en charge des fractures thoracolombaires peuvent être faites en utilisant TLICS ou AOSpine Thoracolumbar Classification System. Pour des cas spécifiques, on peut utiliser les modificateurs pour optimiser le choix du traitement. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2016.11.056 055 Efficacité à long terme de la radiofréquence guidée par CT-scan dans les ostéomes ostéoïdes spinaux J. Faddoul , Y. Faddoul , S. Kobaïter-Maarrawi , E. Samaha , J. Maarrawi Beyrouth, Liban Auteur correspondant. Adresse e-mail : joseph.maarrawi@usj.edu.lb (J. Maarrawi) Introduction L’excision chirurgicale a longtemps été considérée comme traitement de choix des ostéomes ostéoïdes (OO) spinaux réfractaires aux analgésiques. L’ablation par radiofréquence est une technique moins invasive avec une efficacité établie pour les OO périphériques. Notre objectif est d’évaluer la sécurité et l’efficacité à long terme de la radiofréquence dans les OO vertébraux. Patients et méthode Entre mars 2009 et juillet 2015, 9 patients consécutifs porteur d’un OO spinal à contact méningé (radiculaire ou médullaire) sont inclus et traités par radiofréquence (10 pro- cédures) guidée par CT-scan et seuil de réponse motrice (SRM, maximum 2,5 V). Un examen neurologique ainsi qu’une cotation de la douleur (échelle visuelle analogique [EVA]) sont recueillis à j-1, j1, à 1 mois, 6 mois et 1 an après la procédure. Un dernier contrôle (moyenne de suivi = 36,5 mois) est effectué à distance, avec en plus un pourcentage subjectif de satisfaction du patient et un contrôle radiologique par un CT-scan. L’EVA pré- et postopératoire a été comparée à j0, j1 et au dernier contrôle en utilisant le test de Wilcoxon. Résultats En postopératoire et au dernier contrôle, 100 % des patients avaient un examen neurologique normal avec une satis- faction à 100 %. On note une diminution nette de la douleur à j1, avec une différence statistiquement significative (moyenne = 2,56 ; p = 0,005). Un seul cas de rechute à 6 mois a été traité avec succès par une nouvelle radiofréquence. Une régression de la lésion radio- logique est notée chez tous les patients (50 % sclérose résiduelle). Conclusion La radiofréquence des OO spinaux est une méthode thérapeutique efficace, moins invasive que la chirurgie et peut être effectuée sans risque dans les lésions situées à proximité des struc- tures nerveuses grâce au SRM peropératoire. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2016.11.057 056 Méningiomes rachidiens : une série de 55 cas A. Romdhane , A. André , S. Clémenceau , M. Kalamarides , A. Carpentier , P. Cornu Paris, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : arthur.andre@neurochirurgie.fr (A. André) Introduction Les méningiomes rachidiens sont des tumeurs généralement bénignes et rares, à prédominance féminine. Ils représentent 10 % de l’ensemble des méningiomes et environ 30 % des tumeurs intracanalaires. Les principes du traitement reposent sur l’ablation la plus complète possible du méningiome et de sa base d’insertion durale. Patients et méthode Étude rétrospective monocentrique concer- nant les méningiomes rachidiens pris en charge dans le service de neurochirurgie de la Pitié-Salpétrière du 1 er janvier 2006 au 1 er janvier 2016. Les données démographiques comportant l’âge, le sexe, et les signes cliniques révélateurs du méningiome (syndrome rachidien, radiculalgie, signes de compression médullaire) ont été étudiés. Tous les patients ont bénéficié d’une IRM pré- et postopé- ratoire. Tous les patients de l’étude ont bénéficié d’un traitement chirurgical. Tous ont été opérés par une voie d’abord postérieure. Les données histologiques des pièces opératoires ont été étudiées.