19/02/14 14:59 Bryn Mawr Classical Review 2010.08.12 Page 1 of 4 http://bmcr.brynmawr.edu/2010/2010-08-12.html Bryn Mawr Classical Review 2010.08.12 Jesper Tae Jensen, George Hinge, Peter Schultz, Bronwen Wickkiser (ed.), Aspects of Ancient Greek Cult: Context, Ritual and Iconography. Aarhus Studies in Mediterranean Antiquity. Aarhus: Aarhus University Press, 2010. Pp. 243. ISBN 9788779342538. $48.00. Reviewed by Ellen Van Keer, Vrije Universiteit Brussel (evankeer@vub.ac.be) [La table des matières se trouve en fin de compte rendu.] Voici un nouveau titre dans la série des Aarhus Studies in Mediterranean Antiquities, qui est vouée à la recherche interdisciplinaire et liée aux activités du Centre for the Study of Antiquity, un réseau collaboratif entre différents départements de l'Université de Aarhus, au Danemark. Le présent volume est le fruit d’un colloque sur le culte grec, tenu les 9-10 janvier 2004 et organisé à l'initiative du département d'archéologie classique. Jesper Tae Jensen explique dans l'introduction que l'événement s'inscrivait dans son programme de doctorat et avait pour but d'établir une collaboration interdisciplinaire et internationale entre jeunes chercheurs dans le domaine. Cette rencontre donnait aussi l'occasion de discuter de leurs idées avec des experts établis et d'en développer les conclusions dans les articles recueillis ici. Or, le titre évasif de Aspects of Ancient Greek Cult correspond à l'intention de rassembler diverses nouvelles approches dans ce domaine de recherche en plein épanouissement. En correspondance, le sous-titre de Context -- Ritual -- Iconography s'écarte du cadre traditionnel qui privilégie l'étude des textes littéraires et élargit l'horizon de l'enquête dans une direction plus compréhensive. Le volume inclut non seulement des sources littéraires, épigraphiques, papyrologiques et matérielles de l'antiquité, dans le contexte conventionnel des études classiques, mais introduit aussi des méthodes et perspectives d'autres disciplines comme la statistique et la théologie. Lisbeth Bredholt Christensen ouvre le livre sur une discussion bienvenue du problème négligé de la définition du terme de "culte". L'étude des religions, qui se concentre sur la théorie et la recherche systématique, a consacré beaucoup d'attention à la définition ("étique") des catégories de "religion" et de "rituel". Mais la notion de "culte" n'est utilisée que dans la description ("émique") et renvoyée à la recherche descriptive, particulariste et localisée. Par contre, les archéologues et philologues classiques, qui se concentrent sur les aspects pratiques et historiques des phénomènes religieux, préfèrent le terme de "culte" dans une tentative d'échapper aux notions et problèmes de type théorique et théologique. C'est surtout en archéologie classique, satellite de la philologie, que l.'a. dégage cette tendance réductrice. Mais l'approche théologique impose des limitations aussi par son postulat qu'un culte présuppose une religion et des dieux, ce que nous ne pouvons vérifier que dans les textes (p. 22). Ceci exclut de parler de "culte" dans tout autre contexte (ex. le culte des morts) et remet en cause la position de l'archéologie pour étudier la "religion" en générale. Ces cloisonnements sont fondamentaux et réels. En effet, en dépit de ce