198
Le dinitrate d’isosorbide en bolus est-il be´ne´fique
chez les patients de plus de 75 ans admis pour
œde`mepulmonairecardioge´nique?
Y. Freund, S. Delerme, S. Castro, A. Arhan, V. Montout, R. Renault,
B. Riou, P. Ray
*
Service d’accueil des urgences, CHU de la Pitie´-Salpe ˆtrie `re, Paris,
France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : patrick.ray@psl.aphp.fr
Motscle´s: Insuffisance cardiaque aigue ¨; ¨de `me pulmonaire
cardioge ´nique ; Sujets a ˆge ´s
Introduction.— L’insuffisance cardiaque aigue ¨ (ICA), dont l’œde `me
pulmonaire cardioge ´nique (OAPc) est la principale manifestation
clinique, est la cause la plus fre ´quente des de ´tresses respiratoires
du sujet a ˆge ´. La physiopathologie de l’ICA du sujet aˆge ´ associe
souvent une normovole ´mie, une hypertension arte ´rielle comme
facteur de ´clenchant et une fonction systolique du ventricule
gauche conserve ´e. L’inte ´re ˆt du dinitrate d’isosorbide (Risordan
1
)
ae ´te ´ de ´montre ´ en bolus intraveineux direct, mais celui-ci reste
encore peu utilise ´. Nous avons compare ´ le devenir des patients
75 ans admis aux urgences pour OAPc avec et sans bolus de
Risordan
1
.
Patients et me ´thodes.—E
´
tude re ´trospective monocentrique dans un
SAU de janvier 2007 a ` de ´cembre 2007 avec inclusion de tous les
patients 75 ans admis aux urgences pour OAPc (confirme ´ par le
compte rendu d’hospitalisation). Pour tous les patients, nous avons
recueilli, a ` partir du dossier informatise ´, les signes cliniques, radio-
graphiques, biologiques, l’orientation, la dure ´e de se ´jour et la
mortalite ´ hospitalie `re.
Re ´sultats.— Deux cent quinze patients ont e ´te ´ inclus, dont 40 (19 %)
avaient be ´ne ´ficie ´ de bolus de Risordan
1
(B+), 175 sans bolus (B). Il
n’y avait pas d’autres diffe ´rences de traitement (oxyge `ne,
diure ´tiques...). L’a ˆge moyen e ´tait identique entre les 2 groupes :
76 ans vs. 77 ans. A
`
l’admission, les patients B+ semblaient avoir un
OAPc plus grave. La fre ´quence cardiaque (94 vs. 87, p < 0,04), la
pression arte ´rielle systolique (PAS) (161 vs. 135, p < 0,01), la fre ´-
quence respiratoire (31/min vs. 26/min, p < 0,01), la SpO
2
(93 % vs.
95 %, p < 0,01), le pourcentage d’e ´le´vation de la troponine (28 % vs.
14 %, p = 0,05) et le pourcentage d’admission en re ´animation (40 %
vs. 17 %) e ´taient diffe ´rents entre le groupe B+ et le groupe B.
Pourtant, la mortalite ´ hospitalie `re e ´tait diminue ´e dans le groupe
B+:3%(n = 1/40) vs. 11 % (n = 19/175) (p = 0,13) ; la dure ´e
d’hospitalisation e ´tait identique (10 j vs. 9 j). Il n’y avait pas plus
d’hypotension arte ´rielle dans le groupe B+ (28 % de patients ayant
une PAS minimale < 100 mmHg dans le groupe B+ vs. 33 % dans le
groupe B).
Discussion et limites.— E
´
tude monocentrique re ´trospective et obser-
vationnelle, pas de diffe ´rence significative de la mortalite ´.
Conclusion.— Alors que les patients semblent plus graves a ` l’arrive ´e,
le Risordan
1
en bolus semble ame ´liorer la mortalite ´ des OAPc des
patients 75 ans sans augmenter le risque d’hypotension.
doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.087
199
Pre´valence des pathologies cardiovasculaires en
me ´decine d’urgence dans le re´seau Rescue :
donne´eslie´esausexe,a ` l’a ˆge et au type de prise en
charge
B. Cheval
a
, J.-F. Rodriguez
b
, N. Eydoux
c
, T. Perret
a,b,c
,
E. Roussel
a,b,c
, C. El Khoury
c,
*
a
Smur, service d’urgences, ho ˆpitaux Dro ˆme-Nord, Romans-sur-Ise`re,
France
b
Urgences, ho ˆpital de Bourgoin-Jaillieu, France
c
Association Rescue, cellule de coordination et de recherche
clinique, ho ˆpital Lucien-Hussel, Vienne, France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : c.elkhoury@ch-vienne.fr
Motscle´s: Re ´seau ; Me ´decine d’urgence ; Cardiovasculaire
Introduction.— La pre ´valence et la re ´partition des pathologies car-
diovasculaires dans l’activite ´ quotidienne de la me ´decine d’urgence
(SAU et Smur) sont tre `s mal connues en France. Le re ´seau cardiologie
urgence (Rescue) a e ´value ´ l’influence du sexe, de l’a ˆge et du mode de
prise en charge (PEC), Smur ou SAU, sur le type de pathologie
cardiovasculaire.
Me ´thodologie.— Le re ´seau a mene ´ une enque ˆte prospective (Rescue
2) sur 5 semaines, de ´but 2007, aupre `s des 18 Smur et 29 SAU de la
zone sanitaire. Nous avons recueilli des indicateurs de ´mographiques,
horaires et diagnostiques. Deux mille soixante-deux patients ont e ´te ´
inclus.
Re´sultats.— Cinquante-sept pour cent des patients e ´taient des hom-
mes. Trente-sept pour cent d’entre-eux avaient plus de 75 ans contre
59 % de femmes. L’aˆge moyen des hommes e ´tait de 66 16 ans
contre 73 18 ans chez les femmes. Mille cinq cent sept PEC ont e ´te ´
re ´alise ´es par un SAU (75 %) et 490 par un Smur (25 %). Le sex-ratio
e ´tait de 2 dans le groupe des syndromes coronaires aigus (SCA) et les
urgences chirurgicales, il e ´tait de 1 pour les autres pathologies
e ´tudie ´es. Les femmes e ´taient en moyenne a ˆge ´es de 5 a` 10ans de
plus au moment du diagnostic (sauf pour les maladies thrombo-
emboliques). Les SCA e ´taient la pathologie cardiovasculaire la plus
fre ´quente chez les hommes, tandis que les femmes consultaient
surtout pour insuffisance cardiaque (IC).
Conclusion.— Les femmes sont moins expose ´es aux maladies coro-
nariennes et athe ´romateuses. Comme sugge ´re ´ dans la litte ´rature,
leur protection hormonale pourrait e ˆtre une explication a ` cela. Ces
re ´sultats permettraient d’anticiper les filie `res d’aval, cibler les
campagnes d’information sur l’IC aupre `s des femmes et renforcer
les messages de pre ´vention vis-a`-vis du SCA aupre `s des hommes.
doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.088
200
Fibrillation auriculaire aux urgences du centre
hospitalier de Salon-de-Provence : e´valuation de la
prise en charge
Z. Mokrani
*
, M. Pellen, N. Illi, F. Peyras, K. Morin
Accueil des urgences, centre hospitalier de Salon-de-Provence,
France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : zaire.mokrani@ch-salon.fr
Motscle´s: Fibrillation auriculaire ; Urgences ; Anticoagulation
Introduction.— La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du
rythme le plus fre ´quemment observe ´ aux urgences. Sa pre ´valence
serait de 1,1 %, dont 37 % de ´couverts aux urgences avec une
incidence estime ´e entre 2 et 4 % apre `s 65 ans. Le pronostic, domine ´
par le risque d’accident embolique, fait de la FA un enjeu majeur de
sante ´ publique. Afin de de ´finir une strate ´gie the ´rapeutique, une
classification clinique de la fibrillation auriculaire a e ´te ´ propose ´e
par l’ACC/AHA/ESC. Elle isole les FA inaugurales, re ´cidivantes et
permanentes. Le but de ce travail est d’analyser la prise en charge
des patients ainsi que les the ´rapeutiques utilise ´s aux urgences du
centre hospitalier de Salon-de-Provence.
Mate´riel et me ´thode.— E
´
tude descriptive et re ´trospective sur
85 patients admis aux urgences du centre hospitalier de Salon-de-
Provence pour FA entre le 1
er
janvier 2006 et le 30 septembre 2007.
Re´sultats.— La population e ´tudie ´e comportait 35 hommes (40,4 %) et
50 femmes (59,6 %), avec un a ˆge moyen de 74 ans. On retrouve 36,5 %
A96 Re ´sume ´s
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