Communications Orales / Néphrologie & Thérapeutique 15 (2019) 261–289 273 CO-E05 Registre sénégalais des biopsies rénales : analyse descriptive de 1559 néphropathies biopsiées sur une période de 7 ans A. Lemrabott 1,∗ , M. Faye 1 , M.M. Cissé 2 , K. Fall 1 , S.M. Seck 3 , Y. Kane 4 , E.H.F. Ka 1 , A. Niang 5 , B. Diouf 1 1 Service de néphrologie, CHU Aristide Le Dantec, Dakar, Sénégal 2 Service de néphrologie, hôpital régional de Thiès, Thiès, Sénégal 3 UFR Santé, université Gaston-Berger, Saint-Louis, Sénégal 4 UFR Santé, université Assane-Seck, Ziguinchor, Sénégal 5 Service de néphrologie, hôpital Dalal-Jamm, Dakar, Sénégal ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : ahmedtall35@hotmail.com (A. Lemrabott) Introduction La ponction-biopsie rénale (PBR) est réalisée dans peu de pays d’Afrique subsaharienne. Cependant dans notre pays, elle est pratiquée depuis très longtemps avec une lecture anato- mopathologique faite sur place depuis 2009. Le but de cette étude était de déterminer les indications de la PBR, et de décrire les aspects anatomopathologiques et étiologiques des néphropathies biopsiées dans un pays d’Afrique subsaharienne. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive réalisée dans un service de néphrologie d’un CHU d’Afrique Subsaharienne, sur une période de 7 ans (1 er janvier 2010 au 31 décembre 2016). Étaient inclus les patients ayant bénéficié d’une PBR durant la période d’étude. Cette PBR devait être corticale et contenir au moins 10 glomérules. Toutes les PBR étaient écho-guidées. Résultats obtenus ou attendus Un total de 1559 PBR ont été réa- lisées dont 1154 interprétables. L’âge moyen des patients était de 33,8 ± 16,6 ans. Il y avait 834 hommes pour 725 femmes, soit un sex-ratio de 1,15. Le syndrome néphrotique était la principale indi- cation dans 78,3 % des cas. Les lésions glomérulaires représentaient 79,46 % des cas, les lésions tubulo-interstitielles 5,28 % des cas, les lésions vasculaires 9,61 % des cas, et les lésions inclassées 4,15 %. Parmi les lésions glomérulaires, la hyalinose segmentaire et focal (HSF) représentait 27,48 % % des cas, la glomérulonéphrite extra- membraneuse (GEM) 10,68 % des cas, la lésion glomérulaire minime (LGM) 29,00 % des cas, la glomérulonéphrite membranoproliféra- tive (GNMP) 1,85 % des cas, la glomérulonéphrite extracapillaire (GNEC) 4,79 % des cas, la glomérulonéphrite endocapillaire 3,05 % des cas, la néphropathie à IgA 2,18 % des cas et La néphropathie lupique représentait 13,74 %. Conclusion La PBR joue un rôle central dans l’approche nosolo- gique, diagnostique et thérapeutique en néphrologie. Dans notre contexte, les lésions glomérulaires sont dominées par la LGM et la HSF. Cette dernière est en partie due à une prédisposition génétique liée à un polymorphisme et à l’existence de deux variants (G1–G2) du gène codant pour APOL1. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2019.07.029 CO-E06 Prévalence des symptômes dans la maladie rénale chronique et association avec la qualité de vie E. Speyer 1,∗ , A. Chrifi Alaoui 1 , K. Legrand 2,3 , L. Frimat 3,4 , C. Ayav 5 , B. Stengel 1 1 CESP Centre de Recherches en Epidémiologie et Santé des Populations, Univ Paris-Saclay, Univ Paris Sud, UVSQ, Inserm UMRS 1018, Villejuif, France 2 CHRU-Nancy, Inserm, Université de Lorraine, CIC-1433, Epidémiologie Clinique, 54000 Nancy, France 3 Université de Lorraine, EA 4360 APEMAC, Nancy, France 4 Service de Néphrologie, CHRU de Nancy, 54000, Vandœuvre-lès-Nancy, France 5 CHRU-Nancy, Inserm, Université de Lorraine, CIC-1433, Épidémiologie Clinique, Nancy, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : elodie.speyer@inserm.fr (E. Speyer) Introduction L’évaluation des symptômes est rarement étudiée avant le stade terminal de la maladie rénale chronique (MRC). L’objectif était d’étudier la prévalence des symptômes selon la sévé- rité de la MRC et leur association avec la qualité de vie (QV) chez des patients avec une MRC modérée ou avancée. Méthodes Cohorte prospective de 3033 patients ayant un DFG < 60 mL/min/1,73 m 2 suivis dans 40 consultations de néphro- logie représentatives nationalement. À partir d’interviews et d’auto-questionnaires complétés par les patients à l’entrée dans l’étude, 17 symptômes et les scores des composantes physique et mentale de QV (KDQoL SF-36) ont pu être calculés. Les associa- tions entre symptômes et sévérité de la MRC ou entre nombre de symptômes (≤ 1 ; 2–3 ; > 3 symptômes) et composantes résumées physique et mentale de QV ont été modélisées par analyses de régression logistique ou linéaire respectivement. Toutes les ana- lyses ont été ajustées sur différentes caractéristiques individuelles. Résultats obtenus ou attendus Parmi les patients inclus (65 % d’hommes, âge moyen 67 ± 13 ans), 18 %, 37 %, 41 % et 4 % étaient respectivement aux stades G3a, G3b, G4 et G5 de la MRC. Les symptômes les plus fréquents étaient troubles du sommeil (77 %), manque d’appétit (49 %), douleurs musculaires (26 %), perte de poids (26 %), perte d’autonomie/douleurs de poitrine (24 %) et fatigue (22 %). Plus la MRC était avancée, plus la prévalence des symptômes était importante. Différence statistiquement signifi- cative uniquement pour les crampes et la fatigue. Les patients présentant 2–3 et > 3 symptômes présentaient une baisse de QV physique de 3,9 points (IC 95 % [3,1 ; 4,8]) et 11,7 points [10,7 ; 12,5] respectivement, comparés aux patients ayant ≤ 1 symptôme. La QV mentale était également abaissée, mais moins marquée. Conclusion Une attention particulière devrait être portée à des symptômes non spécifiques, tels que crampes et fatigue. Ils pour- raient être pris comme indicateurs de la sévérité de la MRC et d’une diminution de QV chez ces patients. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2019.07.030 CO-E07 Impact de l’évolution du volume extracellulaire sur le risque de mortalité et le risque de progression vers l’insuffisance rénale chronique terminale A.-L. Faucon 1,∗ , E. Vidal-Petiot 2 , M. Metzger 1 , P. Houillier 3 , J.P. Haymann 4 , F. Vrtovsnik 5 , J.J. Boffa 6 , E. Thervet 7 , K. Leffondré 8 , G. Geri 1 1 Inserm U1018, épidemiologie rénale et cardiovasculaire, Villejuif, France 2 Service de physiologie rénale, hôpital Bichat, Paris, France 3 Service de physiologie rénale, hôpital Européen Georges-Pompidou, Paris, France 4 Service de physiologie rénale, Hôpital Tenon, Paris, France 5 Service de néphrologie, hôpital Bichat, Paris, France 6 Service de néphrologie, hôpital Tenon, Paris, France 7 Service de néphrologie, hôpital Européen Georges-Pompidou, Paris, France 8 Institut de santé publique, d’épidemiologie et de développement (ISPED), Bordeaux, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : anne-laure.faucon@aphp.fr (A.-L. Faucon) Introduction Aucune étude n’a évalué l’impact de l’évolution du volume extracellulaire (VEC) sur la survenue d’une insuffisance