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de l’implantation cochléaire, il y a un besoin pour une technique
d’imagerie détaillée comme support dans l’évaluation de la position
de l’électrode dans l’oreille interne, pour contrôler la profondeur
d’insertion, la position dans la rampe cochléaire et les potentiels
mouvements longitudinaux.
Matériel et méthodes.— Récemment, la technique du cone beam
CT (CBCT) a été explorée dans le domaine de l’ORL avec le poten-
tiel de pallier les problèmes liés à la formation d’artefacts associée
avec les techniques conventionnelles de CT. Le niveau de détail
des structures intra cochléaires obtenues avec les images du CBCT
n’est pas suffisant pour une visualisation précise de chaque rampe
cochléaire. Des images enregistrées en phase préopératoire avec
l’IRM comportant les canaux cochléaires clairement visibles peuvent
être combinées avec les enregistrements du CBCT avec l’électrode
in situ pour augmenter la précision de la détermination de la posi-
tion de l’électrode dans la rampe cochléaire. L’électrode HiFocus
TM
Mid-Scala a été développée pour couvrir un tour et un quart de la
cochlée et pour être moins susceptible aux variations individuelles
des dimensions de la cochlée et des techniques d’insertion grâce à
son design pré-courbé. Un aspect mécanique additionnel à ce design
pré-courbé est le fait de pouvoir éviter toutes forces contre le mur
latéral de la cochlée et ainsi d’être moins sujet aux dislocations
de l’électrode pendant l’insertion. Dans notre étude prospective,
l’objectif est d’évaluer la position de l’électrode HiFocus Mid-
Scala dans la rampe cochléaire chez un groupe de 14 nouveaux
patients implantés cochléaires avec l’implant Advantage d’Adanced
Bionics.
Résultats.— Les résultats préliminaires seront présentés.
Conclusion.— Cette étude est en cours et permettra d’évaluer la
position de l’électrode HiFocus Mid-Scala dans la rampe cochléaire
chez les patients recevant un implant cochléaire à l’aide de la
combinaison de deux techniques d’imagerie : le CBCT et l’IRM.
http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.424
P072
Étude de la diplacousie chez le
malentendant
D. Colin
a,*
, S. Gallego
b
, A. Girod
c
, H. Thai-van
b
,
E. Truy
b
a
CRNL, Lyon, France
b
Hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France
c
Laboratoire de correction auditive, audition conseil, Lyon,
France
*
Auteur correspondant.
But de la présentation.— La diplacousie est un trouble auditif carac-
térisé par une perception différente de la hauteur tonale sur les
deux oreilles pour un même stimulus. Peu recherché en pratique,
la diplacousie est considérée comme un phénomène rare. À l’heure
actuelle, il n’existe pas de test standardisé permettant mesurer ce
décalage de perception entre les deux oreilles. Pourtant, il semble
intéressant de pouvoir quantifier la présence ou non de diplacousie
afin de mieux prendre en charge le malentendant.
Patients et méthodes.— Cette étude comporte 12 sujets normo-
entendants et 34 sujets malentendants présentant une surdité de
perception. Afin de mesurer la diplacousie, nous avons choisi une
méthode de comparaison de fréquences avec l’élaboration de
courbes psychométriques. Cette méthode de test a été approu-
vée par les patients qui sont moins en difficulté pour répondre,
par rapport à des tâches d’appariements. Ce test est basé sur une
procédure à choix forcés lors de laquelle le sujet doit nous indiquer
le son qui est le plus aigu. Nous avons effectué ce test à 500 Hz et
à la fréquence de coupure de leur perte auditive.
Résultats.— Sur les 12 sujets normo-entendants testés, aucun cas
de diplacousie n’a été observé à 500 Hz, 1 kHz, 2 kHz, 4 kHz. Sur les
34 patients testés, 26 présentent un décalage fréquentiel supérieur
au quart de ton à la fréquence de coupure de leur perte auditive
alors qu’aucune diplacousie n’est observée à 500 Hz. Six sujets mal-
entendants présentent une diplacousie supérieure à 1/4 d’octave et
quatre de ces patients présentent une surdité très asymétrique. Une
analyse Anova a montré que l’importance de la diplacousie était
corrélée avec la différence de perte tonale moyenne entre les deux
oreilles (R
2
= 0,3).
Conclusion.— Ces résultats indiquent que la diplacousie n’est pas
un phénomène rare chez les malentendants. Soixante-seize pour
cent d’entre eux présentent un décalage supérieur au quart de ton
et 18 % d’entre eux présentent une diplacousie supérieure au quart
d’octave. Une telle différence est facilement identifiable par un
normo-entendant. Nous pensons que ce phénomène de diplacou-
sie pourrait expliquer les difficultés d’acceptation de l’appareillage
chez certains patients : mauvaise qualité perc ¸ue de la musique,
moins bon traitement binaural de l’information dans un milieu
bruité. Il paraît pertinent de prendre en compte cette diplacousie
pour éventuellement essayer de la compenser ou de la minimiser
avec les nouvelles technologies d’appareillage auditif.
http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.425
P073
Étude de la fonction de tonie chez le
malentendant
D. Colin
a,*
, S. Gallego
b
, M. Roux
c
,
K. Perreaut
a,b,c,d
, H. Thai-van
b
, E. Truy
b
a
CRNL, Lyon, France
b
Hospices civils de Lyon, hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France
c
Laboratoire de correction auditive, audition conseil, Lyon,
France
d
Polytech Lyon, Lyon, France
*
Auteur correspondant.
But de la présentation.— Les malentendants sont souvent gênés
par les sons aigus. Lors d’un appareillage auditif, l’environnement
sonore qui leur est restitué, est souvent perc ¸u dans un pre-
mier temps comme trop aigu. Dans cette étude, nous avons
voulu établir la fonction de tonie des sujets malentendants afin
d’objectiver certaines différences qui pouvaient exister avec des
normo-entendants. Par ailleurs, nous souhaitions étudier des phé-
nomènes d’acclimatation à la restitution des fréquences aiguës.
Patients et méthodes.— Notre étude comporte 15 sujets normo-
entendants et 40 malentendants présentant une surdité de
perception, prédominante sur les aigus, de type presbyacousie.
Parmi ces derniers, 22 sujets sont appareillés depuis plus d’un an
et 18 ont été suivi de fac ¸on longitudinale lors de leur premier appa-
reillage. Afin d’établir la fonction de tonie des sujets testés, nous
présentons de fac ¸on aléatoire des sons purs de fréquences comprises
entre 250 Hz et 8 kHz par pas de 1/4 octave. Pour chaque stimulus, le
patient évalue la tonie à l’aide d’une échelle de mesure catégorielle
à sept niveaux (de très grave à très aigu).
Résultats.— Les résultats montrent que les malentendants ont une
perception significativement plus aiguë des stimuli que les normo-
entendants (p < 0,01). Par ailleurs, après un mois d’appareillage la
fonction de tonie des malentendants se rapproche des valeurs des
normo-entendants. Les changements de perception avant et après
appareillage sont significativement différents (p < 0,01) en particu-
lier sur les sons les plus aigus.
Conclusion.— Cette étude montre que les sons aigus, lorsqu’ils sont
perc ¸us, paraissent plus aigus pour les malentendants que pour les
normo-entendants. Les patients appareillés sont souvent gênés par
les aigus qui leur sont restitués par les aides auditives. Ces résultats
permettent d’objectiver le ressenti des patients et ainsi de mieux
les accompagner dans leur réhabilitation auditive. De plus, le retour
vers des valeurs normatives de leur fonction de tonie dès le premier
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