A134 Posters de l’implantation cochléaire, il y a un besoin pour une technique d’imagerie détaillée comme support dans l’évaluation de la position de l’électrode dans l’oreille interne, pour contrôler la profondeur d’insertion, la position dans la rampe cochléaire et les potentiels mouvements longitudinaux. Matériel et méthodes.— Récemment, la technique du cone beam CT (CBCT) a été explorée dans le domaine de l’ORL avec le poten- tiel de pallier les problèmes liés à la formation d’artefacts associée avec les techniques conventionnelles de CT. Le niveau de détail des structures intra cochléaires obtenues avec les images du CBCT n’est pas suffisant pour une visualisation précise de chaque rampe cochléaire. Des images enregistrées en phase préopératoire avec l’IRM comportant les canaux cochléaires clairement visibles peuvent être combinées avec les enregistrements du CBCT avec l’électrode in situ pour augmenter la précision de la détermination de la posi- tion de l’électrode dans la rampe cochléaire. L’électrode HiFocus TM Mid-Scala a été développée pour couvrir un tour et un quart de la cochlée et pour être moins susceptible aux variations individuelles des dimensions de la cochlée et des techniques d’insertion grâce à son design pré-courbé. Un aspect mécanique additionnel à ce design pré-courbé est le fait de pouvoir éviter toutes forces contre le mur latéral de la cochlée et ainsi d’être moins sujet aux dislocations de l’électrode pendant l’insertion. Dans notre étude prospective, l’objectif est d’évaluer la position de l’électrode HiFocus Mid- Scala dans la rampe cochléaire chez un groupe de 14 nouveaux patients implantés cochléaires avec l’implant Advantage d’Adanced Bionics. Résultats.— Les résultats préliminaires seront présentés. Conclusion.— Cette étude est en cours et permettra d’évaluer la position de l’électrode HiFocus Mid-Scala dans la rampe cochléaire chez les patients recevant un implant cochléaire à l’aide de la combinaison de deux techniques d’imagerie : le CBCT et l’IRM. http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.424 P072 Étude de la diplacousie chez le malentendant D. Colin a,* , S. Gallego b , A. Girod c , H. Thai-van b , E. Truy b a CRNL, Lyon, France b Hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France c Laboratoire de correction auditive, audition conseil, Lyon, France * Auteur correspondant. But de la présentation.— La diplacousie est un trouble auditif carac- térisé par une perception différente de la hauteur tonale sur les deux oreilles pour un même stimulus. Peu recherché en pratique, la diplacousie est considérée comme un phénomène rare. À l’heure actuelle, il n’existe pas de test standardisé permettant mesurer ce décalage de perception entre les deux oreilles. Pourtant, il semble intéressant de pouvoir quantifier la présence ou non de diplacousie afin de mieux prendre en charge le malentendant. Patients et méthodes.— Cette étude comporte 12 sujets normo- entendants et 34 sujets malentendants présentant une surdité de perception. Afin de mesurer la diplacousie, nous avons choisi une méthode de comparaison de fréquences avec l’élaboration de courbes psychométriques. Cette méthode de test a été approu- vée par les patients qui sont moins en difficulté pour répondre, par rapport à des tâches d’appariements. Ce test est basé sur une procédure à choix forcés lors de laquelle le sujet doit nous indiquer le son qui est le plus aigu. Nous avons effectué ce test à 500 Hz et à la fréquence de coupure de leur perte auditive. Résultats.— Sur les 12 sujets normo-entendants testés, aucun cas de diplacousie n’a été observé à 500 Hz, 1 kHz, 2 kHz, 4 kHz. Sur les 34 patients testés, 26 présentent un décalage fréquentiel supérieur au quart de ton à la fréquence de coupure de leur perte auditive alors qu’aucune diplacousie n’est observée à 500 Hz. Six sujets mal- entendants présentent une diplacousie supérieure à 1/4 d’octave et quatre de ces patients présentent une surdité très asymétrique. Une analyse Anova a montré que l’importance de la diplacousie était corrélée avec la différence de perte tonale moyenne entre les deux oreilles (R 2 = 0,3). Conclusion.— Ces résultats indiquent que la diplacousie n’est pas un phénomène rare chez les malentendants. Soixante-seize pour cent d’entre eux présentent un décalage supérieur au quart de ton et 18 % d’entre eux présentent une diplacousie supérieure au quart d’octave. Une telle différence est facilement identifiable par un normo-entendant. Nous pensons que ce phénomène de diplacou- sie pourrait expliquer les difficultés d’acceptation de l’appareillage chez certains patients : mauvaise qualité perc ¸ue de la musique, moins bon traitement binaural de l’information dans un milieu bruité. Il paraît pertinent de prendre en compte cette diplacousie pour éventuellement essayer de la compenser ou de la minimiser avec les nouvelles technologies d’appareillage auditif. http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.425 P073 Étude de la fonction de tonie chez le malentendant D. Colin a,* , S. Gallego b , M. Roux c , K. Perreaut a,b,c,d , H. Thai-van b , E. Truy b a CRNL, Lyon, France b Hospices civils de Lyon, hôpital Édouard-Herriot, Lyon, France c Laboratoire de correction auditive, audition conseil, Lyon, France d Polytech Lyon, Lyon, France * Auteur correspondant. But de la présentation.— Les malentendants sont souvent gênés par les sons aigus. Lors d’un appareillage auditif, l’environnement sonore qui leur est restitué, est souvent perc ¸u dans un pre- mier temps comme trop aigu. Dans cette étude, nous avons voulu établir la fonction de tonie des sujets malentendants afin d’objectiver certaines différences qui pouvaient exister avec des normo-entendants. Par ailleurs, nous souhaitions étudier des phé- nomènes d’acclimatation à la restitution des fréquences aiguës. Patients et méthodes.— Notre étude comporte 15 sujets normo- entendants et 40 malentendants présentant une surdité de perception, prédominante sur les aigus, de type presbyacousie. Parmi ces derniers, 22 sujets sont appareillés depuis plus d’un an et 18 ont été suivi de fac ¸on longitudinale lors de leur premier appa- reillage. Afin d’établir la fonction de tonie des sujets testés, nous présentons de fac ¸on aléatoire des sons purs de fréquences comprises entre 250 Hz et 8 kHz par pas de 1/4 octave. Pour chaque stimulus, le patient évalue la tonie à l’aide d’une échelle de mesure catégorielle à sept niveaux (de très grave à très aigu). Résultats.— Les résultats montrent que les malentendants ont une perception significativement plus aiguë des stimuli que les normo- entendants (p < 0,01). Par ailleurs, après un mois d’appareillage la fonction de tonie des malentendants se rapproche des valeurs des normo-entendants. Les changements de perception avant et après appareillage sont significativement différents (p < 0,01) en particu- lier sur les sons les plus aigus. Conclusion.— Cette étude montre que les sons aigus, lorsqu’ils sont perc ¸us, paraissent plus aigus pour les malentendants que pour les normo-entendants. Les patients appareillés sont souvent gênés par les aigus qui leur sont restitués par les aides auditives. Ces résultats permettent d’objectiver le ressenti des patients et ainsi de mieux les accompagner dans leur réhabilitation auditive. De plus, le retour vers des valeurs normatives de leur fonction de tonie dès le premier © 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 15/12/2021 Il est interdit et illégal de diffuser ce document.