Conclusion.– Malgré des capacités d’effort maximales et des paramètres
hémodynamiques cardiaques comparables à l’effort, les sujets coronariens
présentaient une diminution dans certains domaines cognitifs avec des
variabilités de l’oxygénation cérébrale à l’effort, en particulier selon leur
âge et leur tolérance à l’effort.
http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2012.07.783
CO46-003-f
Adaptations a ` l’effort des patients atteints de maladie
neuromusculaire d’origine ge ´ne ´tique lentement
progressive
A. Rapin, A. Etosse ´
*
, J. Nicomette, L. Tambosco, L. Percebois-Macadre ´,
F. Boyer
Service du Professeur-Francois-Boyer, CHU de Reims, 48, rue de Sebastopol,
51092 Reims, France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : arapin@chu-reims.fr.
Mots cle ´s : E
´
preuve d’effort ; Maladie neuromusculaire ; Tole ´rance a ` l’effort
Introduction.– Un programme de réentraînement à l’effort pour des patients
atteints de maladie neuromusculaire (MNM) n’est pas contre-indiqué et pourrait
entretenir les capacités restantes, cependant ces effets ne sont pas clairement
identifiés [1]. La prescription adaptée et individualisée d’un programme
d’exercice se base sur une analyse fine de l’adaptation à l’effort du patient. La
littérature ne nous donne pas d’information sur cette adaptation chez des
personnes atteintes de MNM.
Objectif .– Décrire et déterminer les facteurs limitant à l’effort de patients
MNM.
Mate ´riel et me ´thode.– Étude descriptive des épreuves d’efforts avec analyse des
gaz entre mai 2008 et juillet 2011 réalisée au CHU de Reims, soit 44 épreuves
d’effort réparties en trois groupes : neuropathies génétiques-CMT (n = 18),
dystrophies musculaires (n = 17) et myopathies métaboliques (n = 9). Les
critères de limitation à l’effort sont retenus en accord avec la littérature [2,3].
Analyse statistique sur le logiciel SPPS.
Re ´sultats.– Le facteur limitant principal est périphérique avec un arrêt motivé
par la symptomatologie musculaire dans 63,6 % des cas et un déconditionne-
ment d’origine périphérique (survenue précoce du premier seuil ventilatoire).
Cependant une limitation d’origine ventilatoire, avec un défaut de recrutement des
volumes pulmonaire dans 61,4 % des cas, mais aussi d’origine cardiaque, avec une
montée insuffisante du pouls d’O
2
dans 54,5 % des cas, apparaît à l’effort, et ce en
l’absence d’anomalie des examens pulmonaires ou cardiologiques au repos.
Discussion.– L’étude de l’adaptation à l’exercice des patients atteints de
maladie neuromusculaire d’origine génétique permet de définir les facteurs
limitants, qui apparaissent multiples, sur lesquels un travail de réentraînement
individualisé à l’effort pourrait avoir un impact positif. Elle permet également
de chiffrer la tolérance aux efforts non renseignée par les explorations
fonctionnelles de repos.
Références
[1] Van der Kooi EL, Lindeman E, Riphagen I. Strength training and aerobic
exercise training for muscle disease. Cochrane Database Syst Rev
2010;1:CD003907.
[2] Ross RM. ATS/ACCP statement on cardiopulmonary exercise testing. Am
J Respir Crit Care Med 2003;167(2):211–77.
[3] Cohen-Solal A, Carre ´ F. Guide pratique des e ´preuves d’effort cardior-
espiratoires. Elsevier Masson; 2009. p. 49.
http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2012.07.784
CO46-004-f
Effets d’un programme d’entra
^
inement de 4 mois
associant de l’entra
^
inement intermittent a ` haute intensite ´
et de l’entra
^
inement en re ´sistance sur les fonctions
cognitives, l’oxyge ´nation ce ´re ´brale et la tole ´rance a ` l’effort
chez des sujets en surpoids
J. Drigny
a,
*
, M. Gayda
a,b
, P. Sosner
c,d,e
, J.-F. Payette
f
, A. Nigam
a,b
,
M. Juneau
a,b
, V. Gremeaux
a,g,h,i
a
Centre de me ´decine pre ´ventive et d’activite ´ physique de l’Institut
de cardiologie de Montre ´al, 5055, rue St Zotique, H1T 1N6 Montre ´al, Canada
b
Research Center, Montreal Heart Institute and ‘‘Universite ´ de Montre ´al’’,
Montre ´al, Que ´bec, Canada
c
Cardiologie, CHU de Poitiers, Poitiers, France
d
Laboratoire MOVE EA 3813, faculte ´ des sciences du sport, universite ´
de Poitiers, Poitiers, France
e
Inserm CIC-P802, CHU de Poitiers, Poitiers, France
f
De ´partement de psychologie, universite ´ du Que ´bec a ` Montre ´al, Montre ´al,
Que ´bec, Canada
g
Po ˆle re ´e ´ducation-re ´adaptation, CHU de Dijon, Dijon, France
h
Inserm - U1093 « Cognition, action et plasticite ´ sensorimotrice »,
Dijon, France
i
Inserm CIC-P803, Plateform, France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : j.drigny@gmail.com.
Mots cle ´s : Surpoids ; Exercice ; Entraı ˆnement par intervalles ; Cognition ;
Oxyge ´nation ce ´re ´brale
Objectifs.– L’effet bénéfique de la pratique régulière d’une activité physique sur
le vieillissement cognitif a été observé dans plusieurs études interventionnelles,
d’autant plus pour des modalités d’exercice combinées. Le but de notre étude a
été d’étudier les effets d’un programme d’entraînement combiné sur la
performance cognitive, l’oxygénation cérébrale à l’effort, les paramètres
anthropométriques et les capacités d’effort dans une population d’adultes en
surpoids.
Me ´thodes.– Six adultes (4 hommes) (49,4 Æ 8,7 ans ; IMC : 29,4 Æ 1,4 kg/m
2
)
ont participé à un programme d’entraînement de 4 mois avec, chaque semaine,
2 entraînements intermittents à haute intensité (EIHI) sur ergocycle, 2
entraînements en résistance et 1 session facultative à intensité modérée. La
mesure de la composition corporelle, le bilan sanguin, les tests cognitifs et une
épreuve d’effort maximale avec mesures non invasives du débit cardiaque et de
l’oxygénation cérébrale par NIRS, ont été réalisées avant et après le
programme.
Re ´sultats.– Des améliorations ont été observées concernant la puissance
maximale et le VO
2
max, une FCmax abaissée, sans autres modifications
hémodynamiques. Le poids, l’IMC, la masse grasse et le tour de taille ont
diminué significativement (p < 0,01). Certains tests cognitifs se sont
améliorés : ceux explorant les fonctions exécutives (Digit Symbol Substitution
Test, p < 0,01 ; Digit span, p < 0,05) ou la mémoire (Rey Auditory Verbal
Learning Test, p = 0,03). Après le programme, les signaux de la NIRS relatifs à la
deoxyhémoglobine (HHb) et la différence entre l’oxy- et la désoxyhémoglobine
(HbDiff) avaient des amplitudes plus importantes (p < 0,05) durant l’effort.
Conclusion.– Au-delà des améliorations sur les capacités d’effort et les
paramètres anthropométriques, un programme associant EIHI et entraînement
en résistance pourrait avoir des effets bénéfiques sur le fonctionnement cognitif
et induire des modifications de l’oxygénation cérébrale à l’effort chez des
adultes en surpoids.
http://dx.doi.org/10.1016/j.rehab.2012.07.785
CO46-005-f
Be ´ne ´fice a ` court et long terme d’un programme
de re ´entra
^
inement a ` l’effort sur la marche chez le patient
he ´miple ´gique chronique
M. Vaucher
a,
*
, J. Froger
b
, M. Loscos
a
, A. Dupeyron
a
a
Service MPR, CHU de Nı ˆmes, 4, place Professeur-Robert-Debre ´,
30000 Nı ˆmes, France
b
CHU de Grau-du-Roi, Grau-du-Roi, France
*Auteur correspondant.
Adresse e-mail : vaucher_matthieu@yahoo.fr.
Mots cle ´s : AVC ; Re ´entraı ˆnement a ` l’effort
Objectif .– Le réentraînement à l’effort a montré un bénéfice sur les
performances de marche à court terme chez le patient hémiparétique chronique.
Re ´adaptation a ` l’effort (II) / Revue d’E
´
pide ´miologie et de Sante ´ Publique 55S (2012) e311–e315 e312
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