Commentaire de l’arcle de Louis-Jean Calvet paru dans « Langage et Société » numéro 88 (juin 1999) : «Aux origines de la sociolinguisque, la conférence de sociolinguisque de l’UCLA (1964) » La sociolinguisque est la pare de la linguisque ayant pour objet l’étude du langage et de la langue sous leur aspect socioculturel. William Labov est souvent considéré, du moins dans la tradion anglo-saxonne, comme le fondateur de la sociolinguisque moderne. C’est lui qui en 1966 publia « La straficaon sociale de l’anglais à New-York ». L’auteur de l’arcle étudié, Louis-Jean Calvet, est un linguiste français né en 1942, qui a écrit une thèse sur le système des sigles en français contemporain, a passé un doctorat d’Etat sur les thèmes langue, corps, société et fut professeur à Paris V puis à l’université de Provence. Il a travaillé sur la linguisque et la théorie du signe selon le cours de Ferdinand de Saussure et les théories de Jacques Lacan. (Mail : louis-jean.calvet@wanadoo.fr ) A quel moment apparait la sociolinguisque ? Par quelles voies ? Louis-Jean Calvet traite des rapports entre dialectologie et sociolinguisque mais aussi des rapports entre linguisque historique et sociolinguisque. Une autre réunion du meme type a été organisée la meme année par le Summer Linguisc Instute de l’Indiana University. Selon Bailly et Séchehaie, les éditeurs du « Cours de linguisque générale » de Saussure, « la linguisque a pour unique et véritable objet la langue envisagée en elle-meme et pour elle- meme. » Son exercice nécessite une convergence entre approche interne et approche externe des faits de langue ainsi qu’une convergence entre points de vue synchronique et diachronique. Antoine Meillet cherche à expliquer la structure par l’histoire. Pour lui, la langue est un fait social et un système ou tout se ent. Pour André Marnet, il n’y a de structure qu’en mouvement. Il indique la différence entre son point de vue et celui de Saussure : pour ce dernier, l’étude synchronique correspond à une poron de tronc d’arbre que l’on a coupé, alors que pour Marnet, celle-ci correspond plutôt à la sève qui coule de l’arbre. La linguisque et par conséquent la sociolinguisque nécessitent un travail sur les textes, les filiaons, les relaons, les réseaux. On peut en effet mere en évidence une filiaon Whitney-Saussure-Meillet- Marnet-Weinreich-Labov. Saussure a fait un travail de comparaste. Meillet a