Tous droits réservés © Association des démographes du Québec, 2013 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne. https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Cet article est diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. https://www.erudit.org/fr/ Document généré le 29 mai 2020 03:56 Cahiers québécois de démographie La reconstruction des dynamiques démographiques locales en Algérie (1987-2008) par des techniques d’estimation indirecte Reconstruction of regional population dynamics in Algeria in the period from 1987 to 2008 through indirect methods of estimation Ali Kouaouci et Saadi Rabah Volume 42, numéro 1, printemps 2013 URI : https://id.erudit.org/iderudit/1017099ar DOI : https://doi.org/10.7202/1017099ar Aller au sommaire du numéro Éditeur(s) Association des démographes du Québec ISSN 0380-1721 (imprimé) 1705-1495 (numérique) Découvrir la revue Citer cet article Kouaouci, A. & Rabah, S. (2013). La reconstruction des dynamiques démographiques locales en Algérie (1987-2008) par des techniques d’estimation indirecte. Cahiers québécois de démographie, 42 (1), 101–132. https://doi.org/10.7202/1017099ar Résumé de l'article L’Algérie a connu une décennie noire, de 1991 à 2000, marquée par la violence politique, qui aurait causé environ 200 000 morts, a fait reculer les mariages et les naissances et a occasionné de grands mouvements de population. La violence a considérablement diminué depuis les années 2000 et le présent document tente d’évaluer la façon dont la fécondité, la mortalité et la migration ont pu changer au cours de la période de violence et après le retour d’une paix relative. Se peut-il que les techniques indirectes utilisées au niveau régional clarifient la question ? L’Algérie a effectué trois recensements généraux de la population et de l’habitat (1987, 1998 et 2008) en adoptant la même division en 48 wilayates (provinces). Nous allons utiliser ces 3 recensements, ainsi que les données d’état civil et l’enquête MICS de 2006. La technique indirecte ADJASFR a été très utile et a fourni des estimations de l’indice synthétique de fécondité très proches de l’indice direct tiré du recensement de 1998. La migration forcée explique, en partie, les changements observés dans la fécondité et la mortalité.