Abstracts / Nutrition clinique et métabolisme 25 (2011) S51–S153 / Cahiers de nutrition et de diététique 46 (2011) S52–S153 S69 Lors de l’expérimentation environ 50 % des élèves goûtent au moins un légume et 80 % au moins un fruit en base ; ceci se dégrade lors des 2 dernières mesures dans les deux groupes pour les légumes mais reste stable pour les fruits. En considérant les consommateurs d’au moins 10 g de fruits il existe une augmentation de consomma- tion dans les deux groupes. Parmi les sujets ayant bénéficié de toutes les mesures de l’expé- rimentation les filles sont plus nombreuses dans le groupe témoin et la distribution des mois de l’étude (saisons) est différente. La consommation de fruits est significativement influencée par la sai- son. Avec le temps, la consommation de fruits augmente entre la première et la quatrième mesure dans les deux groupes et celle de légumes diminue. Après ajustement sur le sexe, la saison et l’acti- vité physique, le test d’interaction montre une absence de différence de consommation réelle moyenne entre les deux groupes pour les légumes comme pour les fruits. En ne considérant que les consom- mateurs, on observe une augmentation de la consommation de légumes avec le temps dans les deux groupes. Conclusion. Dans les conditions de l’expérimentation une édu- cation sensorielle ciblée sur des élèves de 6 e , via les classes du goût, permet d’infléchir la dégradation de l’envie de goûter des fruits et légumes à cet âge, mais n’a pas d’effet réel sur le choix réel ni sur la consommation réelle des fruits et des légumes testés. Les condi- tions de l’étude et les résultats observés sont discutés. P034 Un carnet alimentaire électronique optimisé pour une plus grande précision et une meilleure acceptabilité des études nutritionnelles Monnerie B* 1 , Vergne S 1 , Tavoularis G 2 , Hebel P 2 , Boisvieux T 3 , Cousin A 4 , Le Bellego L 1 , Paineau D 1 1 Danone Research, Palaiseau, 2 Credoc, 3 MXS, Paris, 4 GFK-ISL, Issy-Les-Moulineaux, France Introduction et but de l’étude. Malgré plusieurs méthodolo- gies existantes, il demeure difficile d’évaluer les apports alimen- taires avec précision. Une évaluation précise des apports en fluides est d’autant plus complexe du fait des nombreuses occasions de consommation au cours d’une journée. Pour en améliorer le relevé, nous avons utilisé un outil en ligne optimisé (MXS-Epidemio, MXS, Paris, France) comportant des contrôles spécifiques ayant pour but d’améliorer les recueils de consommation de fluides. Le but de l’étude était de comparer (i) les apports alimentaires et nutri- tionnels relevés via un carnet alimentaire papier sur 7 jours et via un carnet alimentaire en ligne sur 7 jours et (ii) la perception de ces deux méthodes par les utilisateurs. Matériel et Méthodes. Une étude en cross-over a été réalisée auprès de 246 sujets français âgés de 18 à 60 ans. Chaque sujet a consigné sa consommation d’aliments et de fluides (sur 7 jours) à l’aide d’un questionnaire papier ou électronique avec une à deux semaines d’interruption entre chaque recueil. Au terme de l’étude, les sujets ont complété un questionnaire visant à évaluer leur per- ception des deux méthodes. Résultats. Cette étude montre que (1) la mesure de la consommation d’eau totale issue des boissons était significative- ment supérieure avec la questionnaire en ligne par rapport au questionnaire papier (1 348 ± 36 vs 1 219 ± 34 mL, p < 0,0001), (2) la mesure de la consommation en eau est également supé- rieure avec le questionnaire électronique : 609 ± 29 vs 532 ± 25 mL (p = 0,004), (3) aucune différence entre les deux ques- tionnaires en terme d’apport énergétique : 1 824 ± 39 vs 1 836 ± 41 kcal/jour (p = 0,745) et (4) que 77 % des sujets préfèrent la méthode en ligne. Conclusion. La qualité du recueil réalisée par le question- naire électronique est donc supérieure pour les fluides et compa- rable pour les aliments. De plus, le questionnaire électronique facilite la gestion des données, permet un gain de temps et peut s’avérer avantageuse d’un point de vue financier. Il peut donc constituer une bonne alternative au questionnaire papier, notam- ment pour enregistrer l’apport en fluides dans des études épidé- miologiques. P035 Quelle place pour les produits laitiers dans une alimentation nutritionnellement optimale ? Clerfeuille E 1 , Maillot M 2 , Verger EO 1, 3 , Lluch A 1 , Darmon N 2 , Rolf- Pedersen N* 1 1 Danone Research, Palaiseau, 2 UMR Nutrition humaine, Inra, université Aix-Marseille 1 & 2, Marseille, 3 AgroParisTech-Inra UMR 914 PNCA, Paris, France Introduction et but de l’étude. Les produits laitiers (PL) sont une source de nutriments essentiels, mais aussi des pourvoyeurs d’acides gras saturés (AGS), de sucres ajoutés et de sodium, ce qui pose la question de leur place dans une alimentation nutritionnelle- ment adéquate. L’objectif de cette étude était d’identifier les modifications quan- titatives et qualitatives de la consommation de PL, associées au res- pect de l’ensemble des recommandations nutritionnelles dans la population française. Matériel et Méthodes. Une ration optimisée a été conçue pour chaque adulte de l’étude INCA 1 (n = 1 171) à partir de chaque ration observée. Les consommations hebdomadaires déclarées par chaque individu ont été modifiées de façon iso-calorique pour res- pecter l’ensemble des recommandations en macro et micronutri- ments, en restant au plus proche, en aliments, de la ration observée. Les évolutions en poids, énergie et nutriments dans les rations observées et optimisées, ont été calculées pour chaque catégorie d’aliments (n = 7), avec une attention particulière pour les PL (incluant les sous-catégories fromages, lait, yoghourts et desserts lactés). Résultats. L’optimisation a augmenté le poids de seulement 3 catégories : féculents (+ 37 %), fruits et légumes (+ 62 %) et PL (+ 19 %). Parmi ces catégories seuls les PL ont vu leur contribution énergétique diminuer (– 225 kcal/semaine). Ceci s’explique par une augmentation en poids des yoghourts (+ 60 %) et du lait (+ 17 %) et par une diminution des fromages (– 48 %), sans modification signi- ficative des desserts lactés. L’optimisation a diminué les AGS, les sucres ajoutés, et le sodium et a augmenté le calcium. Les catégories d’aliments contri- buent différemment à ces évolutions. Les modifications de la caté- gorie PL ont contribué pour 24 % à l’augmentation des teneurs en calcium (+ 101 mg étaient dus aux PL sur une augmentation