éconsmie et humanisme no 322 juillet-septembre 1992 ._. v. zyxwvutsrqponmlkj berfhef editorial : inttption dossier : Pour zyxwvutsrqponm des quartiers citoyens, rMs6 en pmenariat avec le Cotnit6 National de Liaison dcs Rtgies de Quartier zyxwvutsrq (CNLRQ) RCP¿ES : des quaniers et dcs politiques - vingt ans de politique française de la ville Action : r&gies de quartier, pivotspour rinsertion - emploi et d6veloppement tconomiquc - une association-pivot Perspectives et enjeux : Ia sueur de la ddmocratie Dfveloppement mondial , j. ion et c. jacquier - j. lion j.-m. m&in i.-c. toubon - c. dursolier m. amelme et d. behar j.4 laville - j.-m. belorgey - c. bouzols Asic du Sud-Est : la Fiance cst:elle dispo& b apporterson savoir-fain ? Rio, et aprh 1 e. bqe c. beaud Elhique, flhiques : It capital-solidaritC, itindrake d'un patron Dfbafs : 1s paris d'Habitat CI Humnisrne, entretien j. vidaud b. devert Actual¡[& Economie el IIumanisme : 50 ans demain i. vidaud La conjoncturc Bonomique et fin:mciErc internationale - Les livrcs prochaine parution : numfro special cinquantenaire "Racines et chantiers d'avenir pourEconomie ef Humanisme" - 1 i f : i. i i ! l i i l i I I I I l I 1 1 , I I I Le secteur inlorme!, nww WJW des politiques de - développement ? Depuis maintenant plus de' vingt années, le concept de secteur informel est progressivement parvenu à s'infiltrer dans la pensée économique et politique sur le développement et la transition, malgré les polémiques qu'il suscite. Les petites activités artisanales et commerciales, le travail occasionnel, les activités exercées dans les rues ou à domicile ont longtemps été considérés comme des formes de sous- emploi ou de chômage déguisé et, en tant que tels, étaieqt voués à disparaître sous l'effet des politiques interventionnistes de 1'Etat. Apres les graves crises consécutives aux deux chocs pétroliers, et plus récemment, aux programmes d'ajustement structurel, il est apparu que non seulement ces activités n'avaient pas tendance B diminuer, mais que meme, elles s'éten4aient, créant des emplois plus rapidement et plus efficacement que l'Etat lui-même. C'est là une raison suffisante pour expliquer pourquoi ces activités ont attiré l'attcntion des pouvoirs publicsl, et notamment des institutions internationales donnant ainsi naissance A des attitudes plus compréhensives et à des politiques orientées vers leur promotion. Mais aujourd'hui, alors que la démocratie semble s'étendre lentement mais irrésistiblement à un nombre toujours plus grand de pays au Sud et B l'Est, on peut se demander si ces changements politiques récents et en cours, et la montée du pluralisme politique en Afrique notamment n'ont pas trouvé leurs racines dans le poids croissant des classes moyennes issues de I'écononie informelle où la libre concurrence est la regle. Après un bref rappel des origines et des définitions du concept de secteur informel, nous examinerons les changements d'attitude de l'Etat à l'égard de ce secteur avant de tenter d'éclairer les unes par les autres les explications d'ordre économique et celles d'ordre politique à de tels changements d'attitude. , , Origine et définitions du concept de secteur informel On ne cherchera pas ici à détailler et commenter les différentes définitions qui ont été données du secteur informel. Notre propos est plutôt de donner quelques idées simples sur la diversité des activités et des situations qui constituent ce que l'on appelle habituellement le secteur informel. 1. Jacques Charmes : Quelles polifiques publiqfles face au-secteÜí-informel ? Caisse centrale de Coopération économique. Notes et Etudes, no 23. 1988. L'Homme el lu Soc¿ék?, no 105-106, juillet-d&cembre 1992. *