336 Congrès / Nutrition clinique et métabolisme 32 (2018) 231–338 Remerciements Institut National du Cancer (INCa)/Institut fédératif de recherche biomédicale (IFRB)/Canceropôle Île-de- France/Projet labellisé NACRe Partenariat. https://doi.org/10.1016/j.nupar.2018.09.217 P314 Association prospective entre la qualité de l’alimentation et le vieillissement en bonne santé. Résultats de l’étude NutriNet-Santé K.E. Assmann , J. Baudry , S. Hercberg , P. Galan , M. Adjibade * , E. Kesse-Guyot Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN), UMR U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam/Université Paris 13, centre de recherche en épidémiologie et statistiques Sorbonne Paris Cité, Bobigny, France * Auteur correspondant. Adresse e-mail : k.assmann@eren.smbh.univ-paris13.fr (M. Adjibade) Introduction et but de l’étude Le « vieillissement en bonne santé » (VBS) fait l’objet de recherches de plus en plus nombreuses dans le domaine gériatrique. Ce concept repose sur des modèles multidimensionnels, incluant des dimensions variées reflétant le maintien, au cours du vieillissement, d’un bon état de santé glo- bale. À l’heure actuelle, les recherches portant sur les facteurs nutritionnels en tant que déterminants du VBS sont encore peu nombreuses. L’objectif de cette étude était 1) d’estimer l’association prospective entre adéquation aux recommandations nutrition- nelles franc ¸ aises en milieu de vie, mesurée par le Programme National Nutrition Santé-Guideline Score (PNNS-GS), et le VBS chez des adultes franc ¸ ais, et 2) de tester l’effet médiateur de la corpulence. Matériel et méthodes Nos analyses portaient sur 21 406 partici- pants de la cohorte web NutriNet-Santé, ayant au moins 45 ans (âge moyenne : 60 ans), et sans diabète, ni maladies cardio- vasculaires ou cancer à l’inclusion (2009–2014). Les données nutritionnelles ont été estimées à partir d’enregistrements de 24 h répétées, recueillies pendant les deux premières années du suivi. Le PNNS-GS comprend 12 composantes alimentaires et 1 compo- sante activité physique, et un PNNS-GS élevé reflète une bonne adéquation aux recommandations nutritionnelles. Les données utilisées pour définir le statut du VBS ont été recueillies entre 2015 et 2016 (suivi médian des participants entre l’inclusion et le recueil de données concernant le VBS : 5,7 ans). Le VBS a été défini selon 8 critères : l’absence de maladie chronique majeure, le bon fonctionnement physique et cognitif, l’absence de limi- tations dans les activités instrumentales de la vie quotidienne, l’absence de symptômes dépressifs, l’absence de limitations dans la vie sociale (liées à la santé), la bonne santé globale perc ¸ ue et l’absence de douleurs entraînant des limitations du fonctionne- ment quotidien. Afin d’estimer les risques relatifs (RR) caractérisant l’association entre le PNNS-GS et le VBS, nous avons utilisé une variante de la régression de Poisson (la Robust Error Variance Poisson Regression). Résultats et analyse statistique Au total, 47 % des hommes et 46 % des femmes présentaient un VBS. Après ajustement sur les potentiels facteurs de confusion (facteurs sociodémographiques, consommation de tabac, apports énergétiques totaux), une associa- tion positive entre une meilleure adéquation aux recommandations nutritionnelles franc ¸ aises et une plus grande probabilité de vieillir en bonne santé a été observée : RR quartile 4 vs quartile 1 = 1,16 (IC95 % = 1,12 ; 1,21) ; p trend < 0,0001). Des analyses supplémen- taires ont montré que cette association était partiellement médiée par le statut pondéral à l’inclusion, mais l’ampleur de cette média- tion était assez faible, avec un RR quartile 4 vs quartile 1 lié à l’effet indirect de 1,02 (IC95 % = 1,01 ; 1,02) ; p trend < 0,0001. Conclusion Ces résultats suggèrent qu’une adhérence élevée aux recommandations nutritionnelles franc ¸ aises en milieu de vie pour- rait avoir un rôle bénéfique dans la promotion du vieillissement en bonne santé. 1 Introduction Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nupar.2018.09.218 P318 Le grignotage chez un groupe d’étudiantes en sciences de la santé A. Temessek , C. Jemai * , N. Ben Amor , S. Sellami , N. Fendri , J. Ben Ltaief , N. Khéssairi , R. Bourguiba , M. Zarrouk , F. Ben Mami Service de diabétologie et maladies nutritionnelles C, institut national de nutrition de Tunis, Tunis, Tunisie * Auteur correspondant. Adresse e-mail : jemaichaima87@yahoo.fr (C. Jemai) Introduction et but de l’étude Le grignotage est un comportement alimentaire répandu chez les jeunes. L’objectif de notre travail était d’évaluer la fréquence du grigno- tage dans une population d’étudiantes en santé et de rechercher les facteurs favorisants. Matériel et méthodes Nous avons mené une étude descriptive transversale qui a concerné 100 étudiantes en sciences de la santé. Les étudiantes ont bénéficié d’une anamnèse, d’une mesure des paramètres anthropométriques (poids, taille, tour de taille et pour- centage de la masse grasse), d’un calcul de l’indice de masse corporelle (IMC). Les habitudes et le rythme alimentaire ont été évalués par une enquête alimentaire basée sur un enregistrement alimentaire sur 4 jours. Résultats et analyse statistique L’âge moyen était de 21,38 ± 0,88 ans. L’index de masse corporelle (IMC) moyen était de 22,4 ± 2,93 ans. Le tour de taille (TT) moyen était de 76,59 ± 9,13 cm. Le pourcentage de masse grasse moyen était de 24,24 ± 5,5 %. Le grignotage au cours de la journée était fréquent : d’au moins une fois chez 53,8 % des étudiantes, 2 fois par jour chez 30 %, trois fois chez 7,5 %, 4 fois chez 6,3 %, 5 fois chez 1,3 % et 6 fois chez 1,3 %. Les causes du grignotage que nous avons trouvées étaient par ordre de fréquence l’ennui (57,5 %), le stress (48,8 %), le besoin de récon- fort (20 %) et la fatigue (13,8 %). Les sucreries représentaient les aliments les plus grignotées (90,1 %), ensuite viennent les céréales (35,2 %), les fruits (33,8 %), les produits laitiers (31 %), les graines oléagineuses (19,7 %) et les légumes (2,8 %). Nous n’avons pas trouvé de corrélations statistiquement significa- tives entre la fréquence du grignotage et l’IMC (p = 0,79) ni le TT (p = 0,4). Conclusion Le grignotage est l’un des comportements alimen- taires qui favorise l’émergence de maladies chroniques. Ainsi la lutte contre ce comportement à risque est indispensable et doit faire intervenir des programmes de santé publique ciblées. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nupar.2018.09.219 P325 Impact d’une intervention nutritionnelle sur la qualité de l’alimentation et les habitudes alimentaires d’adolescents scolarises de la ville d’Oran N. Hadjidj , M. Bouchenak * Université Oran1 Ahmed Ben Bella, Oran, Algérie