DÉCLARATION DE PRINCIPE COMMUNE SOGC-APOG Examens pelviens menés par des étudiants en médecine PRINCIPES GÉNÉRAUX I l s’avère important d’assurer la qualité de la formation médicale afin d’assurer l’accès présent et futur à des soins de bonne qualité, et ce, pour tous les Canadiens; toutefois, l’autonomie des patientes se doit d’être respectée dans le cadre de toutes les interactions cliniques et pédagogiques. Lorsqu’un étudiant en médecine participe aux soins offerts à une patiente, celle-ci se doit d’être avisée des rôles qu’assumera l’étudiant en question et doit fournir son consentement. La participation de la patiente à quelque aspect que ce soit de la formation médicale doit être volontaire et non discriminatoire. PRÉAMBULE La santé des femmes constitue un élément important du curriculum des facultés de médecine et tous les médecins doivent bénéficier d’une formation sur les connaissances et les compétences de base quant aux soins devant être offerts aux patientes. Peu importe la spécialité que les étudiants en médecine en viendront à choisir, ils doivent (en tant que praticiens) apprendre à mener des examens pelviens de façon sensible, compétente et éthique. Ils doivent non seulement être capables de mener ces examens, mais également être en mesure de communiquer avec la patiente et d’obtenir son consentement en ce qui concerne l’examen en question. Le recours à des patientes et à des modèles standardisés peut s’avérer efficace pour enseigner aux étudiants en médecine la technique des examens pelviens, et devrait permettre aux étudiants de se familiariser avec ces examens avant d’avoir à les mener chez une patiente 1 . Les étudiants en médecine disposeront également de l’occasion d’apprendre à mener des examens pelviens dans le cadre d’un stage clinique en milieu ambulatoire, ainsi qu’au cours de leurs stages hospitaliers (sous supervision appropriée). Les examens pelviens font partie intégrante de toute consul- tation gynécologique et les examens pelviens menés sous anesthésie sont une composante essentielle de la plupart des chirurgies gynécologiques. Sous anesthésie, les muscles pelviens et abdominaux sont détendus et la patiente ne ressent pas d’inconfort, ce qui permet au chirurgien de pleinement prendre connaissance de l’anatomie pelvienne et de comprendre les constatations cliniques d’une façon qui pourrait ne pas être possible si la patiente était consciente. Toutes les chirurgies nécessitent une équipe chirurgicale qui, en plus du chirurgien principal, peut comprendre un anesthésiste, des assistants chirurgicaux et des infirmiers SEPTEMBER JOGC SEPTEMBRE 2010 l 875 DÉCLARATION DE PRINCIPE COMMUNE SOGC-APOG La présente déclaration de principe commune a été analysée par le comité d’éthique de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), le comité des études de premier cycle de l’Association des professeurs d’obstétrique et gynécologie duCanada (APOG), et le comité des directeurs de département de l’APOG, et a été approuvée par le comité exécutif et le Conseil de la SOGC et le conseil d’administration de l’APOG. AUTEURS PRINCIPAUX Kimberly E. Liu, MD, Toronto (Ont.) Jodi Shapiro, MD, Toronto (Ont.) Deborah Robertson, MD, Toronto (Ont.) Susan Chamberlain, MD, Kingston (Ont.) COMITÉ D’ÉTHIQUE Jodi Shapiro, MD (Chair), Toronto (Ont.) Saima S. Akhtar, MD, London (Ont.) Bruno Camire, MD, Québec (Québec) Jan Christilaw, MD, Vancouver (C.-B.) Julie Corey, sage-femme aut., St Jacobs (Ont.) Erin Nelson, LLM, Edmonton (Alb.) Marianne Pierce, MD, Halifax (N.-É.) Deborah Robertson, MD, Toronto (Ont.) Anne H. Simmonds, MN, Halifax (N.-É.) Tous les membres du comité nous ont fait parvenir une déclaration de divulgation. N° 246, septembre 2010 (remplace n° 176, avril 2006) J Obstet Gynaecol Can 2010;32(9):875–877 Ce document fait état des percées récentes et des progrès cliniques et scientifiques à la date de sa publication et peut faire l’objet de modifications. Il ne faut pas interpréter l’information qui y figure comme l’imposition d’un mode de traitement exclusif à suivre. Un établissement hospitalier est libre de dicter des modifications à apporter à ces opinions. En l’occurrence, il faut qu’il y ait documentation à l’appui de cet établissement. Aucune partie de ce document ne peut être reproduite sans une permission écrite de la SOGC.