89 Kalcounis, M.C. and R.M. Brigham. 1995. Intraspecific variation in wing loading affects habitat use by little brown bats ( Myotis lucifugus). Canadian Journal of Zoology 73:89-95. Made available courtesy of National Research Council Canada . lntraspecific variation in wing loading affects habitat use by little brown bats (Myotis lucifugus) Matina C. Kalcounis and R. Mark Brigham Abstract: Morphological constraints have been linked to habitat partitioning by different species of animals. Interspecific differences have been explored, but less is known about the relationship between individuals of the same species. The purpose of this study was to determine if habitat use by little brown bats (Myotis luctfugus) varies with body mass of individuals. From aerodynamic thcory, we predicted that bats with higher body mass will have highcr wing loadings, should be less manoeuvrable, and thus tend to forage in areas where there are fewer obstacles to detect and avoid (clutter). Habitat was ranked into four zones based on the degree of clutter, and habitat use was assessed by measuring the time that males and non- reproductive, pregnant, lactating, postiactating, and artificially loaded females spent in each habitat zone. To test the assumption that a selective advantage accrues to bats foraging in clutter, we measured the availability of flying insects in cluttered and open habitats. Insect trap samples revealed a higher density of insect prey in more cluttered habitats. Body mass was positively correlated with wing loading. Overall, males were smaller than females with respcct to mass and wing loading; however, these differences did not translate into differential habitat use. As predicted, there was a significant relationship between individual wing loading and habitat use, with heavier bats (greater wing loading) foraging in less cluttered areas. Résumé : Le partage de l'habitat par différentes espèces d'animaux est lié à des contraintes morphologiques. Les différences spécifiques ont fait l'objet d'études, mais les relations entre individus de la même espèce ont été peu explorées. Nous avons essayé de déterminer si la répartition de l'habitat est reliée à la masse corporelle des individus chez le Verspertilion brun, Myotis lucifugus. Nous basant sur les principes de l'aérodynamique, nous avons posé en hypothèse que !es chauves-souris les plus lourdes, dont les ailes portent donc une charge plus élevée, sont moins mobiles et tendent donc à chercher leur nourriture dans des lieux où le nombre d'obstacles à détecter et à éviter est moins élevé. L'habitat a été séparé en quatre zones délimitées d'après leur degré d'encombrement et l'utilisation de l'habitat a été estimée en évaluant la durée de séjour des mâles, des femelles non reproductrices, des femelles enceintes, des femelles nourricièrcs, des femelles après le scvrage et des femelles dont la charge a été augmentée artificiellement. Pour éprouver l'hypothèse selon laquelle il y a, pour les chauves-souris, un avantage évolutif à chercher la nourriture dans les lieux à fort pourcentage d'encombrement, nous avons mesuré l'abondance des insectes en vol dans les endroits encombrés et les endroits ouverts. Les échantillons recueillis dans les pièges à insectes ont révélé que la densité des proies était plus élevée dans les habitats encombrés. La masse corporelle était en corrélation positive avec la charge exercée sur les ailes. Dans l'ensemble, les mâles étaient plus petits que les femelles, aussi bien quant à la masse que quant à la charge sur les ailes, mais ces différences ne se sont pas reflétées dans le choix des habitats. Tel que le supposait l'hypothèse, il y avait une relation significative entre la charge exercée sur les ailes d'un individu et son choix d'un habitat et les chauves-souris les plus lourdes (done à charge phis grande sur les ailes) cherchaient leur nourriture dans les endroits les moins encombrés. [Traduit par la Rédaction] Introduction Morphological differences between species can affect how they perform ecologically relevant tasks (Losos 1990). For I Received March 31, 1994. Accepted October 6, 1994. M.C. Kaleounis' and R.M.righam. Department of Biology, University of Regina, Regina, SK 545 0A2, Canada. example, certain morphological features may predispose organisms to feed on specific prey types and adopt certain foraging strategies. It should thus be possible to make infer- ences about an animal's ecology and behaviour from its morphology (Grant 1986). The structure and shape of a flying animal's wing influence flight performance capabilities and place energetic and mech- anical limitations on where it can forage (Norberg 1981). Many insectivorous bats pursue actively flying, agile prey in areas where clutter, i.e., the number of obstacles to detect