revue neurologique 175 (2019) S103–S151 S109 C14 À propos d’un cas d’évolution fatale de nécrose cutanée sous pompe à apomorphine Claire Marse 1, , Fanny Rocher 2 , Jeanne Benoit 1 , Caroline Giordana 3 , Pierre Thomas 4 1 Neurologie, CHU Pasteur Neurosciences, Nice 2 Centre régional de pharmacovigilance, C.H.U de Nice, Nice 3 Neurologie, C.H.U de Nice, Nice 4 Epileptologie, Nice CHU Hôpital Pasteur, Nice Auteur correspondant. Adresse e-mail : marse.c@chu-nice.fr (C. Marse) Introduction L’apomorphine sous-cutanée constitue une option thérapeutique en cas de fluctuations dans la maladie de Parkinson, néanmoins des complications cutanées poten- tiellement sévères peuvent être une limite à son utilisation. Observation Nous rapportons l’observation d’un patient âgé de 79 ans, présentant une maladie de Parkinson évolutive depuis 12 ans avec fluctuations motrices et dyskinésies, y compris nocturnes, justifiant une pompe à apomorphine sous- cutanée (SC). L’efficacité de ce traitement était notable malgré l’apparition, après un an de traitement, de plaies cutanées aux points d’administration mais d’évolution rapidement et spontanément résolutive. Au cours de la 4 e année sous pompe à apomorphine, une hospitalisation en urgence du patient a été nécessaire pour prise en charge de nécroses cutanées extensives profondes (membres, tronc, abdomen) s’aggravant progressivement sur plusieurs semaines. La posologie était alors de 9 mg/h sur 12 h la journée, 5 mg/h sur 12 h la nuit, soit une posologie de 168 mg/j. Ce traitement a été interrompu dès son entrée et le traitement par lévodopa/bensérazide a été majoré progressivement jusqu’à 2000 mg/j en plus de son trai- tement par pramipexole 2,1mg. L’évolution a été défavorable avec aggravation des lésions cutanées (ulcérations profondes, délabrement), de son état parkinsonien et général malgré l’augmentation des traitements per os aboutissant au décès du patient dans un contexte de soins palliatifs et en l’absence de ressources thérapeutiques. Discussion Les nodules et indurations induites par l’apomorphine SC, dont la physiopathologie n’est pas complètement élucidée, sont parmi les principaux effets indésirables décrits. La survenue de nécroses cutanées, plus rares et plus sévères, devrait entraîner la discussion de l’arrêt de ce traitement. Il s’agit du premier cas décrit de dégrada- tion progressive de l’état cutané du patient dont l’évolution particulièrement sévère a abouti au décès. Conclusion Une surveillance cutanée continue du patient sous apomorphine SC s’impose, une nécrose cutanée pouvant survenir à tout moment. L’apparition de lésions nécrotiques doit faire discuter un arrêt du traitement rapide afin d’éviter toute évolution défavorable. Mots clés Nécrose ; Apomorphine ; Parkinson Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.neurol.2019.01.288 C15 La Maladie de Parkinson Idiopathique : troubles morpho-statiques et fonctionnels du pied Saoussen Layouni 1, , Sahbi Elmatwa 2 , Sonia Jemni 1 , Gaddour Mariem 1 , Fayc ¸al Khachnaoui 1 , Walid Ouannes 1 , Anis Hassine 3 , Naija Salma 3 , Ben Halima Manel 3 , Sana Ben Amor 3 1 Médecine physique rééducation et réadaptation fonctionnelle, Hôpital Universitaire Sahloul (CHU Sahloul), Sousse, Tunisie 2 Médecine physique rééducation et réadaptation fonctionnelle, Hôpital Universitaire Ibn Aljazzar Kairouan Tunisie, Sousse, Tunisie 3 Neurologie, Hôpital Universitaire Sahloul (CHU Sahloul), Sousse, Tunisie Auteur correspondant. Adresse e-mail : saoussenlayouni@yahoo.fr (S. Layouni) Introduction Les déformations des pieds sont fréquentes au cours de la maladie de parkinson. Elles causent un handicap fonctionnel important. Ils sont souvent sous-diagnostiquées. Objectifs Décrire les troubles morpho-fonctionnels du pied les plus fréquentes chez les malades parkinsoniens idiopa- thiques. Patients et méthodes Etude transversale menée au service de médecine physique rééducation fonctionnelle et de neu- rologie durant 03 mois allant du Septembre 2018 jusqu’au novembre 2018 incluant 60 patients diagnostiqués MPI. Une évaluation des signes moteurs a été faite à l’aide de MDS- UPDRS III à l’état « OFF », la sévérité globale de la maladie a été évaluée selon les stades de H&Y. L’évaluation morpho- statique du pied a comporté un bilan en décharge et un bilan en charge (foot posture index et l’empreinte podographique). Résultats Le MDS-UPDRS III moyen était de 36,6 ± 20,46. Le stade H et Y était de 2 chez 56,7 % des cas. Les douleurs neuro- pathiques sont présentes chez 46,7 % des cas. L’hallux valgus trouvé chez 53,3 % des cas, et une griffe des orteils chez 56,7 % des cas. L’hyperkératose est présente chez 92 % des cas. Le défi- cit moteur prédomine au muscles everseurs et inverseurs du pied (70 %). Une raideur articulaire a été trouvée chez 71,8 %. Le FPI et l’empreinte podographique ont objectivé un pied creux en bilatéral chez 56,7 % des cas. Discussion Les déformations des extrémités constitutent un véritable cercle vicieux entre déformation orthopédique, entraînant une lésion cutanée, et lésion cutanée constituant une épine irritative majorant la déformation orthopédique et le handicap fonctionnel. Conclusion La prise en charge très précoce de ces déforma- tions permet de prévenir l’installation de déformations fixées par rétractions musculotendineuses et/ou dégradation articu- laire. Mots clés Maladie de Parkinson idiopathique ; Podologie ; Troubles morpho-fonctionnels Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.neurol.2019.01.289 C16 La charité excessive : un nouvel aspect de troubles du contrôle des impulsions ? Une étude Marocaine Zaynab Abdulhakeem , Imane Ferrassi , Hind Mouallif , Bouchra El Moutawakil , Mohammed Abdoh Rafai , Hicham El Otmani Neurologie, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Auteur correspondant. Adresse e-mail : zaynabahakeem@gmail.com (Z. Abdulhakeem) Introduction Les troubles du contrôle des impulsions (TCI), se définissent par un manque de contrôle de certaines impul- sions conduisant à une satisfaction personnelle possiblement nuisible au patient ou à sa famille. Objectifs L’objectif est de rapporter un « TCI-mimic », qui est la charité ou le don excessive (jamais décrit dans la littérature) et de préciser sa prévalence dans notre population de patients parkinsoniens.