242 Résumés des présentations aux JFN de Marseille 2015 / Nutrition clinique et métabolisme 30 (2016) 222–283 en leur proposant une prise en charge nutritionnelle dès l’initiation de cette chimiothérapie. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2016.09.045 P167 Habitudes alimentaires, folates et polymorphisme C677T de la MTHFR chez les patients atteints de cancer colorectal : à propos de 31 cas tunisiens O.Achour 1,* , A. Ben Salem 2 , A. Omezzine 1 , N. Zayani 1 , A. Kechrid 1 , N. Ben Rejeb 1 , L. Bouacida 1 , A. Jmaa 2 , A. Ben Ali 3 , A. Bouslama 1 1 Service de biochimie/LR12SP11, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie 2 Service de gastrologie, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie 3 Service de chirurgie générale, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie * Auteur correspondant. Adresse e-mail : achour ons@hotmail.com ( O.Achour) Introduction et but de l’étude Le cancer colorectal (CCR) représente la troi- sième cause de cancer et la quatrième cause de mortalité dans le monde. Le rôle des habitudes alimentaires et du mode de vie dans, aussi bien l’initiation et le développement de ce cancer que dans sa prévention, est plus ou moins évident. En plus, certains facteurs génétiques ont été impliqués parmi lesquels certains polymorphismes en rapport avec le métabolisme de micronutriments comme les folates. Notre objectif était de déterminer les facteurs de risque (FR) et certains facteurs protecteurs du CCR et d’étudier l’implication du polymorphisme C677T de la 5,10-méthylène tétrahydrofolate réductase (MTHFR), enzyme clé du méta- bolisme de l’homocystéine, des folates et de la vitamine B12, responsable de la méthylation de l’ADN et par conséquent impliquée dans la cancérogenèse. Matériel et méthodes Nous avons recruté 31 patients ayant un CCR confirmé par anatomopathologie et 35 sujets à coloscopie normale (témoins). Le recueil des données a été réalisé sur la base d’un questionnaire sur les données socioé- conomiques, comportementales, alimentaires et sanitaires. La concentration d’homocystéine totale, de folate et de vitamine B12 plasmatiques ont été dosées. Le génotypage de C677T MTHFR a été réalisé par PCR-RFLP. L’enquête ali- mentaire a été traitée par « diététique 5.3 » et l’étude statistique sur le logiciel SPSSV19. Résultats et analyse statistique Des différences significatives des habi- tudes de vie et des régimes alimentaires ont été notées dans le groupe CCR par rapport aux témoins. En effet, une alimentation riche en viande rouge avec une quantité de plus de 100 g/j plus de trois fois/semaine (OR = 2,43 ; IC95 %[1,091–8,5], p = 0,041), en graisses saturées (OR = 2,12 ; IC 95 %[1,068–14,05], p = 0,039) aussi qu’une consommation d’alcool (OR = 1,95 ; IC95 %[1,069-6,45], p = 0,043) semblent être des FR du CCR. Cependant, une consommation de légumes > 240 g/j (OR = 0,578 ; IC95 %[0,335–0,996], p = 0,045) et un apport en folates > 250 g/j (OR = 0,492 ; IC95 %[0,303–0,800], p = 0,003) semblent être des facteurs protecteurs. Le génotypage C677T MTHFR a montré une fréquence plus importante de l’allèle T chez les témoins par rapport aux CCR. L’OR de CCR associé au génotype TT par rapport à CC ajusté aux facteurs de risque et aux facteurs protecteurs est de 0,729 95 %IC[0,132–0,917], p = 0,040, donc le génotypeTT semble être protecteur vis-à-vis CCR alors que l’effet du génotype CT semble être non significatif. La folatémie est éga- lement plus faible chez les CCR (3,6 ± 1,5 ng/mL) par rapport aux témoins (4,2 ± 2,3 ng/mL), p = 0,179. Conclusion D’après notre étude préliminaire, les FR les plus impliqués dans le CCR sont le régime alimentaire riche en viandes rouges, en graisses saturées et pauvres en légumes et en folates et l’alcool alors que le génotype TT de MTHFR et une consommation correcte en folates semblent être protecteurs vu qu’un déficit en folates peut engendrer une hypométhylation de l’ADN, étape importante de la carcinogenèse. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2016.09.046 P168 Habitudes alimentaires et dyslipoprotéinémies dans l’étude HSHS N. Zayani 1,* , A. Omezzine 1 , O. Achour 1 , L. Rebhi 1 , J. Rejeb 1 , I. Boumaiza 1 , M. Slimen 1 , N. Ben Rejeb 1 , A. Ben Abdelaziz 2 , A. Bouslama 1 1 Service de biochimie/LR12SP11, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie 2 Direction des systèmes d’information, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie * Auteur correspondant. Adresse e-mail : nesrina 1987@hotmail.com (N. Zayani) Introduction et but de l’étude Les dyslipoprotéinémies sont définies comme une modification quantitative ou qualitative d’une ou plusieurs classes de lipo- protéines dont les étiologies sont d’ordre génétique, environnemental... Avec les modifications du style de vie et des habitudes alimentaires leur incidence ne cesse d’augmenter entraînant des risques accrus surtout de maladies cardiovas- culaires. Nous avons étudié la prévalence des dyslipoprotéinémies et leur relation avec certain déterminants de style de vie (activité physique, tabac, alcool et les habitudes alimentaire). Matériel et méthodes L’étude a porté sur 1121 sujets recrutés par l’étude Ham- mam Sousse Sahloul Heart Study (HSHS) qui est une enquête épidémiologique populationnelle, de type « community-base » sur le risque cardiovasculaire. L’étude HSHS a été conduite auprès d’un échantillon de 1000 familles de la ville de Hammam Sousse en Tunisie (gouvernorat de Sousse, région côtière) tirées au sort par la technique d’échantillonnage en grappe. Le recueil des données a été réalisé à domicile entre février et juin 2009, sur la base d’un questionnaire préalablement établi et testé, comportant plusieurs rubriques de données démographiques, socioéconomiques, comportementaux, sanitaires et surtout alimentaires. Résultats et analyse statistique Nos résultats ont montré que la prévalence des dyslipoprotéinémies augmente avec l’âge (p < 0,001), et varie en fonction du sexe (l’hypercholestérolémie était 41 % chez femme et 29,2 % chez les hommes). Il y avait une variation significative de la prévalence des dyslipoproteinèmies en fonction des paramètres anthropométriques, du statut ménopausique (p < 0,001), du niveau d’instruction, de l’état civil, de l’activité physique, du tabac, d’alcool et des antécédents pathologiques (hypertension, diabètes et maladies corona- riennes). Après ajustement à ces facteurs significatifs précités nous avons noté que les dyslipoproteinèmies sont associées à plusieurs habitudes alimentaires. L’hypoHDL émie et l’hyper-TG émie semblent être significativement moins fré- quentes chez les consommateurs d’huile d’olive par rapport aux autres huiles (p = 0,011, p < 0,001) et chez les consommateurs d’au moins 5 fruits et légumes par jour (p = 0,037, p = 0,022). La fréquence de l’hypercholestérolémie et de l’hyper-LDL-cholestérolémie semblent être significativement moins basses chez les consommateurs d’au moins deux fois par semaine de poissons (p = 0,007, p = 0,020) et plus élevée chez les consommateurs de plus de quatre fois par semaine d’agneau (p = 0,036, p = 0,017). La consommation de café et de thé vert ne semblent pas influencer significativement le profil lipidique. Conclusion Un régime alimentaire inadapté, pauvre en poisson, fruits et légumes, huile d’olive, ainsi qu’un mode de vie sédentaire, tabagique et alcoolique semblent intervenir dans l’augmentation de la prévalence des dysli- pidémies. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2016.09.047 P169 Prise en charge nutritionnelle en secteur protégé pédiatrique pendant une greffe de cellules souches hématopoïétiques : quels sont les points à améliorer ? C.-A. Blondel de Joigny * , A. Bertrand , Y. Bertrand , C. Renard , P. Roux , P. Bachman IHOP, CLB, Lyon, France * Auteur correspondant. Adresse e-mail : claire.dejoigny@gmail.com (C.-A. Blondel de Joigny)