S126 Congrès franc ¸ ais de psychiatrie / European Psychiatry 30S (2015) S102–S161 Rebecca Mayor et al. Management of patients with nonepileptic attack disorder in the United Kingdom: a survey of health care professionals. LaFrance et al. Comparing standard medical care for nonepileptic seizures in Chile and the United States. http://dx.doi.org/10.1016/j.eurpsy.2015.09.243 P054 Dépression du post-partum après aide médicale à la conception : revue de la littérature et méta-analyse A. Letranchant 1 , O. Cazas 1 , P. Hardy 1,2 , A.L. Sutter-Dallay 3 , B. Falissard 4 , F. Gressier 1,2,* 1 Service de psychiatrie d’adultes, Assistance publique–Hôpitaux de Paris, CHU de Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France 2 Inserm UMR 1178, université Paris Sud, CHU de Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France 3 Inserm U657, service de psychiatrie d’adultes, hôpital Charles-Perrens, Bordeaux, France 4 UMR 1178, département de biostatistiques, maison de Solenn, Paris, France * Auteur correspondant. Adresse e-mail : florence.gressier@bct.aphp.fr (F. Gressier) Introduction La dépression du post-partum (DPP) est une patho- logie multifactorielle survenant chez 13 à 15 % des femmes dans l’année suivant l’accouchement [1]. Les évènements de vie stres- sants ont été identifiés comme facteur de risque. Parallèlement, le recours aux traitements pour infertilité ne cesse de croître [2]. Actuellement en France, 1 naissance sur 40 est issue de la procréa- tion médicalement assistée (PMA). Lors de la procédure, le parcours peut être une source de stress chez la femme [3]. Nous avons émis l’hypothèse que le risque de symptômes dépressifs et/ou DPP après aide médicale à la conception pourrait être majoré. Méthodes Nous avons réalisé une revue de la littérature des études comparant la survenue de symptômes dépressifs dans le post-partum et/ou DPP entre traitement pour infertilité et gros- sesse spontanée à partir des bases de données Pubmed, ISI Web of Knowledge et PsycINFO jusqu’en décembre 2014. Nous avons ensuite effectué une méta-analyse des données disponibles sur DPP et aide à la conception, et une méta-analyse secondaire se focalisant sur la PMA (logiciel RevMan5). Résultats Notre revue de la littérature, prenant en compte 18 études, ne met pas en évidence de risque majoré de symptômes dépressifs et/ou de DPP après traitement pour infertilité. Notre méta-analyse sur la DPP, prenant en compte 8 études (n = 2451), ne montre pas de différence significative entre aide médicale à la conception et grossesse spontanée (OR = 0,93 [0,67–1,31], z = 0,40, p = 0,69), sans hétérogénéité entre les études. La méta- analyse secondaire concernant les PMA, sur 6 études (n = 1773), ne retrouve également pas d’association (OR = 1,04 [0,71–1,52], z = 0,18, p = 0,86). Discussion Notre étude ne montre pas de risque majoré de DPP après aide médicale à la conception. D’autres études sont nécessaires afin de mieux connaître les spécificités des DPP après traitement pour infertilité (selon la technique utilisée, l’origine ou la nature de l’infertilité). Mots clés Dépression ; Post-partum ; Infertilité ; Aide médicale à la conception Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Références [1] Pearlstein T, Howard M, Salisbury A, et al. Postpartum depres- sion. Am J Obstet Gynecol 2009;200:357–64. [2] Mansour R, Ishihara O, Adamson GD, et al. International Committee for Monitoring Assisted Reproductive Technologies world report: Assisted Reproductive Technology 2006. Hum Reprod 2014;29:1536–51. [3] Hammarberg K, Fisher JR, Wynter KH. Psychological and social aspects of pregnancy, childbirth and early parenting after assis- ted conception: a systematic review. Hum Reprod Update 2008;14:395–414. http://dx.doi.org/10.1016/j.eurpsy.2015.09.244 P055 Le syndrome d’apnée du sommeil est présent chez 10 % des personnes avec un handicap psychique R. Vonthron * , C. Schaller , D. Danielou , C. Riviere , Y. Gros , M. Mazioschek , I. Czaja , Y. Hode SAMSAH ARSEA, Wintzenheim, France * Auteur correspondant. Adresse e-mail : accueil.samsah68@arsea.fr (R. Vonthron) Les pathologies mentales sévères entraînent à la fois un handi- cap psychique et une baisse importante de l’espérance de vie de plus de 10 ans [1]. Cette baisse de l’espérance est favorisée par un défaut de suivi des problèmes somatiques. Les SAMSAH (ser- vices d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés), structures financées à la fois par les ARS et les conseils départe- mentaux peuvent contribuer à l’organisation de ce suivi. Dans le département du Haut Rhin, le SAMSAH de l’association ARSEA est dédié au handicap psychique et couvre la moitié nord du départe- ment (soit 4 secteurs de psychiatrie générale). Sur 39 bénéficiaires présentant un handicap psychique et suivis par le SAMSAH, tous ont au moment de leur admission, puis au cours de leur suivi une évaluation de leur état somatique. Face aux plaintes fréquentes de fatigue, celle-ci n’est pas attribuée d’emblée à la pathologie psychiatrique et les facteurs somatiques intercurrents sont systé- matiques. Ainsi l’équipe a été formée à la détection du syndrome d’apnées du sommeil. Les entretiens cliniques ont fait suspecter un syndrome d’apnées chez six personnes et pour une autre personne ce syndrome était connu mais avec refus de traitement. Trois ont bénéficié d’un bilan qui a confirmé les apnées et celles-ci sont main- tenant traitées avec une amélioration visible (moins de fatigue, plus d’activités physiques, moins de plaintes de douleur, meilleure attention, meilleure logique de raisonnement, meilleur insight, meilleure adhésion au traitement). Pour trois autres, l’acceptation d’un bilan est travaillée par approche motivationnelle. Ces observa- tions montrent que le syndrome d’apnées du sommeil paraît deux fois plus fréquent chez les patients souffrant d’un handicap psy- chique que dans la population générale [2] et qu’il n’est pas rare (10 % des cas) ce qui justifie une attention particulière pour son dépistage. Mots clés Apnée du sommeil ; Handicap psychique Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Références [1] Walker ER, McGee RE, Druss BG. Mortality in mental disorders and global disease burden implications: a systematic review and meta-analysis. JAMA Psychiatry 2015;72(4):334–41. [2] Young T, Palta M, Dempsey J, Skatrud J, Weber S, Badr S. The occurrence of sleep-disordered breathing among middle-aged adults. N Engl J Med 1993;328(17):1230–5. http://dx.doi.org/10.1016/j.eurpsy.2015.09.245 P056 Intérêt d’un outil de dépistage infirmier d’un état de stress post-traumatique (ESPT) après un accident de la voie publique (AVP) : étude DEPITAC C. Faure 1,* , O. Cottencin 2 , E. Drumez 3 , M.-A. De Pourtales 4 , S. Molenda 1 , F. Warembourg 5 , L. Brelinski-Biencourt 6 , V. Pages 7 , https://doi.org/10.1016/j.eurpsy.2015.09.246 Published online by Cambridge University Press