304 Communications affichées : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 10 (2014) 291–330 d’anomalie biologique suggérant une crise a minima comme une hyperleucocytose associée à une hémoconcentration. Discussion et conclusion Les atteintes digestives de l’œdème angioneurotique peuvent mimer un tableau sub-occlusif, et sont souvent très douloureuses (EVA > 6). L’infusion et le drainage n’ont pas déclenché de crise, jusqu’à présent. L’angiœdème héréditaire n’a pas altéré la perméabilité péritonéale. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclara- tion de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2014.07.035 AD35 Peritonite chyleuse secondaire à la prise de manidipine S. Toumi * , K. Mnif , H. Mahfoudh , A. Hdiji , N. Moalla , K. Kammoun , F. Jarraya , J. Hachicha Néphrologie, hôpital Hédi Chaker, Sfax, Tunisie * Auteur correspondant. Adresse e-mail : toumisalma@rocketmail.com (S. Toumi) Introduction Le chylopéritoine est une complication rare en dialyse péritonéale et dont les étiologies sont multiples. Nous rapportons le cas d’une péritonite chyleuse concomitante à une péritonite secondaire à la prise de manidipine. Patients et méthodes Il s’agit d’un homme de 52 ans aux anté- cédents de lithiase rénale à répétition, une HTA depuis 2009 sous manidipine et une IRCT/NIC depuis décembre 2010. La pose du cathéter (KT) de DP a été réalisée le 11/02/2011. Son HTA était bien contrôlée sous manidipine (20 mg/j) et furosémide (120 mg/j). Le patient a présenté un 1 er épisode de péritonite le 12/07/2012 à pseudomonas et serratia. Il a été traité par ceftazidime, amika- cine et ciprofloxacine. Une semaine après, il s’est présenté avec une poche de dialysat d’aspect chyleux. La manidipine, suspectée comme cause a été switchée par le périndopril. L’évolution a été marquée par la disparition du chylopéritoine. Le patient a eu par la suite 2 rechutes de péritonites à cultures négatives. Après un recul de 32 mois, le patient n’a pas présenté d’autres épisodes d’infections péritonéales ni de chylopéritoine. Discussion et conclusion Le chylopéritoine est une complication rare en DP. Les étiologies sont dominées par les néoplasies abdo- minales essentiellement les lymphomes, les cirrhoses. L’origine infectieuse est dominée par la tuberculose. Le chylopéritoine peut faire suite à la pose du KT de DP, lors d’un syndrome néphro- tique ou d’origine médicamenteuse. Le chylopéritoine est plus fréquent avec les inhibiteurs calciques (IC). Le mécanisme reste mal élucidé. La première molécule décrite était la manidipine sui- vie par bénidipine, nisoldipine, et la nifédipine. La particularité de notre observation est que la manidipine n’est pas d’introduction récente chez notre patient donc nous supposons que la prescrip- tion de ciprofloxacine (inhibiteur enzymatique de la CYPA3a) était à l’origine d’une augmentation de la biodisponibilité de cet IC et l’induction du chylopéritoine. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclara- tion de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2014.07.036 Infections AD36 Le taux sérique d’immunoglobulines G prédit le risque d’infection du liquide péritonéal F. Pegeot 1 , K. Bardonnet 2 , J.-M. Chalopin 1 , J.-M. Rebibou 3 , D. Ducloux 4 , C. Courivaud 1,* 1 Néphrologie et hémodialyse, Chub, Besanc ¸ on, France 2 Biochimie, Chub, Besanc ¸ on, France 3 Néphrologie et hémodialyse, CHU hôpital du Bocage Dijon, Dijon, France 4 Néphrologie et hémodialyse, CHU, Besanc ¸ on, France * Auteur correspondant. Adresse e-mail : ccourivaud@chu-besancon.fr (C. Courivaud) Introduction L’infection du liquide péritonéal (ILP) est une complication sévère et fréquente de la dialyse péritonéale (DP). L’influence du taux sérique d’immunoglobulines G (IgG) sur la sur- venue d’ILP n’est pas clairement établie. Patients et méthodes Nous avons conduit une étude prospective pour déterminer si le taux d’IgG était prédictif de la survenue d’ILP. Tous les patients ayant débuté la DP dans notre centre entre janvier 2005 et décembre 2010 ont été inclus. Le taux d’IgG a été mesuré à l’initiation de la DP, puis tous les 6 mois. Résultats Deux cent quarante patients consécutifs ont été inclus. Le suivi moyen était de 25 + 12 mois. Soixante-seize patients (32 %) ont eu au moins un épisode d’ILP. La concentration moyenne d’IgG à l’initiation de la DP était plus basse chez les patients qui ont par la suite développé une ILP (7,9 + 3,4 vs 9,7 + 3,4 g/L ; p = 0,005). Un taux plus élevé d’IgG était associé à un risque réduit d’ILP (HR 0,88 ; IC 95 % 0,80–0,97 pour chaque augmentation de 1 g/L du taux d’IgG ; p = 0,008). Un taux d’IgG ≤ 6,4 g/L (« taux faible d’IgG ») avait la meilleure valeur prédictive pour la survenue d’ILP. 52 patients (24 %) avaient un taux faible d’IgG. En analyse multivariée, un taux faible d’IgG (HR 2,49 ; IC 95 % 1,32–4,69 ; p = 0,005) et l’existence d’un diabète (HR 2,78 ; IC 95 % 1,49–5,20 ; p = 0,001) étaient les deux seuls paramètres associés à la survenue d’une ILP. Vingt-quatre patients ont eu au moins 2 épisodes d’ILP. Les taux d’IgG des patients avec plusieurs épisodes d’ILP ne différaient pas de ceux ayant eu un épisode unique d’ILP (7,9 + 3,5 vs 7,8 + 3,4 g/L ; p = 0,871). Par ailleurs, aucune modification du taux d’IgG n’était observée après l’initiation de la DP. Discussion et conclusion Un taux faible d’IgG prédit le risque de survenue d’ILP chez les patients en DP. Des études complémen- taires devront déterminer l’intérêt potentiel de l’administration préventive d’immunoglobulines polyvalentes chez ces patients. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclara- tion de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2014.07.037 AD37 Antibiothérapie systémique aussi efficace qu’intra-péritonéale dans le traitement d’entretien des infections péritonéales en dialyse péritonéale C. Bresson-Vautrin 1 , P. Fort 1 , J.-P. Ryckelynck 2 , J.-M. Chalopin 1 , D. Ducloux 1 , T. Lobbedez 2 , C. Courivaud 2,* 1 Néphrologie – Dialyse – Transplantation rénale, CHU, Besanc ¸ on, France 2 Néphrologie – Dialyse – Transplantation rénale, CHU Caen, Caen, France * Auteur correspondant. Adresse e-mail : ccourivaud@chu-besancon.fr (C. Courivaud)