Dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 7 (2011) 301–343 331 de néoplasie et d’insuffisance rénale. D’où l’importance d’étudier d’avantage ce sujet. doi:10.1016/j.nephro.2011.07.152 AD68 Médicaments anticancéreux et dialyse. Résultats de l’étude CANDY J. Thariat a , N. Janus b , H. Boulanger c , O. Moranne d , G. Deray b , J.-P. Durande e , M. Ducret f , L. Juillard g , Z. Soltani h , G. Motte h , J. Rottembourg i , V. Launay-Vacher b a Service de radiothérapie oncologie, centre Antoine-Lacassagne, Nice, France b Service Icar, service de néphrologie, hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France c Service de néphrologie, clinique de l’Estrée, Stains, France d Service de néphrologie, CHU Pasteur, Nice, France e Service de néphrologie, centre d’hémodialyse d’Orgemont, Angers, France f Service de néphrologie, hôpital d’Annecy, Annecy, France g Service de néphrologie, hôpital Edouard-Herriot, Lyon, France h Service de néphrologie, hôpital du Bocage, Dijon, France i Service de néphrologie, centre Suzanne6Levy, clinique Mont-Louis, Paris, France Introduction.– Un million de personnes sont en dialyse chronique à un travers le monde, avec un taux croissance annuel de 5 % dans les pays occidentaux. De plus, les progrès médicaux réalisés en matière d’épuration extra-rénale ont permis de prolonger la mortalité chez les patients dialysés. Ainsi, la proportion de patients dialysés déve- loppant un cancer ne cesse d’augmenter, patients pour lesquels il se pose la question de la prise en charge thérapeutique des médi- caments anticancéreux en termes d’adaptations posologiques, de dialysance et de toxicité extra-rénale. L’étude CANDY (CANcer et DialYse) a pour but de faire un état des lieux sur le maniement des médicaments en anticancéreux chez les patients dialysés chro- niques développant un cancer. Patients et méthodes.– Étude rétrospective multicentrique incluant tous les patients dialyses chroniques ayant développé un cancer après la mise en dialyse dans un des 12 centres participants. Chaque patient a été suivi pendant 2 ans après le diagnostic du cancer. Parmi les médicaments anticancéreux prescrits, ceux nécessitant une adaptation de la posologie chez le patient dialysé ont identifié grâce aux recommandations de la littérature, de même pour la dialysance des médicaments [1]. Le recueil de données a été réalisé sur la plate-forme EASY-CRF (www.easy-crf.com) de Mons. Vincent Roth. Résultats.– Cent soixante dix-huit patients dialysés et atteints d’un cancer (génito-urinaire : 21 %, hémopathie maligne : 15 %, gastro- intestinaux : 13 %, poumon : 13 %) ont été inclus. Au total, 66 % d’homme, âge médian 69 ans au diagnostic de cancer. Le délai moyen entre l’initiation de la dialyse et le diagnostic de cancer était de 2 ans. Au total, 61 % des 33 patients ayant rec ¸ u un traitement à visée palliative l’ont été à cause de la dialyse. Cinquante patients ont été traités par des médicaments anticancéreux. Parmi eux, 72 % ont rec ¸ u au moins un anticancéreux pour lesquels une adapta- tion posologique était nécessaire (ou pour lesquels aucune donnée n’était disponible quant à une éventuelle adaptation posologique en dialyse) [1]. De même, 82 % ont rec ¸ u au moins un médicament anticancéreux devant être administré après la dialyse afin d’éviter une épuration extra-rénale précoce [1]. Discussion.– La survie chez les patients dialysés atteints de can- cer est faible. Du fait de la dialyse, un grand nombre de patients rec ¸ oivent un traitement palliatif. De plus, une majorité de patients rec ¸ oivent des anticancéreux nécessitant une intention particulière en termes d’adaptation posologique ou de chronoposologie par rapport à la séance de dialyse. Il est donc crucial (1) d’adapter la posologie des médicaments anticancéreux chez ces patients afin d’éviter une augmentation de l’exposition systémique et (2) de programmer leurs administrations après la séance d’hémodialyse le cas échant afin d’éviter une éventuelle épuration extra-rénale précoce des médicaments. Conclusion.– L’étude CANDY a révélé qu’un grand nombre de patients dialysés rec ¸ oivent des médicaments anticancéreux pour lesquels une adaptation de posologie est nécessaire. De plus, une large majorité de ces médicaments sont dialysables. Ainsi chez ce type de patients, il est nécessaire de suivre les recommandations existantes dans la littérature internationale avant d’administrer des médicaments anticancéreux [1]. Référence [1] www.siteGPR.com. doi:10.1016/j.nephro.2011.07.153 AD69 Les facteurs de survie des fistules artério-veineuses natives M.R. El Farouki , A. Bahadi , M.A. Hamzi , M. El Amrani , Y. Zejjari , D. Montasser , W. Arache , T. Aatif , D. Kabbaj , M. Elallam , M. Benyahia , Z. Oualim Néphrologie-dialyse et transplantation rénale, hôpital militaire d’instruction Mohammed V, Rabat, Maroc Introduction.– En hémodialyse, la gestion de l’accès vasculaire est un élément clé et critique. La fistule artério-veineuse native est actuel- lement considérée comme l’accès vasculaire de premier choix en raison d’une incidence de complications plus faible, de sa fiabilité et de sa durabilité. Cette dernière est néanmoins influencée par cer- tains facteurs tels que les co-morbidités. Ce travail présente une étude rétrospective recherchant dans la population des patients hémodialysés des facteurs réduisant la survie de fistules artério- veineuses natives. Patients et méthodes.– Les données concernant toutes les fistules artério-veineuses réalisées dans notre formation, entre janvier 2006 et mars 2011, ont été rétrospectivement collectées. Nous nous sommes intéressés aux caractères cliniques et aux données bio- logiques des patients au moment de la confection de la fistule artério-veineuse. L’analyse statistique a été réalisée par le logiciel SPSS version 17. Résultats.– Cent vingt-deux patients ayant eu la confection de 157 fistules. L’âge moyen des patients est de 50 ans avec une pré- dominance masculine. La néphropathie initiale est diabétique 36 % des cas, avec un suivi néphrologique moyen de 5 mois. La FAV était distale dans plus des deux tiers des cas avec recours à une prothèse dans 10 cas. La survie moyenne des FAV confectionnées est de 690 jours. L’analyse statistique retrouve que les facteurs influenc ¸ ant cette survie sont : (le diabète, le non suivi, l’anémie et le siège distal). Discussion.– Cette série montre une incidence d’échecs précoces dans notre centre semblable à celle décrite dans la littérature (20 à 50 %). Des facteurs cliniques simples permettent néanmoins d’identifier des situations particulièrement à risque d’échecs pré- coces (une fistule artério-veineuse distale chez un diabétique par exemple). Conclusion.– La mise en place d’une consultation multidiscipli- naire des fistules tenant compte de ces facteurs pourrait diminuer l’incidence d’échecs précoces des fistules natives. doi:10.1016/j.nephro.2011.07.154 AD70 Vitamine C en hémodialyse et en hémodiafiltration G. Lefranc ¸ ois , équipe de diététique du pôle santé du confluent Pôle santé du confluent, association Echo, Nantes, France Introduction.– La vitamine C, comme d’autres vitamines hydro- solubles, a un petit poids moléculaire (176 kda), elle est donc