La perception du r81e des fernmes en politique au Canada : le cas des conseill&es municipales au Quebec en 1997 GUY BEDARD Universite' du Que'bec a Montre'al MANON TREMBLAY Universitk d'Ottawa Introduction Au cours des derni2res annkes, plusieurs recherches ont it6 men6es sur un ph6nom2ne relativement rkcent en Occident: l'accks plus important des femmes i des charges publiques Clective~.~ Ces re- 1 Cet article est une version modifiCe d'une communication prCsentCe au First Con- gress on Women's Studies of Northern Mexico and South of the United States, Monterrey (Mexique), en octobre 1997, et ayant pour tihe .The Effects of Personal Experience of Discrimination on the Perception of the Role of Women in Politics : A Case Study of Female Councillors in QuCbec, 1996%. 11 a CtC rendu possible gr%ce B une recherche subventionnke par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. 2 Certes, ce n'est pas d'hier qu'un petit nombre des femmes parviennent B se faire Clire dans les institutions politiques. En 1921, Agnes MacPhail devenait la prernikre dCputCe fkderale, alors que Claire Kirkland-Casgrain recevait le mCme honneur au QuCbec en 1961. Pourtant, ce n'est pas avant les annCes quatre-vingt que les femmes acckdent en plus grand nombre aux institutions politiques cana- diennes et quCbCcoises. Si la proportion de femmes la Chambre des communes du Canada peut Ctre qualifiee d'insignifiante jusqu'au debut des annCes soixante- dix, depuis 1972-soit la premikre Clection aprks le dkpBt du Rapport Bird qui, entre autres, attirait I'attention sur I'exclusion manifeste des femmes des institu- tions politiques au Canada-leur nombre augmente rCgulikrement, bien qu'h un rythme fort conservateur. Au Quebec, c'est B l'occasion de I'Clection du Parti quCbCcois, en 1976, que plus de femmes sont parvenues B se faire Clire au Salon bleu. Contrairement Bun argument souvent avancC, la situation des femmes n'est Guy BCdard, INRS-Culture et sociCtC, UniversitC du QuCbec B Montreal, Montreal, QuCbec H3C 3P8; bedard.guy @uqam.ca Manon Tremblay, DCpartement de science politique et Centre de recherches Femmes et politique, UniversitC d'ottawa, Ottawa, Ontario KIN 6N5; mtrembla@uottawa.ca Canadian Journal of Political Science / Revue canadienne de science politique XXXI1I:I (MarcNrnars 2000) 101-31 O 2000 Canadian Polit~cal Science Association (I'Association canadienne de science politique) andlet la SociitC qutMcoise de science politique