S278 87 e réunion annuelle de la Société franc ¸aise de chirurgie orthopédique et traumatologique — trois points pour la composante clinique (SA clinique) : test d’appréhension antérieure positif, test d’appréhension inférieure positif et présence d’une appréhension antérieure douloureuse. Les scores de Rowe, Walch-Duplay et ASES ont été établis. Une étude statistique de corrélation a été menée. Résultats.— Le recul moyen est de 60 mois (50—68). Dix patients ont présenté une ou plusieurs récidives (quatre butées et six Bankart). Aucun n’a été réopéré pour instabilité. Le SA moyen est de 2 (0—6), similaire pour les deux sous-groupes BA et BC. Vingt patients seule- ment avaient un score égal à 0 (« meilleur » score possible). Le SA subjectif moyen est de 1,2 contre 0,8 pour le SA clinique moyen. Le coefficient de Pearson analysant la corrélation du SA est de —0,64 avec le score de Rowe, —0,57 avec le score de Walch-Duplay et de —0,65 avec le score ASES. Les SA subjectif et clinique sont chacun fortement corrélés au score global. Conclusions.— Le Score Appréhension est un outil corrélé aux scores de Rowe, Duplay, ASES, qui permet facilement de décrire et quantifier l’appréhension résiduelle des patients opérés pour insta- bilité antérieure d’épaule. Il permet de nuancer les résultats des techniques de stabilisation d’épaule et de comparer celles-ci de fac ¸on plus fines qu’en se basant seulement sur la survenue d’une récidive. http://dx.doi.org/10.1016/j.rcot.2012.08.010 29 Bristow-Latarjet arthroscopique avec fixation par double endo-bouton Charles-Edouard Thélu , Xavier Ohl , Omar Elofi , Charles Bessière , Thomas d’Ollonne , Pascal Boileau Service de chirurgie orthopédique et traumatologie du sport, hôpital de l’Archet-2, 151, route de Saint-Antoine-de-Ginestière, 06200 Nice, France Auteur correspondant. Introduction.— La fixation par vis de la coracoïde sur le col de la scapula dans l’intervention de Bristow-Latarjet constitue le « gold standard ». Cependant, ce type de fixation n’est pas dénué de complications : fracture, pseudarthrose ou lyse de la butée osseuse, migration ou fracture de vis, nécessitant dans certains cas l’ablation du matériel. Nous présentons une nouvelle technique arthrosco- pique de fixation de la coracoïde utilisant un fil renforcé monté sur deux endo-boutons. Patients et méthodes.— Cohorte prospective continue de 36 patients traités par une technique entièrement arthroscopique combinant une intervention de Bristow-Latarjet associée à une réparation de Bankart. La butée coracoïdienne ostéotomisée est introduite à travers le muscle sous-scapulaire avec le tendon conjoint, après repérage du nerf axillaire ; elle et fixé sur le col de la scapula préalablement avivé par deux Endo-Bouton (un en arrière du col de la scapula et un à l’apex du processus coracoïde), reliés par une quadruple suture renforcée. La capsule restante et le labrum sont ensuite réinsérés sur le rebord glénoïdien. Tous les patients ont bénéficié d’un scanner postopératoire précoce afin d’évaluer le positionnement de la butée et un plus tardif afin d’évaluer la consolidation osseuse. Une analyse intra et inter-observateur a été effectuée. Résultats.— La butée osseuse était sous-équatoriale dans 92 % (33/36) et tangente à la surface articulaire dans 100 % (36/36). Au recul moyen de huit mois postopératoire (6—18 mois), 75 % des butées présentaient une consolidation osseuse et 25 % une consoli- dation fibreuse. Aucune migration de butée, ni fracture n’ont été observées. Aucune récidive d’instabilité n’a été observée, tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits ; aucune complication vasculo-nerveuse n’est à déplorer. Conclusion.— Les bénéfices de notre technique, comparés à la fixa- tion traditionnelle par vis, sont nombreux : — moins dangereux (pas de méchage proche du plexus brachial) ; — augmentation de la surface de contact d’os spongieux entre la coracoïde et le col (petit trou percé pour passer la suture) ; — optimisation du positionnement de la butée, jamais débordante ; — fixation solide permettant une mobilisation précoce (pas de pos- sibilité d’arrachement) ; — pas d’ablation de matériel nécessaire. Cependant, cette technique demande à être améliorée, afin d’obtenir une consolidation osseuse plus constante, par : — des endo-boutons dédiés ; — un tenseur permettant une meilleure compression osseuse. http://dx.doi.org/10.1016/j.rcot.2012.08.011 30 Cinquante-cinq butées coracoïdiennes sous arthroscopie : analyse de notre courbe d’apprentissage, des difficultés techniques et de la reproductibilité du geste Pierre Metais , Jean-Baptiste Cassio , Frédéric Lecomte , Renaud Moraillon , Thibault Stiernon Clinique La Châtaigneraie, rue de la Châtaigneraie, 63110 Beaumont, France Auteur correspondant. Introduction.— Les objectifs sont d’étudier notre courbe d’apprentissage par l’analyse de notre série de 55 butées réalisées sous arthroscopie d’après la technique mise au point par L. Lafosse et de partager notre expérience. Patients.— Entre mai 2010 et décembre 2011, nous avons opéré 55 instabilités par butée sous arthroscopie chez des patients spor- tifs, pratiquant majoritairement le rugby, d’un âge moyen de 22 ans. Aucune conversion par un mini-abord n’a été réalisée. La cora- coïde est préparée, prélevée et vissée à la glène au travers du sub-scapularis sous arthroscopie. Méthodes.— L’équipe est composée de l’aide opératoire et d’un chirurgien. Les bases de la technique sont celles décrites par L. Lafosse. Cette technique a évolué au fil des interventions jusqu’à ce que nous puissions nous l’approprier. Nous avons analysé les différents temps opératoires en corrélation avec les difficultés tech- niques et les résultats radiographiques pour obtenir une technique reproductible avec un minimum d’écueil. Résultats.— Les huit premières butées ont durée en moyenne 2h15 alors que le temps moyen des 47 dernières est de 1h15 (0h45—1h50). Les radiographies ont montré trois butées médialisées, deux butées médialisées et cassées, 0 latéralisée, une basse, un cassée, une lyse osseuse. Quarante-cinq butées sont correctement positionnées. Aucune complication postopératoire n’est notée. Il n’y a à ce jour qu’une seule récidive de l’instabilité chez un patient à la butée cassée. Discussion.— L’apprentissage de la butée sous arthroscopie nous a montré qu’il s’agit d’une technique sans marge de manœuvre : l’incision cutanée guide la position des broches et des vis dans la coracoïde. La position de la butée sur la glène dépend de l’incision cutanée, du trajet de la poignée au travers des parties molles et du sub-scapularis. Les casses de butée n’ont jamais été vues en peropératoire mais apparaissent sur les radiographies faites à trois semaines : un ser- rage trop fort pour augmenter la compression en est la cause. L’angle fort oblique à 30 induit des erreurs d’appréciation. Elles sont corrigées par des repères instrumentaux qui optimisent la posi- tion de la butée. Conclusion.— La butée sous arthroscopie est une technique repro- ductible et réalisable à 4 mains dans un temps opératoire très raisonnable. Elle est exigeante mais la courbe d’apprentissage n’est pas si importante puisque les chirurgiens qui se tournent vers