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Les injections de toxine botulique dans les
séquelles de paralysie faciale
N. Le Clerc
*
, E. Sauvaget , K. Altabaa , R. Kania , H. Tran ,
J. Blancal, P. Herman
Hôpital Lariboisière, Paris, France
*
Auteur correspondant.
But de la présentation.— Les injections de toxine botulique sont
régulièrement pratiquées pour tenter de corriger les asymétries du
visage et/ou favoriser la phase de récupération. Néanmoins, les
doses et sites d’injection n’ont pas été encore bien déterminés. Le
but de ce travail est d’évaluer à partir de notre expérience clinique,
les protocoles selon le type de séquelles.
Matériels et méthodes.— Il s’agit d’une étude rétrospective por-
tant sur tous les patients suivis pour séquelles de paralysie faciale
et ayant rec ¸u une injection de toxine botulique au cours des deux
dernières années.
Résultats.— Cent soixante-quinze patients ont été suivis annuel-
lement pour séquelles de paralysie faciale sévère avec hypertonie,
syncinésies et spasmes ou en complément d’une chirurgie de réhabi-
litation. Les injections étaient réalisées dans l’hémiface saine pour
diminuer l’hypertonie dans les muscles frontaux et corrugator, les
muscles zygomatiques et le muscle abaisseur de lèvre inférieure.
Du côté paralysé, les injections étaient faites dans le muscle orbi-
culaire prétarsal pour diminuer les syncinésies, et dans le DAO
et les muscles zygomatiques en cas de contracture permanentes.
Les doses sont adaptées à l’importance des séquelles et selon la
sensibilité individuelle évaluée à la consultation intermédiaire. La
satisfaction est observée chez la grande majorité des patients sur
le plan esthétique et fonctionnel et objectivée par le faible taux de
perdus de vue.
Conclusion.— Les injections doivent être réalisées au niveau des
hémifaces saines et pathologiques et dans les territoires supérieurs
et inférieurs. Les doses doivent être augmentées progressivement
selon l’évaluation à 15 jours à un mois.
http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2012.07.179
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Petites anomalies et variantes inesthétiques du
pavillon auriculaire
G. Carles
a,*
, M. Beustes-Stefanelli
b
, A. Marchac
c
, F. Firmin
b
a
Clinique Jean-Causse, Colombiers, France
b
Clinique Bizet, Paris, France
c
HEGP, Paris, France
*
Auteur correspondant.
But de la présentation.— Basé sur l’étude d’une série de 196 cas,
nous présentons une classification et un algorithme chirurgical pour
la prise en charge des petites anomalies et variantes inesthétiques
du pavillon auriculaire.
Matériels et méthodes.— Étude rétrospective descriptive d’une
série de 196 cas, sur une période de 1984 à 2012. Sont inclus les
patients présentant une variante inesthétique ou une petite ano-
malie du pavillon auriculaire, en excluant les oreilles décollées.
Résultats.— Les définitions d’une petite anomalie et d’une variante
inesthétique sont très subjectives et dépendent du groupe ethnique
du patient.
Les variantes inesthétiques sont principalement les oreilles décol-
lées, les macroties et les tubercules de Darwin.
Les petites anomalies de l’oreille sont classifiées en déforma-
tion ou en défect, ainsi qu’en trois principales localisations :
le complexe hélix—scapha, le complexe anthélix—conque et le
complexe lobule—tragus—antitragus.
L’intervention réparatrice est basée sur la réalisation d’un calque
et une comparaison à l’oreille controlatérale.
Le fibrocartilage sera directement remodelé si un support n’est pas
nécessaire.
Le cartilage costal est utilisé en cas de défect intéressant plus du
quart de l’oreille et/ou plus de deux plans spatiaux.
Le cartilage de conque est utilisé en cas de défect intéressant moins
du quart de l’oreille et un ou deux plans spatiaux.
La couverture cutanée est habituellement suffisante et
l’intervention est réalisée le plus souvent en un temps (98 %).
Nous décrivons ces techniques par le biais de différents cas cli-
niques.
Conclusion.— Il existe de nombreux types de petites anomalies et
de variantes inesthétiques du pavillon auriculaire.
La chirurgie est basée principalement sur l’étude de l’oreille contro-
latérale.
Le support de choix est le cartilage de conque et l’intervention est
réalisée le plus souvent en un temps.
http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2012.07.180
Rhinologie
Rhinologie générale
14 octobre 2012 16 h 30 — 18 h 00
Salle : 342A
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Évaluation de la prévalence et spécificités de
l’aspergillose sinusienne asymptomatique ; étude
rétrospective sur 59 cas
A. Ait Mansour
*
, J. Lecanu
Institut Arthur-Vernes, Paris, France
*
Auteur correspondant.
But de la présentation.— Calculer la prévalence de l’aspergillose
sinusienne asymptomatique dans la population générale. Comparer
les aspergilloses asymptomatiques aux aspergilloses symptoma-
tiques afin d’en déterminer les spécificités.
Matériels et méthodes.— Étude rétrospective incluant 59 patients
opérés d’aspergillose sinusienne entre 2006 et 2011 dans une même
unité. Les patients ont été séparés en deux groupes : patients
asymptomatiques (groupe 1, n = 10), et patients symptomatiques
(groupe 2, n = 49). Les patients du groupe 1 était tous issus du
dépistage systématique de foyers infectieux avant chirurgie de la
cataracte pendant cette période (n =6198). Tout les patients inclus
ont été traités par chirurgie endonasale. Le calcul de la prévalence
de l’aspergillose asymptomatique était basé sur la standardisation
de la population source (répartition normale, IC = 95 %). Les deux
groupes ont ensuite été comparés (terrain, âge, antécédents de
traitement canalaires, topographie, taux de récidive) après test de
randomisation par le test de Student et le test du Chi
2
.
Résultats.— Le taux de prévalence de l’aspergillose sinusienne
asymptomatique était de 1,6/1000 dans la population âgée de plus
de 55 ans. Une différence statistiquement significative a été retrou-
vée entre les deux groupes pour les éléments suivants : âge des
patients plus élevé dans le groupe 1, antécédents de traitement
canalaire systématique dans le groupe 1, topographie maxillaire
systématique dans le groupe 1, taux de récidive plus élevés dans
le groupe 2. Le recul moyen était de 18,7 mois (3—49).
Conclusion.— Cette étude est la première à déterminer la
prévalence de l’aspergillose sinusienne asymptomatique dans
la population générale. Elle suggère qu’il existe des formes
d’aspergillose extrêmement lente d’évolution, peu symptoma-
tique, et pose le problème de l’indication opératoire chez ces
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