Posters : dialyse / Néphrologie & Thérapeutique 14 (2018) 290–323 317 PD64 Consultation gériatrique dans un centre d’hémodialyse : pour quels patients ? Quelle valeur pronostique ? Quelles interventions ? F. Guerville 1, , P. Pinard 1 , C. Lasseur 2 , C. Nodimar 2 , A. Lafargue 1 , M. Rainfray 1 , P. Chauveau 2 1 Pôle gérontologie clinique, CHU de Bordeaux, Pessac, France 2 AURAD Aquitaine, Gradignan, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : florent.guerville@chu-bordeaux.fr (F. Guerville) Introduction Les patients âgés constituent le groupe d’insuffisants rénaux chroniques stade 5 qui augmente le plus massivement. La place et les apports de l’évaluation gériatrique (EG) dans leur prise en charge ne sont pas bien définis. Aucun outil de dépistage validé prédisant une EG pathologique n’est disponible pour le néphrologue. Objectif principal Mettre en évidence les caractéristiques démo- graphiques et néphrologiques prédictives d’une EG pathologique. Objectifs secondaires Décrire les syndromes gériatriques iden- tifiés, les interventions proposées suite à l’EG, le suivi des propositions. Rechercher les facteurs gériatriques ayant une valeur pronostique (associés à la mortalité et aux hospitalisations dans l’année suivant l’évaluation). Patients et méthodes Schéma : étude rétrospective, monocen- trique. Critères d’inclusion : patients de 70 ans et plus, hémodialysés, vus à la consultation gériatrique mise en place dans leur centre de dialyse. Période : mars 2013–octobre 2017. Critères de jugement : résultats de l’EG (autonomie, cognition, thymie, locomotion, contexte social, médicaments), interventions proposées par le gériatre, mortalité à 6, 12 et 18 mois après l’EG, nombre de jours d’hospitalisation dans l’année suivant l’EG. Résultats Cinquante-six patients inclus. Analyse des données en cours. Conclusion Résultats et retombées attendus : mettre en évidence les facteurs prédisant une EG pathologique permettra de rationa- liser le recours à cette évaluation (adresser au gériatre les patients les plus susceptibles de nécessiter son intervention). Cela ouvrira des pistes vers un outil de dépistage gériatrique utilisable par le néphrologue ; confirmer la valeur pronostique de l’EG dans ce contexte sera un argument en faveur du recours à l’EG dans la population IRC stade 5 âgée ; améliorer la collaboration entre néphrologues et gériatres, dans l’intérêt des patients. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2018.07.155 PD65 Plus de transfusions chez les patients hémodialysés traités par l’association ACK/AAP S. Citarda 1, , R. Galland 1 , J.M. Poux 1 , A. Guerraoui 2 , M. Lino-Daniel 2 , P. Hallonet 2 , G. Cécile 1 , C.B. Agnes 2 1 CALYDIAL, Lyon, France 2 CALYDIAL, Vienne, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : salvatore.citarda@calydial.org (S. Citarda) Introduction Les patients hémodialysées chronique (HD) ont un risque accru de saignement par rapport à la population générale, augmentée par la prescription d’antiagrégants plaquettaires (AAP) ou/et d’anticoagulants oraux (AC). L’objectif de cette étude est d’évaluer le nombre, les causes de transfusion (TF) et le risque lié au traitement par AC et/ou AAP. Patients et méthodes Étude rétrospective et descriptive portant sur 42 transfusions en HD de janvier 2016 à décembre 2017. Quatre groupes de patients (pts) sont distingués (AC, AAP, AC + AAP, pas AC/AAP). L’analyse concerne : le nombre de transfusions, les causes, et le lien avec les traitements AC-AAP. Résultats Deux cent vingt pts en HD. Soixante-seize concentrés de globules rouges (CGR) chez 30 pts (Tableau 1). Discussion Le groupe AAP présente le plus de pts et de transfu- sions. Si on rapporte au nombre de pts sous traitement, 50 % des pts sous AC + AAP a été transfusé, suivi par le groupe AC (19,0 %). Seul 10,4 % des pts sous AAP a été transfusé. Les principales causes de transfusion sont les pertes digestives (35 CGR) suivi par la cause inflammatoire (29 CGR). Les pts sous AC seul sont les plus âgées avec 50 % de cause de pertes digestives. Comparé aux pts sans AC ou AAP, le groupe AAP + AC présente un risque statistiquement significatif plus élevé de transfusion (RR : 10,5 ; OR : 11,2 IC 95 % [2,0448 ; 60,6797] ; p : 0,001). La comparaison entre les pts sans traitement AC ou AAP et ceux traités par AC (RR : 2,32 ; OR : 2,6 ; IC 95 % [0,6875 ; 11,0096] ; p : 0,13), ou par AAP (RR : 1,27 ; OR : 1,30 ; IC à 95 % [0,3938 ; 5,0601] ; p : 0,78) n’est pas statistiquement significative. Conclusion Il existe un risque accru de TF lié à la prise d’AC ou d’AAP, majoré en cas d’association d’AC et AAP. Les princi- pales causes de TF sont digestives. Une réflexion au cas par cas doit être menée lors du démarrage d’un double traitement agré- geant/anticoagulant. Tableau 1 Cause de transfusion par groupe. AAP (105 pts, 10,4 % TF) âge 73,4 ± 17,3 ans AC (42 pts, 19 % TF) âge 79,1 ± 6,3 ans Cause % Cause % Digestif 53,1 Digestif 50,0 S. inflammatoire 40,6 S. inflammatoire 33,3 Post-chirurgicale 6,2 Post-chirurgicale 11,1 Insuf. rénale aiguë 5,6 AAP + AC (12 pts, 50 % TF) Âge 71,9 ± 14,2 ans PAS AAP/AC (61 pts, 8,2 % TF) Âge 70,6 ± 17,3 ans Cause % Cause % Digestif 38,9 Arrachage aiguille 12,5 S. inflammatoire 44,4 Sepsis 37,5 Post chirurgicale 11,1 Hémothorax 25,0 REA 5,5 Digestif 25,0 Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.nephro.2018.07.156 PD66 TENS : quelle place dans la prise en charge de la douleur chez l’hémodialysé chronique C. El Rifai Service de néphrologie, CHU Hassan II Fès, Fès, Maroc Adresse e-mail : elrifaicherine@gmail.com Introduction La prévalence de la douleur chez la population des hémodialysés chroniques est signalée comme > 60–70 % [1]. L’utilisation d’une technique non pharmacologique (TENS) pour la gestion de la douleur neuropathique semble avoir une place non négligeable.