patients avaient une hypokalie ´mie se ´ve `re. Parmi les autres patients, 87,9 % avaient au moins un me ´dicament peros associe ´ . La trac ¸abilite ´ des adminis- trations e ´tait souvent incorrecte : erreurs de dose, de volume de diluant, d’heure d’interruption... Il est ne ´cessaire d’e ˆtre plus pre ´cis dans la re ´daction des prescriptions afin d’e ´ viter toute erreur possible. Il faut e ˆ tre plus vigilant sur le de ´ bit d’adminis- tration et la dilution. Trop d’hypokalie ´mies le ´ge ` res chez des patients prenant des me ´dicaments peros sont prises en charge par KCl injectable : privile ´gier le potassium peros ou les solute ´ s pre ˆts a ` l’emploi type polyionique. Des efforts doivent aussi e ˆtre re ´alise ´s dans la trac ¸abilite ´ informatique des administra- tions. Conclusion Une pre ´sentation personnalise ´e a ` chaque service des re ´sultats obtenus a e ´te ´ effectue ´ e, un protocole informatise ´ pour le KCl injectable a e ´te ´ re ´dige ´ afin de faciliter la prescription. De ´but 2016, un nouvel audit sera re ´alise ´ afin d’e ´valuer l’impact de ce travail sur les pratiques. Mots cle´s Potassium injectable ; Kalie ´mie ; Audit ; Bon usage ; Pre- scriptions De´claration de liens d’inte´reˆts Les auteurs de ´clarent ne pas avoir de liens d’inte ´re ˆts. http://dx.doi.org/http://dx.doi.org/10.1016/j.phclin.2016.01.012 7M Premiers pas du dossier pharmaceutique aux urgences de l’ho ˆ pital Saint-Louis Romain Longer 1 , Laure Deville 1, *, Isabelle Madelaine 1 , Pierre Faure 1 , Patricia Ribaud 2 , Sophie Touratier 1 , Jean-Paul Fontaine 3 1 Pharmacie, Saint-Louis, 1, avenue Claude-Vellefaux, 75010 Paris, France 2 Responsable syste `me de management de la qualite ´ de la prise en charge me ´dicamenteuse, Saint-Louis, 1, avenue Claude-Vellefaux, 75010 Paris, France 3 Urgences, Saint-Louis, 1, avenue Claude-Vellefaux, 75010 Paris, France *Auteur correspondant. Adresse e-mail : laure.deville@aphp.fr (L. Deville) Introduction L’utilisation du dossier pharmaceutique (DP), cre ´e ´ et de ´ploye ´ en officine depuis 2007, est en expe ´rimentation nationale pilote ´e par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et la direction ge ´ne ´ rale de l’Offre de soins depuis 2013 dans des services d’anesthe ´sie, de ge ´riatrie et des urgences des ho ˆpitaux volontaires. Le service des urgences de notre e ´ta- blissement participe a ` cette expe ´rimentation. Apre `s une phase de travail d’ame ´lioration d’accessibilite ´ au logiciel de consultation du DP, puis du positionnement du DP parmi les sources documentaires me ´dicamenteuses pour des patients admis dans l’unite ´ d’hospitalisation des urgences, une e ´tude ae ´te ´ re ´alise ´e a ` l’accueil des urgences. Mate´riels et me´thode Enque ˆte prospective mene ´e par un externe en phar- macie entre le 1 er avril et le 30 juin 2015 aupre ` s de tous les entrants entre 9 h et 12 h 30, du lundi au vendredi. L’e ´valuation a porte ´ sur : l’accessibilite ´ du DP via la carte vitale ne ´cessaire a ` la connexion, l’accord du patient pour sa consultation, la pre ´sence effective du DP a ` l’aide du logiciel « Fast.Dossier- Pharmaceutique.fr », la connaissance des patients (pts) de leur DP et le temps ne ´cessaire a ` la consultation. Re´sultats et discussion Sept cents patients ont e ´te ´ interroge ´s : 433 (62 %) avaient leur carte vitale ; 426 patients (61 %) ont donne ´ leur accord pour consultation des donne ´ es de la carte vitale, 265 (61 %) avaient un DP ouvert dont 247 (93 %) e ´taient renseigne ´ s. Seuls 47/265 patients (18 %) avaient e ´te ´ informe ´ s de l’ouverture dans une officine de leur propre DP. Le temps me ´dian de consultation du DP a e ´te ´ de 1,7 min. Cette e ´ tude met en e ´ vidence une me ´connaissance ge ´ne ´ rale des patients vis-a `- vis du DP et notamment de l’ouverture de celui-ci. Il n’est pas exclu qu’un certain nombre de patients se disant non informe ´s l’aient effectivement e ´te ´, puis ont oublie ´, ne ´anmoins, cela soule `ve un proble `me e ´thique. A ` noter, que lorsqu’un DP est ouvert, il est quasi-constamment renseigne ´ . Notre e ´tude n’a pas porte ´ sur l’exhaustivite ´ des donne ´es contenues dans le DP. Un temps de consultation de moins de 2 min nous paraıˆt compatible avec une consultation quasi-syste ´ matique du DP et un externe en pharmacie de ´die ´ le permet avec la limite d’une pre ´sence a ` mi-temps. Conclusion Ce travail qui a permis d’assurer une information sur le DP sera comple ´te ´ par une analyse de la connaissance des patients de leur(s) traite- ment(s). Paralle `lement, l’apport du DP en tant que source d’information a ` l’admission aux urgences sera examine ´, dans l’optique d’une optimisation de la prise en charge des patients. Mots cle´s Dossier pharmaceutique ; Urgences ; Bilan me ´dicamenteux ; Conciliation me ´dicamenteuse ; Lien ville-ho ˆpital De´claration de liens d’inte´reˆts Les auteurs de ´clarent ne pas avoir de liens d’inte ´re ˆts. http://dx.doi.org/http://dx.doi.org/10.1016/j.phclin.2016.01.013 8M Impact de la mise en place de recommandations d’utilisation pour la ceftriaxone et le ce ´fotaxime Pierre Net 1, *, Philippe Lesprit 2 , Dominique Dardelle 1 , Tristan Delory 3 , Marc Vasse 4 , Brigitte Bonan 1 1 Service de pharmacie, ho ˆpital Foch, 40, rue Worth, 92151 Suresnes, France 2 Infectiologie transversale, service de biologie clinique, ho ˆpital Foch, 40, rue Worth, 92151 Suresnes, France 3 Service des maladies infectieuses, ho ˆpital Saint-Louis, 1, avenue Claude-Vellefaux, 75010 Paris, France 4 Service de Biologie Clinique, ho ˆpital Foch, 40, rue Worth, 92151 Suresnes, France *Auteur correspondant. Adresse e-mail : pierre_net@hotmail.fr (P. Net) Introduction La ceftriaxone (CRO) est un antibiotique particulie `rement ge ´ne ´rateur de re ´sistance bacte ´rienne devant faire l’objet de mesures de contro ˆle spe ´cifiques de la prescription (ANSM 2014). En juin 2014, la COMAI (commission des anti-infectieux) de l’e ´tablissement a e ´mis des recommandations incitant a ` une utilisation pre ´fe ´rentielle du ce ´fotaxime (CTX) au lieu de la ceftriaxone (CRO). Depuis, la CRO est re ´serve ´e aux patients non perfusables par voie i.v. (intraveineuse) ou ambulatoires. L’objectif de cette e ´tude a e ´te ´ de ve ´rifier l’impact de ces recommandations. Mate´riels et me´thode Analyse des consommations mensuelles de CRO, de CTX et de vancomycine (VAN) de septembre 2013 a ` mars 2015. La VAN faisait office d’antibiotique te ´ moin. Analyse en re ´gression line ´aire segmente ´e de l’e ´volution des consommations d’antibiotiques exprime ´ es en DDJ/1000 JH (dose de ´finie journalie `re/1000 journe ´es d’hospitalisation). Un audit prospectif des prescriptions de CRO a e ´te ´ mene ´ de juin 2014 a ` de ´cembre 2014 sur l’ensemble de l’ho ˆpital via un logiciel de prescription informatise ´e. Les parame `tres e ´tudie ´s e ´taient : nombre de prescriptions par service, voie d’administration et dure ´e de prescription. Aucune autre mesure interventionnelle n’a e ´te ´ applique ´e au cours de l’audit en dehors des avis du re ´fe ´rent antibiotique sollicite ´s par les services et d’un rappel des recommandations fait en novembre a ` l’arrive ´e des internes. Re´sultats et discussion On observe une baisse significative des consom- mations (me ´diane, [IQR]) de CRO (27,1 [24,8, 29,7] vs. 11,1 [10,4, 13,38] DDJ/1000 JH, p < 0,01) et une hausse significative des consommations de CTX (13,4 [12,1, 20,6] vs 32,8 [31,45, 36,75] DDJ/1000 JH, p < 0,01), sans changement significatif de la consommation globale de C3G (p = 0,604). Il n’y avait pas de variation de la consommation de VAN (p = 0,178). L’analyse n’a pas montre ´ de lien significatif (p = 0,283) entre l’e ´volution des consom- mations et l’application des recommandations faute de points de mesure suffisants. Deux cents quatre-vingt quinze prescriptions de CRO ont e ´te ´ releve ´es au cours de l’audit : 197 (78 %) i.v., 56 (22 %) SC/IM. Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien 2016;51:63-93 66