22 e congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Lyon, 26—28 janvier 2018 A81 But de l’étude L’objectif de ce travail était d’évaluer l’influence de la rhinite allergique sur le contrôle et la sévérité de l’asthme. Méthodes Une étude rétrospective a été réalisée dans une consultation de pneumologie chez des malades suivis pour rhinite allergique et asthme. Les données ont été recueillies dans les dos- siers des malades et lors de leur contrôle. Résultats Au total, 212 patients ont été colligés ; une prédo- minance féminine de 123 femmes, soit 58 % des cas avec un âge moyen de 42 ans a été constaté. Selon la classification du Gina : l’asthme était intermittent dans 10 % des cas, persistant léger dans 29 % des cas, persistant modéré dans 49 % des cas et persistant sévère dans12 % des cas Selon la classification ARIA : la rhinite aller- gique était intermittente dans 25 % des cas, persistante légère dans 35 % des cas, persistante modérée à sévère dans 39 % des cas. Une conjonctivite allergique a été associée chez 25 % des patients asth- matiques et un eczéma de contact dans 13 % des cas. L’asthme associé à une rhinite intermittente était contrôlé dans 60 % des cas, partiellement contrôlé dans 31 % des cas lorsque l’association de l’asthme avec une rhinite persistante modérée a été retrouvée. Il a été constaté que la maladie asthmatique était non contrôlée lorsque la rhinite allergique persistante sévère était présente chez ces malades ; ce non-contrôle a été retrouvé dans notre étude dans 9 % des cas. Conclusion La rhinite allergique est un facteur de mauvais contrôle de l’asthme quel que soit le niveau de sévérité de l’asthme. Son traitement adéquat et son observance améliorent la qualité de vie de ces patients. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.rmr.2017.10.162 150 Caractéristiques de l’asthme non contrôlé en Tunisie F. Yangui ∗ , B. Melki , M. Triki , M. Abouda , M.R. Charfi Service de pneumologie, hôpital des FSI, La Marsa, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : ferdaous yangui01@yahoo.fr (F. Yangui) Introduction L’objectif du traitement de l’asthme est d’obtenir et de maintenir un contrôle optimal de la maladie. Toutefois, plusieurs patients asthmatiques restent non contrôlés malgré la dis- ponibilité de différents médicaments efficaces. L’objectif de notre étude est d’évaluer le contrôle de l’asthme en Tunisie et de cher- cher les facteurs associés au non-contrôle de la maladie. Méthodes Il s’agit d’une étude prospective transversale conduite entre avril et septembre 2016. Les patients asthmatiques ayant rec ¸u un traitement optimal et régulier ont été inclus. Le contrôle de l’asthme a été évalué selon les critères du GINA. Deux groupes ont été individualisés : les patients ayant un asthme non contrôlé (G1) et les patients ayant un asthme contrôlé (G2). Résultats Parmi les 204 patients colligés, 61 % avaient un asthme contrôlé, 11 % avaient un asthme non contrôlé et 28 % avaient un asthme partiellement contrôlé. Les patients du G1 étaient plus âgés (51,21 vs 45,29 ; p = 0,1). Il y avait autant d’hommes que de femmes dans chaque groupe. L’IMC moyen des deux groupes était compa- rable. Le tabagisme et le RGO symptomatique étaient fréquents dans les deux groupes et sans différence significative. L’asthme d’origine allergique était fréquent dans les deux groupes (63 % vs 65 %, p = 0,5). Une sensibilité aux poils de chats (40 % vs 16 %, p = 0,006), aux pollens (40 % vs 24 %, p = 0,09) et aux moisissures (22 % vs 11 %, p = 0,13) était plus fréquente dans le G1. La sensibilité aux acariens était plus fréquente dans le G2 (36 % vs 52 %, p = 0,15). Le trouble ventilatoire obstructif non réversible était plus fréquem- ment retrouvé dans le G1 (31 % vs 12 %, p = 0,02). Le VEMS moyen était plus bas dans le G1 (74 % vs 87 %, p < 10 -3 ). L’association d’un corticoïde inhalé à forte dose avec un bêta-mimétique de longue durée d’action et un anti-cholinergique inhalé a été plus fréquente dans le G1 (9 % vs 0 %, p < 10 -3 ). Conclusion Les asthmatiques non contrôlés étaient plus âgés et une obstruction bronchique plus sévère expliquant le recours à une forte dose de traitement inhalé chez ces patients. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.rmr.2017.10.163 151 Impact de l’obésité sur la rhinite chez les patients asthmatiques H. Snene 1,∗ , N. Ben Salah 1 , K. Zayen 1 , D. Bejar 1 , N. Chaouech 1 , S. Hajjej 1 , M. Slama 1 , M. Mjid 2 , Y. Ouahchi 2 , J. Cherif 2 , M. Beji 2 , N. Mehiri 1 , S. Toujani 2 , B. Louzir 1 1 Université de Tunis El Manar, faculté de médecine de Tunis, CHU Mongi Slim La Marsa, service de pneumologie allergologie (unité de recherche 12SP06), Ariana, Tunisie 2 Université de Tunis El Manar, faculté de médecine de Tunis, CHU La Rabta, service de pneumologie allergologie (unité de recherche 12SP06), Tunis, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : houda.snen@gmail.com (H. Snene) Introduction L’obésité est reconnue comme facteur favorisant de l’asthme ainsi que de son mauvais contrôle. Cependant, son impact sur la rhinite chez les patients asthmatiques reste un sujet mal exploré. Le but de notre travail était de déterminer les particu- larités de la rhinite chez les patients asthmatiques obèses. Méthodes Durant une période d’un an, une étude transversale a été menée aux services de pneumologie et d’allergologie du CHU Mongi Slim La Marsa et du CHU La Rabta à Tunis, intéressant les patients suivis pour asthme avec rhinite associée. Tous les patients ont une exploration fonctionnelle respiratoire et des tests cutanés aux pneumallergènes. Deux groupes ont été comparés en se basant sur la symptomatologie et les caractéristiques cliniques de la rhi- nite : G1 (groupe d’asthmatiques ayant un IMC < 30 kg/m 2 ) et G2 (groupe d’asthmatiques ayant un IMC ≥ 30 kg/m 2 ). L’étude statis- tique a été réalisée par le logiciel SPSS 20.0. Résultats Cent onze patients ont été colligés : 73 patients pour le G1 et 38 patients pour le G2. L’âge moyen était de 44 ans dans le G1 et 50 ans pour le G2 (p = 0,005). Le sex-ratio H/F était de 0,62 dans le G1 et 0,15 dans le G2 (p = 0,006). La symptomatologie de la rhinite était plus fréquente dans le G2 : prurit nasal présent chez 92 % des patients du G2 vs 73 % dans le G1 avec p = 0,021 ; prurit nasal retrouvé chez 97 % des patients du G2 vs 80 % de ceux du G1 avec p = 0,016. Par ailleurs, la rhinite avait plus de retentis- sement sur la vie quotidienne dans le G2 avec une rhinite modérée à sévère dans 81 % des patients du G2 vs 56 % pour le G1 (p = 0,008). Cependant, la rhinite était permanente dans 42 % des cas du G2 vs 38 % des cas du G1 (p = 0,7) et son contrôle était comparable entre les deux groupes (58 % dans le G1 vs 44 % dans le G2 avec p = 0,17). De même, l’origine allergique était comparable dans les deux groupes avec des tests cutanés positifs dans 92 % des cas de G1 et de G2. Conclusion Les résultats de notre travail montrent que la rhinite chez les patients asthmatiques obèses est plus symptomatique avec un retentissement plus important sur l’activité quotidienne. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.rmr.2017.10.164