1 er Séminaire National de Génie Civil sur les Matériaux et Protection de l’Environnement Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem / Laboratoire Construction, Transport et Protection de l’Environnement ETUDE EN LABORATOIRE DE LA REDUCTION DU RISQUE DE LIQUEFACTION DE LA VILLE DE CHLEF ARAB Ahmed 1 , BELKHATIR Mostéfa 1 , SHAHROUR Isam 2 , , BRAHIM Aek 1 1 Maître de Conférences, Laboratoire des Sciences de Matériaux et Environnement, Université de Chlef 2 ProfesseurLaboratoire de Génie Civil et GéoEnvironnement Lille1, France RESUME : Cet article décrit le phénomène de liquéfaction, le processus et les méthodes d’évaluation de ce risque. Les techniques utilisés pour l’amélioration de la résistance à la liquéf action sont comparés, notamment en agissant sur les paramètres indice des vides et drainage. En plus une étude en laboratoire de la micro-zonation de la ville de Chlef comportant des essais en laboratoire sur des chemins drainés et non drainés ont été réalisés à l’appareil triaxial sur le sol de Chlef. Les résultas montrent que la résistance à la liquéfaction est très influencée par la présence des fines, la résistance à la liquéfaction diminue avec l’augmentation de la fraction des fines. L’étude du renforcement du sol de Chlef par augmentation de la densité relative, inclusions de nappes de géotextiles, colonnes ballastés et micro- pieux de sable compacté montre une amélioration et stabilisation très significative de la résistance à la liquéfaction par rapport au sol vierge. MOTS-CLEFS : Liquéfaction, sable, drainage, indice des vides, géotextiles, colonnes ballastés. 1. Introduction Des sols constitués d’un mélange sable-argile ou sable-limon sont fréquemment rencontrés. Les projets d’aménagement et de construction sur ce type de sols nécessitent une bonne connaissance de leur comportement mécanique. Actuellement la prévention des risques naturels ou industriels fait partie intégrante des préoccupations des pouvoirs publics en matière d’aménagement du territ oire. La prise en compte de l’aléa sismique témoigne de cette préoccupation. Le risque de liquéfaction prend une part grandissante dans les projets d’aménagement du territoire et de construction. Il semblerait que Hazen ait été le premier a utilisé le terme de liquéfaction pour décrire et expliquer le mode de rupture du barrage Calaveras en 1918 en Californie, ou 700 000 m 3 de sol constituant le pied amont du barrage ont été emportés sur une distance de 100 m sans aucune cause apparente. Hazen a expliqué ce phénomène par une concentration de pressions induite par un mouvement ou une déformation dans le matériau. Lorsque ceci se produit rapidement, l’eau contenue entre les pores est mise sous pression. L’augmentation continue de cette pression interstitielle conduit a une diminution des forces intergranulaires dans le sol, et le matériau perd toute sa résistance lorsque la pression interstitielle devient égale a la contrainte effective initiale. Plusieurs cas de glissements de terrains, de ruptures de barrages, de digues, de structures en terre, parmi d’autres, ont été attribués à la liquéfaction. Tous ces phénomènes, concernant le comportement non drainé des sols, présentaient en commun un développement de la pression interstitielle sous l’action d’un chargement statique ou cyclique, dans des milieux non cohérents saturés. . Le phénomène de liquéfaction a fait de nombreux dégâts à travers le monde où on observe des basculements et enfoncements de bâtiments (fig.1.) cas du séisme de Niigata (1964), glissements de terrain (fig.2. Chlef 1980), destruction de pont suite à l’enfoncement des culés lors du séisme de Kobé (1995). De nombreux travaux ont été consacrés à l’étude de la liquéfaction des mélanges sable sols fins. Les résultats montrent qu’en fonction de la plasticité et du type des sols étudiés, l’augmentation de la fraction des fines peut conduire à une augmentation de la résistance à la liquéfaction de ces sols (Amini et Qi 2000), où une diminution de cette résistance (Shen et al. 1997 ; Troncoso at Verdugo 1985 ; Finn et al. 1994 ; Vaid 1994 ; Zlatovic at Ishihara 1997). D’autres études ont montré que la résistance à la liquéfaction diminue avec l’augmentation de la teneur en fine jusqu’à atteindre une résistance minimale puis, le ré-augmente avec la teneur en fines (Law et Ling 1992 ; Koester 1994, Bouferra et Shahrour 2004).