Annulation d’interférence dans les systèmes optiques à accès multiple par répartition de codes (O-CDMA) C. GOURSAUD, A. JULIEN-VERGONJANNE., C. AUPETIT-BERTHELEMOT, J.P. CANCES, et J.M. DUMAS. UMOP/GESTE CNRS FRE 2701, Université de Limoges, Parc ESTER, B.P. 6804, 87068 Limoges goursaud@ensil.unilim.fr Résumé – Dans cet article, nous présentons l’étude d’un récepteur à annulation parallèle d’interférence précédé d’un limiteur optique, pour un système DS-CDMA optique. Le but de ce récepteur est de réduire l’Interférence d’Accès Multiple (IAM) due aux codes optiques unipolaires. Nous montrons que l’utilisation du récepteur présenté permet d’améliorer le système, au niveau de la longueur des codes utilisés, ou au niveau de la gestion des séquences allouées aux utilisateurs actifs. Abstract – In this paper, we study the parallel interference cancellation receiver, with hard limiter, for optical Direct Sequence Code Division Multiple Access (DS-OCDMA). The aim of such a receiver, is to mitigate the Multiple Access Interference (MAI) linked to the codes unipolarity. We show that by using this receiver, we can improve the system, either by reducing the code length, or giving flexibility for the codes assignment. 1. Introduction L’application des techniques CDMA, couramment utilisées en radiofréquences, est envisagée pour les réseaux optiques, en particulier dans le contexte des réseaux locaux haut débit [1-3]. Les systèmes optiques basés sur une modulation non- cohérente de la lumière imposent l’unipolarité des codes d’étalement, puisque l’intensité lumineuse est une quantité positive ou nulle. Dans ce cas, et contrairement aux systèmes CDMA radiofréquences, les codes ne peuvent pas être strictement orthogonaux. Les performances des systèmes O- CDMA sont donc limitées par l’Interférence d’Accès Multiple (IAM). Dans cette étude, nous présentons une méthode d’annulation parallèle (appelée PIC) développée pour les systèmes radiofréquences, appliquée à un système Optique CDMA à Séquence Directe (DS-OCDMA), les codes d’étalement étant des séquences unipolaires quasi orthogonales appelées OOC [1]. Le récepteur étudié est constitué d’un dispositif limiteur optique placé devant une structure PIC. L’expression théorique de la probabilité d’erreur a été établie dans le cas d’un système optique DS-OCDMA incohérent synchrone et utilisant des codes OOC. En comparant l’efficacité de ce nouveau récepteur (appelé LO+PIC) avec les récepteurs à détection par corrélation et à annulation d’interférence sans limiteur, nous en déduisons la supériorité de la structure étudiée non seulement en terme de performances mais aussi en ce qui concerne les possibilités de réalisation. En effet, il résulte de l’analyse que le récepteur à annulation parallèle d’interférence avec un limiteur nécessite un facteur d’étalement plus faible que dans les autres cas, pour une performance et un débit donnés. 2. Description d’un système DS-OCDMA Dans un système DS-OCDMA, les utilisateurs transmettent des données binaires équiprobables et indépendantes sur une fibre optique. La différenciation des utilisateurs se fait par multiplication des données par un code. Ce code doit être spécifique à chaque utilisateur, de façon à pouvoir extraire les données par comparaison du signal reçu avec le code de l’utilisateur désiré. Les codes étudiés dans cet article sont des codes quasi- orthogonaux OOC [1] définis par (F,W,λ a ,λ c ), où F est la longueur du code (c’est à dire le nombre total d’impulsions appelées chips dans un temps bit), W le poids (c’est à dire le nombre de chips ayant la valeur 1), et λ a et λ c les contraintes d’auto et d’inter-corrélation, que nous avons fixées à 1. Dans ce cas, le nombre maximal d’utilisateurs possibles dans la famille est : ) 1 ( ) 1 ( - - = W W F N ( 1 ) Au niveau du récepteur, le dispositif le plus simple est le Détecteur Conventionnel par Corrélation (DCC)[3]. Grâce à une multiplication du signal reçu par le code de l’utilisateur désiré, il estime la puissance totale reçue aux positions des chips à 1, pour la comparer à un seuil S T . Avec un tel récepteur et dans un système optique idéal, seuls les 0 peuvent être mal détectés, ceci lorsque les contributions des autres utilisateurs augmentent suffisamment la puissance reçue aux positions des chips à 1. Il a été montré que la probabilité d’erreur d’un tel récepteur dans le cas synchrone [1] est : ( ( i N i N S i i N EDCC F W F W C P T - - - = - - = 1 2 2 1 1 2 1 2 2 1 ( 2 ) brought to you by CORE View metadata, citation and similar papers at core.ac.uk provided by I-Revues