Présentations affichées / Médecine Nucléaire 42 (2018) 159–181 163 après 24 h. La préparation du patient à l’examen s’effectue de la même manière pour les deux produits. Nos médecins ont remarqué que la scintigraphie réalisée avec Tektrotyd ® présentait une meilleure qualité d’image, la rendant plus facile à interpréter. Discussion et conclusion Le 99mTc est un émetteur gamma (141Kev) avec une courte demi-vie (6 heures), tandis que l’111In est un émetteur gamma à 94 % (247Kev) avec une demi-vie plus longue (2,8 jours). D’un point de vue dosimétrique, l’111In est beaucoup plus irradiant. Tektrotyd ® est donc plus pratique à utiliser pour les patients et le personnel. Certaines études ont démontré que les deux produits ont une efficacité équivalente malgré leurs différences. Le fait que Tektrotyd ® se présente sous forme de kit froid marqué au 99mTc, avec une irradiation moindre et une bonne image, a fait que nous avons opté pour lui pour réaliser les scintigraphies des tumeurs neuroendocrines. Mots clés Octréotide ; Scintigraphie ; Tumeurs neuro-endocrines Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.mednuc.2018.03.077 P 23 Étude comparative de la scintigraphie aux récepteurs de la somatostatine : 99mTc-HYNIC-TOC vs 111In-DTPA-OC M.A. Bettaieb 1, , W. El Ajmi 2 , J. Ayari 3 , S. Bennour 2 , H. Hammami 2 , A. Sellem 2 1 Médecine nucléaire, centre hospitalo-universitaire Sahloul, Sousse, Tunisie 2 Médecine nucléaire, hôpital militaire principal d’instruction, Tunis, Tunisie 3 Oncologie, hôpital militaire principal d’instruction, Tunis, Tunisie Auteur correspondant. Adresse e-mail : aymen bet@yahoo.fr (M.A. Bettaieb) Objectif Comparaison entre deux radiopharmaceutiques analogues aux récepteurs de la somatostatine, le 111In-DTPA-D-Phe-Octréotide (Octreoscan ® , laboratoire Mallinckrodt) et le 99mTc-EDDA/HYNIC- Tyr3-Octréotide (Tektrotyd ® , laboratoire Polatom) : illustration par un cas clinique. Description du cas Un homme de 53 ans a eu, en juillet 2013, une pancréa- tectomie corporéo-caudale avec résection de deux nodules hépatiques pour une tumeur neuroendocrine du pancréas grade 2 (Indice Ki 67 à 5 %) et classée T2N0M1(foie). Il a bénéficié par la suite de 3 cures de chimiothérapie (STZ/5- FU). En mars 2014, le contrôle scannographique a retrouvé une récidive locale et une apparition d’autres métastases hépatiques. La Chromogranine A a été dosée à 297 ng/mL. Depuis, il a rec ¸u 33 injections de Sandostatin Lar 30 mg/mL. L’évolution a été marquée par une amélioration clinique (OMS = 0), une baisse de la Chromogranine A à 30 ng/mL et une stabilité sur le plan de l’imagerie. Méthodes Deux scintigraphies ont été réalisées chez ce patient, la 1 re à l’Octreoscan ® en juillet 2017 et la 2 e en décembre 2017 au Tektrotyd ® . Les images ont été réalisées sur une gamma caméra double tête de type Symbia, fabriquant Siemens. Protocole de la scintigraphie à l’Octrescan ® : injection de 200 MBq, collimateur moyenne énergie, scintigraphie planaire en BCE (matrice 256 × 1024 ; 8 cm/min) à 4 h puis à 20 h, TEMP (orbite 360 non circulaire, mode auto-contours ; 32 vues : 30 s/vue, matrice 64 × 64). La reconstruction des images a été faite selon la méthode itérative (4 itérations). Protocole de la scintigraphie au Tektrotyd ® : injection de 740 MBq, collimateur LEHR, scin- tigraphie en BCE (matrice 256 × 1024 ; 12 cm/min) à 1 h puis à 4 h, TEMP (orbite de 360 non circulaire, mode auto-contours ; 32 vues : 30 s/vue, matrice 64 × 64) avec la même méthode de reconstruction. Résultats Vingt-huit foyers hépatiques ont été retrouvés sur la scintigraphie au Tektrotyd ® . Parmi ces lésions, 18 foyers correspondaient à 9 foyers sur la scintigraphie à l’Octreoscan ® , qui étaient en fait confluents, et 10 nouveaux foyers ont été retrouvés après une relecture guidée (fixation faible à peine dis- tinguée du BDF sur l’Octreoscan ® ). Le foyer en regard de la loge pancréatique était plus intense. Conclusion Ce travail montre la supériorité de la Tyr-Octréotide marquée au technétium par rapport à l’octréotide marquée à l’indium. Cette supériorité est due aux propriétés pharmacocinétiques et à une meilleure résolution spatiale. Mots clés Tumeurs neuro-endocrines ; 111Indium ; Métastase hépatique ; Radiopharmaceutique ; Scintigraphie Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.mednuc.2018.03.078 P 24 Tissue quantification of iodine thyroid metabolism in humans. Development of an isotopic imaging technique on slides A. Cherif 1, , M. Nouira 1 , S. Saguem 2 , N. Barthe 3 , B. Basse Cathalinat 3 , M. Guezguez 1 1 Médecine nucléaire, CHU Sahloul, Sousse, Tunisia 2 Biophysique, faculté de médecine, Sousse, Tunisia 3 Biophysique, université Victor-Segalen, Bordeaux, France Corresponding author. E-mail address: achwak.cherif@yahoo.fr (A. Cherif) In the treatment of thyroid cancer, radioiodine therapy takes place after sur- gery. Therapeutic efficacy depends on thyroid tissue ability to uptake radioactive iodine. Methods: In this work we proposed to develop a method to quantify the fixation of iodine 131 on sections of thyroid glands removed during thyroidec- tomies. We performed an analysis of histological sections of thyroid tissue by beta imaging. Our goal is to quantify the fixed radioactivity and analyze its dis- tribution in the thyroid gland given the good spatial resolution available with the type of detector used. Results: The results gave an excellent quality of images showing the heterogeneity of iodine 131 fixation by thyroid tissues. Conclusion: This work has shown that direct quantification of thyroid uptake is possible using the beta imaging system. Mots clés 131I ; Autoradiographie ; Quantification Disclosure of interest The authors declare that they have no competing inter- est. https://doi.org/10.1016/j.mednuc.2018.03.079 P 25 Le cancer différencié de la thyroïde associé à la thyroïdite lymphocytaire (à propos de 19 cas) N. Ismaili Alaoui 1, , M. Larwanou 2 , H. El Ouahabi 2 1 Médecine nucléaire, CHU Hassan II, Fès, Maroc 2 Endocrinologie, diabétologie et nutrition, CHU Hassan II, Fès, Maroc Auteur correspondant. Adresse e-mail : ismailialaoui nadia@yahoo.fr (N. Ismaili Alaoui) Introduction Les cancers différenciés de la thyroïde (CDT) sont les cancers endocriniens les plus fréquents. L’association du CDT avec d’autres pathologies thyroïdiennes a déjà été décrite telle que l’hyperthyroïdie et autres. Par ailleurs, son association avec les thyroïdites est rare. Notre travail a pour but d’étudier le profil des patients qui présentent un CDT associé à une thyroïdite lymphocytaire. Patients et méthodes Nous avons sélectionné 19 cas de thyroïdite lympho- cytaire, colligés au service de médecine nucléaire, qui ont été diagnostiqués à l’histologie sur une période de 3 ans de mai 2009 au mois de septembre 2016. Résultats La moyenne d’âge était de 41,68 ans + 13,22 avec un âge < 55 ans chez 84,2 % des cas, toutes des femmes. Le mode révélateur était le goitre multihétéronodulaire dans 79 % des cas, le nodule thyroïdien dans 15,8 % des cas et l’hypothyroïdie dans 5,3 % des cas. Toutes les patientes ont bénéficié d’une thyroïdectomie totale. Les caractéristiques anatomopathologiques étaient : une histologie papillaire dans tous les cas. La tumeur a été classée PT1a chez 26,3 % des cas, PT1b chez 21,1 % des cas, PT2 dans 42,1 % des cas et PT3 dans 10,5 % des cas. L’effraction de la capsule a été objectivée chez 4 patientes. Elles étaient toutes au Stade I. L’irathérapie à 3,7GBq a été indiquée chez 10 patientes et à 1,1 GBq chez 2 patientes. Pour les 7 cas restants, il n’y avait pas d’indication au traitement par le radio iode. Le balayage post-irathérapie n’a pas révélé de fixation pathologique en dehors de la loge thyroïdienne dans tous les cas. La thyroglobuline en défreination n’était détectable que dans 3 cas. La guérison a