Résumés 47 1 Université Paris Descartes, AP—HP, hôtel Dieu, centre du Sommeil et de la Vigilance, EA 7330 VIFASOM, Paris, France 2 IRBA, unité fatigue Vigilance, Paris et EA 7330 VIFASOM, Brétigny, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : damien.leger@aphp.fr (D. Leger) Objectif L’étude du syndrome de l’épuisement professionnel (SEP) est complexe. La littérature scientifique montre qu’une approche bio-psychométrique est intéressante. L’objectif est d’étudier le sommeil et les modifications des taux sanguins de variables biologiques sur un groupe de salariés en épuisement pro- fessionnel. Méthodes Nous avons réalisé une enquête cas-témoins incluant 54 salariés symptomatiques (30 hommes et 24 femmes d’âge moyen 31,7 ans ± 7,4) comparés à 86 témoins (41 hommes et 45 femmes d’âge moyen 30,8 ans ± 7,1). Les sujets ont été évalués par un entretien clinique, un auto questionnaire portant sur le sommeil (DSMV) et des échelles psychométriques : Karasek, Maslach Burn out Inventory (MBI), Hospital Anxiety and Depression scale (HADS). Un dosage biologique sur sang veineux a été réalisé pour chaque sujet. Plusieurs paramètres dont l’hémoglobine glyquée (HbA1c) ont été mesurés. Résultats L’insomnie selon les critères DSM V est significati- vement associée au burnout (OR = 21,5 [8,8—52,3], p < 0,001), et l’HbA1c est significativement augmentée par rapport au groupe témoin : (4,66 ± 0,57 versus 3,0 ± 0,51, p < 0,001). Conclusion L’insomnie, l’HbA1c, sont significativement associées à l’épuisement professionnel. Ces paramètres bio-cliniques pour- raient être intéressants dans le dépistage et le suivi du burnout. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.msom.2017.01.086 P80 VIH : sa sévérité est-elle associée à un temps de sommeil long et à des longues siestes ? Brice Faraut 1 , Alexandre Malmartel 2 , Jade Ghosn 3 , Martin Duracinsky 4 , Damien Leger 1,∗ , Sophie Grabar 2 , Jean-Paul Viard 3 1 Université Paris Descartes, AP—HP, hôtel Dieu, centre du Sommeil et de la Vigilance, EA 7330 VIFASOM, Paris, France 2 Unité d’epidémiologie et de biostatistique, AP—HP, hôtel-Dieu, Paris, France 3 Unité d’immuno-infectiologie, AP—HP, hôtel-Dieu, Paris, France 4 Département de la recherche clinique, AP—HP, hôpital Saint-Louis, Paris, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : damien.leger@aphp.fr (D. Leger) Objectif Un temps de sommeil total trop court ou trop long a été souvent retrouvé comme associé à un statut pro-inflammatoire et à des maladies chroniques. Mais on connaît peu l’association entre temps de sommeil et la sévérité de la maladie VIH. Méthodes Étude mono-centrique avec auto-questionnaires pro- posés systématiquement aux patients VIH permettant de définir l’insomnie (critères ICSD-3), le sommeil de mauvaise qualité (PSQI > 5) et le temps de sommeil total (TST). Une actimétrie de 10 jours a été proposée à un sous-groupe. Résultats Au total, 640 patients ont participé, dont 97 ont porté un actimètre. Les prévalences du sommeil de mauvaise qualité PSQI >5 (68 %) et de l’insomnie (50 %) sont élevées. Le taux de CD4 bas <500/mm3 a été retrouvé inversement corrélé à l’insomnie (OR = 0,73 p < 0,01) et au sommeil de courte durée (TST < 6 h OR = 0,73 p < 0,01) mais positivement associé au sommeil de longue durée (TST > 8 h OR = 1,49 p < 0,01). De même, un temps de sommeil long à l’actigraphie a été retrouvé associé aux taux de CD4 bas (OR = 0,2 p = 0,05) et à la sévérité de la maladie VIH (OR = 3,99 p = 0,04). 76 % des longs dormeurs rapportaient des siestes longues (≥1 h) pendant les jours de semaines, et les siestes ≥1 h étaient associées à un bas CD4 nadir et à une sévérité plus éle- vée que des siestes <1 h (OR = 0,52 p = 0,02 and OR = 17,26 p = 0,03, respectivement). Conclusion La prévalence de l’insomnie est très élevée chez les patients VIH. La sévérité du VIH est associée à un TST élevé et aux longues siestes. Déclaration de liens d’intérêts étude soutenue par l’ANRS. http://dx.doi.org/10.1016/j.msom.2017.01.087 P81 Comparaison de deux agendas du sommeil utilisés dans un service hospitalo-universitaire Grégory Pierne 1 , Juliette Chambe 1,∗ , Ulker Kilic-Huck 2 , Elisabeth Ruppert 2 , Laurence Hugueny 2 1 Faculté de médecine Strasbourg, Strasbourg, France 2 CHU de Strasbourg, Strasbourg, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : juliette.chambe@unistra.fr (J. Chambe) Objectif Évaluer la non-infériorité d’un agenda plus complexe par rapport à l’agenda habituel dans la qualité du remplissage des données de base, et les déterminants de la qualité du recueil. Méthodes Étude prospective randomisée, analysée per-protocole dans une population adulte, consultant pour toute pathologie du sommeil. Le premier groupe recevait un agenda habituel (H), le second groupe un agenda sommeil-lumière (L). Des critères prééta- blis distinguaient les agendas correctement remplis des autres. Résultats Sur 682 agendas distribués (340 L et 342 H) 247 ont été retournés (respectivement 38 % H et 34 % L de retour) et inclus pour analyse. Les deux groupes étaient comparables pour les caractéris- tiques sociodémographiques et les pathologies du sommeil. Le taux d’agendas bien remplis était respectivement de 51,5 % H, et 47,0 % L. L’hypothèse de la non-infériorité de L pour une différence de 0,1 sur la proportion d’agendas remplis selon les critères préétablis n’a pu être retenue (-0,045 IC95 = [-0,15 1]). Donner des expli- cations lors de la remise de l’agenda améliore significativement la qualité du recueil (OR = 2,08 IC95 = [1,43 4,76]). Conclusion Nous avons été surpris par le faible taux de retour d’agendas bien remplis. Bien que la non-infériorité de l’agenda sommeil-lumière n’ait pas été démontrée, les informations sur l’exposition à la lumière recueillies sont intéressantes pour le dia- gnostic et la thérapeutique. Les explications fournies lors de la remise des agendas conditionnent la qualité du remplissage. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.msom.2017.01.088 P82 Le sommeil diurne du travailleur nocturne : Étude de la variation quotidienne de son architecture par mesures répétées Nathalie Vincke UCL, Bruxelles, Belgique Adresse e-mail : vinckenath@gmail.com Objectif Établir les différences dans l’architecture du sommeil diurne par rapport au sommeil nocturne et l’évolution journalière, principalement pour le comportement des sommeils lent profond (SLP) et paradoxal (SP).