A20 17 e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Lille, vendredi 1 er au dimanche 3 février 2013 41 Impact pronostique des troubles respiratoires du sommeil sur l’évolution de l’insuffisance cardiaque chronique : suivi prospectif de 384 patients T. Damy a , L. Margarit b , A. Noroc b , S. Guendouz a , X. Drouot b , M. Stoïca c , S. Adnot b , L. Hittinger a , M.-P. D Ortho c a Fédération de cardiologie, hôpital Mondor, Créteil, France b Explorations fonctionnelles, hôpital Mondor, Créteil, France c Centre du sommeil, hôpital Bichat, Paris, France Le but de l’étude était d’évaluer prospectivement l’impact des troubles respiratoires du sommeil (TRS) et de leurs traitements, sur le pronostic de l’insuffisance cardiaque chronique (ICC) [1]. Méthodes.— Trois cent quatre vingt quatre patients ICC (82% homme, 59 + 13 ans), de fraction d’éjection ventriculaire gauche < 45 % (FEVG 29 + 9 %) ont eu une polygraphie entre 2001 et 2009. Une ventilation nocturne était débuté selon la gravité du TRS, par ppc ou en servo-adaptée. Les patients ont été suivi prospectivement jusqu’en 01/2010. Le critère de jugement combinait mortalité, transplantation cardiaque et implantation d’une assistance ventriculaire. La durée moyenne de suivi a été 47 ± 25 mois. Le critère de jugement a été atteint par 31 % des patients. La prévalence des SAS obstructifs (SAOS), centraux (SASC), et du Cheyne—Stokes étaient de 62, 26, et 29 %. 31 % des patients porteurs d’un TRS ont été traité par ventilation nocturne. Les TRS, tous types confondus, modérés et sévères ainsi que les SAOS et SASC avaient un pronostic défavorable comparés aux non-TRS (p : 0,036, p : 0,003). Les TRS traités avait un meilleur pronostic que les TRS non traités, y compris après ajustement des facteurs confondants [p: 0,031 ; hazard ratio (HR) 0,56 ; 95 % intervalle de confiance (CI) 0,33—0,95]. L’analyse des seuls SAOS retrouvait le même résultat après ajustement (p: 0,017 ; HR 0,40 ; 95 % CI 0,19—0,95). En conclusion, les insuffisants cardiaques porteurs d’un TRS ont un pronostic défavorable comparés aux ICC sans TRS, quelque soit le type de TRS. La ventilation nocturne améliore le devenir des patients. Référence [1] Damy, et al. Eur J Heart Fail 2012, http://dx.doi.org/10.1093/ eurjhf/hfs085 . http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2012.10.066 42 Caractéristiques et évolution des troubles respiratoires nocturnes (TRS) au cours de l’insuffisance cardiaque aiguë (ICA) T. Damy a , L. Margarit b , M. Stoïca c , X. Drouot b , S. Adnot b , L. Hittinger a , M.-P. D Ortho c a Fédération de cardiologie, hôpital Mondor, Créteil, France b Explorations fonctionnelles, hôpital Mondor, Créteil, France c Centre du sommeil, hôpital Bichat, Paris, France Les troubles respiratoires nocturnes sont fréquents au cours de l’insuffisance cardiaque (IC) chronique et les sociétés savantes en recommandent le diagnostic en phase stable, au moins un mois après la dernière poussée. Peu de données existent sur la préva- lence, le type et l’évolution des TRS au cours des poussées d’IC aiguë (ICA). Les patients en ICA inclus bénéficiaient d’une polygraphie dans les 48 heures suivant l’admission (V1), 7 jours (V2), 1 (V3) et 3 mois (V4) après la poussée, données cliniques, biologie et échocar- diographie ont été recueillis aux mêmes dates. Cinquante patients dont 76 % hommes, de 65,7 ± 17,3 ans, ont été inclus, 22 patients ont eu toutes les visites, 24 soit la V3 soit la V4. L’IC était ischémique 38 % ou idiopathique (24 %), 14 % des patients étaient en TAC/FA lors de la poussée. Soixante douze pourcent des patients ICA avaient un IAH > 10/h, et 64 % un IAH > 15/h, l’IAH médian était de 21/h, les extrêmes de 4/h et 67/h. Le TRS était central ou mixte dans 24 % des cas. Tous les patients dont l’IAH était > 15/h à la visite initiale gar- dait un IAH > 15/h aux visites ultérieures. L’IAH médian à la V3 était de 23/h (8—71/h) et à la V4 de 15/h (5—65/h pour les extrêmes). La prévalence des SAS centraux et mixtes diminuait au profit des SAS obstructifs. En conclusion, ce travail préliminaire décrit la préva- lence et le type de TRS observés en poussée d’insuffisance cardiaque aiguë. Les TRS y sont très fréquents et persistent à distance de la poussée, seul le type de TRS (SAOS vs SASC) change. L’impact des TRS en phase aiguë sur le pronostic de l’IC reste à étudier. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2012.10.067 CO08 - Infectiologie 43 Pneumonies communautaires hospitalisées — résultats REACH France F. Martin a , J.-L. Pourriat b , J.-P. Stahl c , S. Geha d , J. Ostinelli d , C. Soufflet d a CHG, Compiègne, France b CHU Hôtel-Dieu, Paris, France c CHU, Grenoble, France d AstraZeneca, Rueil Malmaison, France L’épidémiologie des pneumonies aiguës communautaires (PAC) hos- pitalisées justifiant un traitement antibiotique IV a été étudiée dans une étude observationnelle (NCT01293435) rétrospective dans 10 pays européens (n = 2039). En France, 35 services hospitaliers, dont 11 du CPHG, ont inclus 366 patients (âge moyen 64,1 ans, 59,6 % d’hommes, 54,9 % de fumeurs) ; 76,8 % avaient des comorbidités (maladie respiratoire 32,5 %, diabète 17,8 %, maladie vasculaire périphérique 13,7 %, cancer 12,6 %, insuffisance cardiaque conges- tive 11,7 %) ; 11,5 % étaient vaccinés contre la grippe et 5,2 % contre le pneumocoque. Le délai 1 e symptôme—hospitalisation était de 3,3 ± 5,3 jours, 13 % avaient rec ¸u une antibiothérapie préalable. Pour 12 %, il s’agissait d’une pneumonie associée aux soins. Les tests diagnostiques microbiologiques réalisés étaient : hémocultures (57,4 %), antigènurie (Legionnella 43,7 % et S. pneu- moniae 42,1 %), ECBC 31,1 % et LBA 14,2 % avec confirmation chez 40,2 % des patients : S. pneumoniae 68 (46,3 %), bacilles gram — 23 (15,6 %), Staphylococcus aureus 15 (10,3 %) dont 2 SARM, Haemophilus 12 (8,2 %) et bactéries « atypiques » dont légionnelle 9 (6,1 %) ; 26 patients étaient bactériémiques. Les antibiotiques les plus fréquents étaient co-amoxiclav (38,8 %), amoxicilline (9,8 %), ceftriaxone (8,2 %) et une association cépha- losporine et macrolide/quinolone (14,8 %) donnés 9,7 ± 4,6 jours. Un échec thérapeutique concernait 18,6 % des patients, l’admission en réanimation 22 % et la ventilation mécanique 18,9 % (invasive 11,5 % et non invasive 9,8 %). La durée totale de séjour était de 16,4 ± 19,3 jours. Dix neuf patients sont décédés. Les PAC restent un problème grave de santé publique avec une problématique de conduite à tenir thérapeutique. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2012.10.068 44 Infection par les virus respiratoires communautaires en transplantation A. Chabrol a , E. Rivaud a , E. Catherinot a , C. Tcherakian a , M. Stern a , C. Picard a , S. De Miranda a , D. Grenet a , P. Honderlick b , M.-A. Rameix-Welti c , J.-L. Gaillard c , L.-J. Couderc a , E. Gault c a Service de pneumologie, hôpital Foch, Suresnes, France