Communications affichées / Néphrologie & Thérapeutique 10 (2014) 331–378 335 AN10 Aspects histologiques de la néphropathie lupique : à propos de 71 cas A. Izem , K. Mabrouk , F. Ouaddi , S. Khayat , M. Zamd , G. Medkouri , M. Benghanem , B. Ramdani Néphrologie-Hémodialyse-Transplantation Rénale, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc Auteur correspondant. Adresse e-mail : amina 009@hotmail.fr (A. Izem) Introduction L’atteinte rénale est l’une des principales mani- festations du lupus érythémateux systémique (LES), elle réalise en général un tableau de néphropathie glomérulaire de sévérité variable. Les indications de la biopsie rénale restent larges dans le LES, en raison de la discordance fréquente entre la gravité histolo- gique et des signes biologiques qui sont parfois modestes. Le but de ce travail est de décrire les aspects histologiques retrouvés lors de la lecture de la ponction biopsie rénale (PBR) des patients atteints de LES. Patients et méthodes Nous avons mené une étude rétrospective de 71 PBR réalisées dans le service de néphrologie, entre janvier 2011 et juin 2013 chez les patients atteints de LES. Seules les pre- mières PBR ont été retenues pour l’analyse statistique. Résultats La majorité des patients était de sexe féminin (94 %) avec un âge moyen de 33 ans (11 ans–63 ans). La néphropathie lupique (NL) était inaugurale dans 57,74 % des cas. Le délai moyen d’apparition de la NL était de 22 mois. Le nombre moyen de glo- mérules était de 23 glomérules/biopsie. Les glomérules en pain à cacheter ont été retrouvés dans 32 biopsies, un aspect en wire loop dans 23 lames, une prolifération extracapillaire dans 34 cas avec une nécrose fibrinoïde dans 13 cas. La classe I de l’OMS a été objec- tivée dans 2 biopsies (2,8 %), la classe II dans 3 cas, la classe III dans dix cas (14 %), la classe IV dans 29 cas (40,8 %) et la classe V dans 11 cas (15,49 %). L’association de classes a été constatée dans 16 cas (22,53 %) avec corrélation anatomo-clinique dans 54 cas (76 %). Discussion et conclusion Nos données sont comparables à celles publiées dans la littérature, notamment la prédominance féminine et la fréquence des formes prolifératives. Nous notons un niveau élevé de corrélation anatomo-clinque. Notre série montre que l’aspect histologique le plus fréquent de la néphropathie lupique est celui de la classe IV avec un niveau élevé de corrélation anatomo- clinique. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclara- tion d’intérêt. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2014.07.146 AN11 Caractéristiques et pronostic d’une cohorte de 42 patients atteints de vascularite à ANCA pris en charge en néphrologie A. Lachaud 1, , B. Gondouin 1 , P. Gobert 2 , B. Dussol 1 , Moussi-Frances 1 , S. Burtey 1 , H. Vacher-Coponat 1 , M. Sallée 1 , Y. Berland 1 , S. Jego 3 , L. Daniel 4 , N. Jourde-Chiche 1 1 Néphrologie, Aix-Marseille Université, AP–HM, Hôpital de la Conception, Marseille, France 2 Néphrologie, Centre Hospitalier d’Avignon, Avignon, France 3 Laboratoire d’Immunologie, Aix-Marseille Université, AP–HM, Hôpital de la Conception, Marseille, France 4 Anatomie Pathologique - Néphropathologie, Aix-Marseille Université, AP–HM, Hôpital Timone, Marseille, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : anna.lachaud@ap-hm.fr (A. Lachaud) Introduction L’atteinte rénale des AAV est fréquente et affecte la survie des patients en plus de la survie rénale. Nous avons évalué la sévérité et le pronostic des patients hospitalisés en néphrologie pour AAV. Patients et méthodes Étude rétrospective bicentrique en néphro- logie des patients adultes AAV avec GNEC biopsiés entre 2008 et 2013. Objectif Caractéristiques démographiques, clinico-biologiques et anatomopathologiques et pronostique. Données cliniques (âge, sexe, BVAS), biologiques (ANCA, créatininémie), thérapeutiques (immunosuppresseurs, échanges plasmatiques, dialyse) et histo- logiques (classification de Berden) au moment de la biopsie. Suivi à M4, M12, M18 et M36. Résultats Inclusion : 42 patients (24 hommes, 18 femmes), dont 40 au diagnostic. Âge médian 68 ans (25–85 ans). AAV : 22 patients GPA, 17 MPA, 3 vascularites rénales. ANCA : 21 anti-PR3 (50 %), 15 anti-MPO (36 %), 6 négatifs (14 %). Créatininémie 333 mol/L (150–1300), 7 patients (17 %) dialysés, 11 (26 %) avec hémorra- gie alvéolaire. BVAS 25,5 (12–49). Classes histologiques : 9 focales (22 %), 11 à croissants (26 %), 14 mixtes (33 %) et 8 scléreuses (19 %). Traitements d’induction : corticoïdes (100 %), cyclophosphamide (95 %), échanges plasmatiques (44 %), pas de rituximab. Traite- ment d’entretien : corticoïdes et azathioprine ou rituximab. Suivi : 5 patients décédés (12 %), à M8 (infection), M11 (infection), M15 (rechute), M18 (cancer) et M19 (cancer). Cinq patients dialysés (12 %) : 4 non sevrés et 1 mis en dialyse à M36. Sept rechutes (17 %). Discussion et conclusion Notre étude confirme la sévérité des patients AAV pris en charge en néphrologie. Les traitements immu- nosuppresseurs permettent néanmoins une survie sans dialyse de 76 % à 3 ans. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclara- tion d’intérêt. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2014.07.147 AN12 HSF de forme cellulaire et du pôle urinaire après traitement par anti-TNF alpha : une nouvelle entité ? À propos de 3 cas A. Zemri 1, , V. Gnemmi 2 , I. Brochériou 1 , K. Dahan 3 , F. Mihout 3 , P. Ronco 3 , F. Glowacki 4 , N. Hamdini 5 , D. Buob 1 1 Anatomie Pathologique, Hôpital Tenon, Paris, France 2 Anatomie Pathologique, CHRU de Lille, Lille, France 3 Néphrologie et Dialyse, Hôpital Tenon, Paris, France 4 Néphrologie, CHRU de Lille, Lille, France 5 Néphrologie, Polyclinique de la Louvière, Lille, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : zemri.asma@yahoo.com (A. Zemri) Introduction Les pathologies auto-immunes avec atteinte rénale (vascularites et syndromes lupus-like) secondaires au traitement par inhibiteurs du TNF alpha sont bien documentées. À l’inverse, la survenue d’une hyalinose segmentaire et focale (HSF), en parti- culier de type cellulaire ou du pôle urinaire, n’a jamais été décrite chez les patients recevant ce type de biothérapie. Patients et méthodes Les critères d’inclusion étaient : traitement par anti-TNF alpha, anomalie rénale clinico-biologique imputable au traitement ayant conduit à la réalisation d’une ponction biopsie rénale avec diagnostic d’HSF. Les données cliniques et anatomopa- thologiques ont été recueillies rétrospectivement. Résultats Trois patients ont été inclus. Il s’agissait de 2 femmes et 1 homme traités respectivement par infliximab (Remicade ® ) pour polyarthrite rhumatoïde (n = 2) et étanercept (Enbrel ® ) pour mala- die de Crohn (n = 1). Le motif de réalisation de la biopsie était un syndrome néphrotique dans les 3 cas. Les anomalies néphrolo- giques étaient détectées sous traitement (n = 2) par anti-TNF alpha ou au décours immédiat (n = 1) de celui-ci. Les lésions histolo- giques correspondaient à une HSF dans les 3 cas, de type cellulaire dans 2 cas et du pôle urinaire (tip lesion) dans 1 cas. L’attitude