A150 21 e Congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Marseille, 27—29 janvier 2017 343 Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) dû à la grippe : quelles séquelles après la réanimation ? A. Jamoussi ∗ , T. Merhebene, J. Ben Khelil, M. Besbes Service de réanimation médicale, Ariana, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : dr.amira.jamoussi@gmail.com (A. Jamoussi) Introduction Le SDRA est une atteinte lésionnelle pulmonaire qui peut guérir ad integrum ou au contraire laisser des séquelles pulmo- naires à type de fibrose. Le but de cette étude était de rechercher des éventuelles séquelles fonctionnelles ou radiologiques chez les patients ayant survécu à un SDRA dû à une pneumopathie virale. Méthodes Il s’agissait d’une étude rétrospective menée au ser- vice de réanimation médicale de l’hôpital A. Mami de l’Ariana entre mai 2009 et mai 2016. Ont été inclus les patients ayant eu une pneu- mopathie sévère à grippe A réalisant un tableau de SDRA et qui ont survécu. Ont été relevées les caractéristiques démographiques, ventilatoires et évolutives. Résultats Durant les 7 années de l’étude, nous avons hospitalisé 76 patients ayant une grippe de sévérité variable dont 26 SDRA. Parmi ces derniers, 19 ont survécu et ont été déchargés à domi- cile avec succès. L’âge médian de nos patients (n = 19) était de 36 ans [23—65]. Le sex-ratio M/F était de 0,9. Des ATCD respiratoires ont été relevés chez seulement 2 patients : emphysème (n = 1) et DDB (n = 1) ; par ailleurs, neuf de nos patients étaient tabagiques (47 %). À l’admission, le SDRA selon la classification de Berlin était sévère (68 %), modéré (21 %) et léger (11 %). Le virus en cause identifié par PCR était celui de la grippe A (H1N1) chez 17 patients (89 %). La ventilation mécanique était nécessaire chez 18 patients avec une médiane de 9 jours et des extrêmes allant de 1 à 30 jours. Le contrôle de ces patients durant les 6 mois suivant leur sortie a permis de constater la persistance de plaintes fonctionnelles telles qu’une dyspnée (53 %) et une toux (26 %). La radiographie du thorax a mis en évidence des images interstitielles (58 %) ou un trouble ventilatoire (11 %). La TDM thoracique a révélé la présence de verre dépoli (42 %), de troubles ventilatoires à type d’atélectasie en bande ou de piégeage expiratoire (21 %), de BOOP post-infectieuse (5 %) ou des images de distorsion scissurale avec fibrose débutante (32 %). La gazométrie artérielle à l’air ambiant faite au premier contrôle à 1 mois a trouvé une médiane de la PaO 2 à 86 mmHg [49—140]. Une EFR avec DLCO faite a trouvé une DLCO/VA moyenne à 103 % [79—123]. Conclusion Le SDRA dû à la grippe est une affection sévère. Des séquelles respiratoires minimes peuvent persister au courant des premiers mois après la sortie des soins intensifs sans véritable reten- tissement fonctionnel. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2016.10.356 PO09 — BPCO 1 344 Analyse comparative en sous-groupe de umeclidinium/vilanterol vs. tiotropium chez des patients BPCO A. Compagnon 1,∗ , J. Riley 2 , M. Vahdati-Bolouri 2 , C. Kalberg 3 , L. Tombs 2 , L. David 4 1 Direction médicale respiratoire, Marly-le-Roi, France 2 GlaxoSmithKline Stockley Park, Uxbridge, Royaume-Uni 3 GlaxoSmithKline, Research Triangle Park, États-Unis 4 GlaxoSmithKline, Upper-Merion, États-Unis ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : anne.a.compagnon@gsk.com (A. Compagnon) Introduction Les patients BPCO qui restent symptomatiques après traitement par un anticholinergique longue durée d’action en monothérapie pourraient bénéficier d’une escalade thérapeutique par l’association d’un anticholinergique et d’un 2 agoniste de longue durée d’action. Cette étude a évalué l’efficacité et la tolé- rance de l’association umeclidinium/vilanterol (UMEC/VI 55/22 g) chez des patients BPCO modérés, symptomatiques sous tiotropium (TIO) en monothérapie. Méthodes Il s’agit d’une analyse post-hoc en sous-groupes d’une étude randomisée, en insu, double placebo, en groupe parallèles, chez des patients (n = 494) traités par TIO depuis au moins 3 mois (VEMS 50—70 % de la valeur prédite, score mMRC ≥ 1). Les patients ont rec ¸u UMEC/VI 55/22 g délivré via ELLIPTA ou TIO 18 g via Han- dihaler une fois par jour, pendant 12 semaines. Le critère principal était le VEMS résiduel à j85. Des analyses post-hoc d’efficacité sur différents sous-groupes ont été réalisées. La tolérance était évaluée par les événements indésirables. Résultats Les patients (247 dans chaque groupe en intention de traiter) étaient en stade Gold A (25 %), B (62 %) ou D (12 %). Le VEMS résiduel (différence des moindres carrés) a été amélioré à j85 de 88 mL dans le bras UMEC/VI comparativement à TIO (IC 95 % [45 ± 131], p < 0,001) ; l’amélioration était plus marquée pour les patients Gold A (133 mL, p = 0,003) ; il en est de même à toutes les autres visites. Dans le groupe UMEC/VI, une plus grande proportion de patients a eu une amélioration du VEMS d’au moins 100 mL à j85 (49 % vs. 24 % dans le groupe TIO, odds ratio = 3,17, p < 0,001). La fréquence des événements indésirables était similaire : 30 % dans le groupe UMEC/VI et 31 % dans le groupe TIO. Respectivement 2 (< 1 %) et 7 (3 %) patients ont présenté une exacerbation de BPCO sous UMEC/VI et TIO. Conclusion Chez les patients présentant une BPCO modérée res- tant symptomatiques malgré un traitement de fond par TIO, un traitement par UMEC/VI a amélioré la fonction pulmonaire par rap- port au TIO chez les patients Gold A, B et D. Une plus grande amélioration a été observée chez les patients Gold A. Ces résul- tats suggèrent que l’escalade thérapeutique avec UMEC/VI offre des bénéfices cliniques supérieurs à une monothérapie par TIO chez les patients BPCO modérés symptomatiques sous TIO. Financement Financée par GSK (DB2116960< ; NCT01899742). Déclaration de liens d’intérêts A. Compagnon, J. Riley, M., Vahdati-Bolouri, C. Kalberg, L. Tombs et L. David: employés de GSK et détient des actions GSK. http://dx.doi.org/10.1016/j.rmr.2016.10.357 345 Impact de la BPCO sur la qualité de vie des patients N. Bahloul ∗ , N. Kallel , N. Moussa , R. Gargouri , W. Ketata , S. Kammoun Service de pneumologie, CHU Hédi-Chaker, Sfax, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : bahloulnajla@yahoo.fr (N. Bahloul) Introduction La BPCO est une maladie dyspneisante qui consti- tue une astreinte aux activités physiques des patients atteints. Ses répercussions s’expriment par une altération non négligeable de la qualité de vie. Les mesures de la qualité de vie liée à la santé connaissent depuis plusieurs années un développement impor- tant. Leur but est d’apprécier l’état de santé d’un individu dans ses aspects physique, mental et social. Le but de notre travail est d’évaluer la qualité de vie chez une population de patients atteints de BPCO à l’état stable.