60 Résumés des présentations aux JFN de Marseille 2015 / Nutrition clinique et métabolisme 31 (2017) 30–82 terme. L’impact positif de l’utilisation du kit sur les enfants en surcharge pon- dérale mérite considération, s’il est confirmé sur un effectif supérieur, il ouvre des perspectives intéressantes pour ces enfants. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2016.10.070 P332 Association prospective entre l’adhérence à la diète méditerranéenne et un concept multidimensionnel du vieillissement en bonne santé K. Assmann 1, , V. Andreeva 1 , S. Hercberg 1,2 , P. Galan 1 , E. Kesse-Guyot 1 1 Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Éren), UMR U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam/université Paris 13, centre de recherche en épidémiologie et statistiques Sorbonne Paris Cité, France 2 Département de santé publique, hôpital Avicenne, Bobigny, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : k.assmann@eren.smbh.univ-paris13.fr (K. Assmann) Introduction et but de l’étude Le « vieillissement en bonne santé » (VBS) fait l’objet de plus en plus de recherches dans le domaine gériatrique. Ce concept repose sur des modèles multidimensionnels, incluant des dimensions variées reflétant le maintien, au cours du vieillissement, d’un bon état de santé globale. À l’heure actuelle, les recherches portant sur les facteurs nutritionnels en tant que déterminants du VBS sont encore peu nombreuses. L’objectif de cette étude était d’estimer l’association prospective entre le degré d’adhérence à la diète méditerranéenne en milieu de vie, mesuré à l’aide de scores nutritionnels au niveau individuel, et le VBS chez des adultes franc¸ais. Matériel et méthodes L’étude était basée sur les données issues de l’essai randomisé en double-aveugle « supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants » (SU.VI.MAX, 1994–2002) et du suivi observationnel complé- mentaire SU.VI.MAX 2 (2007–2009). Nous avons utilisé les données des participants ayant complété au moins trois enregistrements alimentaires de 24 h au cours des deux premières années suivant leur inclusion dans l’étude SU.VI.MAX, afin d’obtenir une estimation de leur alimentation habituelle. Nous avons sélectionné des sujets âgés de 45 à 60 ans à l’inclusion, ne pré- sentant pas de cancer, maladie cardiovasculaire ou de diabète de type II à l’inclusion, et pour lesquels le statut VBS a pu être défini (n = 3 012). Le VBS a été évalué en 2007–2009, selon les critères suivants : (a) absence de maladies chroniques majeures, de limitations dans les activités quotidiennes, de sympto- matologie dépressive, de limitations dans la vie sociale, de douleurs ; (b) bon fonctionnement physique et cognitif ; (c) bonne santé globale perc¸ue. La diète méditerranéenne a été mesurée à l’aide de la Mediterranean Diet Scale (MDS), qui attribue un maximum de points aux participants consommant beaucoup de fruits, légumes, grains, noix, poisson, acides gras mono-insaturés, et peu de viande, produits laitiers et acides gras saturés, et qui ont une consommation modérée d’alcool (valeurs de seuil : médianes par sexe). Nous avons égale- ment effectué des analyses secondaires en utilisant deux autres scores estimant l’adhérence à la diète méditerranéenne, le Relative Mediterranean Diet Score (rMED) et le Mediterranean Style Dietary Pattern Score (MSDPS). L’association de ces scores avec le VBS a été estimée à l’aide de modèles multivariés de régression logistique. Résultats et analyse statistique Après ajustement sur les potentiels facteurs de confusion (facteurs sociodémographiques, activité physique, consommation de tabac, apports énergétiques totaux), une association positive entre des scores plus élevés aux échelles MDS et rMED et une plus grande probabilité de vieillir en bonne santé a été observée. L’odds ratio [intervalle de confiance à 95 %] associé à l’augmentation du score MDS ou rMED d’une déviation standard était, respectivement, de 1,09 [1,01 ; 1,18] (p = 0,03) et de 1,12 [1,04 ; 1,21] (p =0,003). En revanche, il n’y avait pas d’association significative entre le MSDPS et le VBS. Conclusion Ces résultats suggèrent qu’une adhérence élevée à la diète médi- terranéenne en milieu de vie pourrait avoir un rôle bénéfique dans la promotion du vieillissement en bonne santé. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2016.10.071 P333 Utilisation d’Internet pour la recherche d’informations en nutrition/santé : résultats sur une large population d’adultes franc¸ais (cohorte NutriNet-Santé) P. Fassier 1, , A.-S. Chhim 1 , V.A. Andreeva 1 , S. Hercberg 1,2 , P. Latino-Martel 1 , C. Pouchieu 1 , M. Touvier 1 1 Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Éren), UMR U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam/université Paris 13, centre de recherche en épidémiologies et biostatistiques Sorbonne Paris Cité, Bobigny, France 2 Département de santé publique, hôpital Avicenne, Bobigny, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : p.fassier@uren.smbh.univ-paris13.fr (P. Fassier) Introduction et but de l’étude Internet est aujourd’hui devenu une source majeure d’informations dans le domaine de la santé et de la nutrition. Peu de connaissances ont été publiées sur le type de sites Internet consultés (sites ins- titutionnels/officiels vs non institutionnels). En outre, les connaissances sont également limitées sur la propension des internautes à discuter avec un profes- sionnel de santé des informations trouvées sur le net. L’objectif était d’étudier l’utilisation d’Internet liée à la santé et à la nutrition dans une large population d’adultes franc¸ais. Matériel et méthodes Les données ont été collectées en 2013 par auto- questionnaire auprès de 42 113 sujets participant à l’étude NutriNet-Santé (âge moyen = 21,2 ans, 76,0 % de femmes). Les comparaisons ont été effectuées par des régressions logistiques multivariées non conditionnelles. Résultats et analyse statistique Parmi les sujets, 85,1 % ont déclaré avoir uti- lisé Internet pour obtenir des informations sur la santé et la nutrition et 23 % pour lire ou poster des messages sur des forums santé/nutrition. Seulement 16 % des participants discutaient des informations obtenues en ligne avec un professionnel de santé. Cette proportion était d’autant plus faible chez les sujets ayant un niveau d’étude plus bas et des compétences informatiques moindres (p < 0,0001). Parmi les 8 038 sites Internet cités par les participants comme source d’information privilégiée dans les domaines santé et/ou nutrition, les sites institutionnels ne représentaient que 12,9 % des sites. Seulement 1 site institutionnel (Manger- bouger.fr) était présent dans le top 10 des sites nutrition/santé les plus cités. Les sujets plus âgés (p < 0,0001), ayant un plus faible niveau d’étude (p < 0,0001), des compétences informatiques moindres (p = 0,0001) et de moins bonnes connais- sances des recommandations nutritionnelles officielles (p = 0,0002) avaient plus tendance à consulter des sites de type non institutionnel. Conclusion Cette étude montre que les sites institutionnels/officiels sont globalement peu fréquentés et que la proportion des personnes discutant des informations obtenues sur Internet avec un professionnel de santé est faible. Ces tendances sont d’autant plus marquées chez les personnes les plus vulnérables (ex. plus faible niveau d’étude) vis-à-vis de la qualité et de la fiabilité des infor- mations délivrées sur le net. Ces résultats confirment la nécessité de remettre au centre du dispositif des sites institutionnels attractifs, délivrant une information fiable et validée dans le domaine de la santé et de la nutrition. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.nupar.2016.10.072 P334 Statut en vitamine D et symptômes dépressifs récurrents dans la cohorte franc¸aise SU.VI.MAX C. Collin 1 , K. Assmann 1, , M. Deschasaux 1 , V. Andreeva 1 , C. Lemogne 2,3,4 , N. Charnaux 5 , A. Sutton 5 , S. Hercberg 1,6 , P. Galan 1 , M. Touvier 1 , E. Kesse-Guyot 1 1 Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Éren), UMR U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam/université Paris 13, centre de recherche en épidémiologie et statistiques Sorbonne Paris Cité, Bobigny, France