S42 Communications affichées P11 Peut-on faciliter l’apprentissage du deux-roues en fauteuil roulant manuel par une stimulation visuel spécifique ? Étude préliminaire Anne-Olive Medodjou 1,2, , Eric Watelain 1,2 , Arnaud Faupin 3 , Antonio Pinti 2,4 1 LAMIH, UMR CNRS-UVHC 8201, Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (UVHC), 59313 Valenciennes, France 2 Université de Lille Nord de France 3 LAMHESS, EA 6312, Université de Toulon, 83957 La Garde, France 4 IPROS, EA 4708 I3MTO, CHRO, 1, rue Porte Madeleine, BP 2439, 45032 Orléans, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : manneolive@yahoo.fr (A.-O. Medodjou) Introduction On distingue deux types de compétences liées à l’utilisation du fauteuil roulant manuel (FRM) : les compétences basiques et les compétences avancées dont l’équilibre en deux- roues (2R) [1]. L’apprentissage des compétences avancées est nécessaire aux utilisateurs de FRM pour contribuer à leur autonomie [1]. La vision contribue au maintien de l’équilibre sur deux roues (ME2R) en FRM [2] avec des effets différents selon l’aide visuelle. L’objet de cette étude est de tester l’hypothèse selon laquelle une stimulation visuelle ‘optimisé’ basée sur une étude préliminaire [3], pourrait faciliter l’apprentissage du 2R en FRM. Matériel et méthode 16 sujets sains sans expérience du 2R ont été répartis en deux groupes d’apprentissage. G1 était entraîné face à un mur blanc et G2 face à une cible spécifique conc ¸ue à partir des résultats de l’étude préliminaire [3] (cube portant sur trois de ses facettes : couleur rouge, traits verticaux et traits horizontaux) tous deux situés à 2 m. La variable principale était le temps nécessaire à l’apprentissage du ME2R durant 30 s. Les groupes ont été comparés à l’aide d’une ANOVA. Résultats Le temps d’apprentissage est inférieur pour G2 (95 ± 27 min) vs G1 (104 ± 46 min) mais la différence n’est pas signi- ficative (p = 0,64). La taille de l’effet était de : ES = 0,13. Conclusion L’aide visuel d’apprentissage conc ¸ue montre une légère réduction non significative du temps d’apprentissage du 2R. Il semble cependant intéressant, au regard de ces tendances sur de petits effectifs de sujets sains, de poursuivre les investigations sur une population plus importante et porteuse de déficience(s). On peut formuler l’hypothèse que la réduction ou la perturbation des informations sensorielles du fait d’une déficience pourrait conduire à un bénéfice plus important de l’aide visuelle spécifique réalisée. Mots clés Fauteuil roulant manuel ; Deux-roues ; Entrainement ; Aide visuelle spécifique Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Références [1] Lalumiere M, Gagnon DH, Hassan J, Desroches G, Zory R, Pradon D. Ascending curbs of progressively higher height increases for- ward trunk flexion along with upper extremity mechanical and muscular demands in manual wheelchair user with a spinal cord injury. J Electromyog Kinesiol 2013;23:1434—45. [2] McInnes MD, Kirby RL, MacLeod DA. The contribution of vision to wheelie balance. Arch Phys Med Rehab 2000;81:1081—4. [3] Medodjou AO, Watelain E, Pinti A, Faupin A. Effet de différents repères visuels sur le maintien de l’équilibre sur deux-roues en fauteuil roulant manuel : étude préliminaire. In: XIX e journée de l’AFAPA. Toulon: AFAPA; 2018. https://doi.org/10.1016/j.scispo.2018.03.068 P12 Activité physique adaptée et développement de certains traits de personnalité chez le sujet déficient moteur Mohamed Tiab , Mohamed Sadaoui , Ismail Amrani , Mohamed Haddi Institut d’education physique et sportive, université Hassiba Ben Bouali de Chlef, Algérie Auteur correspondant. Adresse e-mail : m.tiab@univ-chlef.dz (M. Tiab) Introduction Le sujet déficient moteur ne peut être intégré dans la vie publique efficacement qu’après avoir réduit ses limitations fonctionnelles, dont les effets conduisent souvent à des difficul- tés sociales conséquentes [1]. Ces dernières peuvent amener à un sentiment d’infériorité et à se construire une image néga- tive de soi, mais aussi à un sentiment d’anxiété voire à de la dépression. Ces éléments entraînent eux-mêmes des difficultés d’adaptation psychosociale en particulier et de santé psycholo- gique en général. Par ailleurs, la pratique sportive est classiquement associée à des traits psychologiques particuliers. L’objet de cette étude de mieux identifier les liens entre activites physiques adap- tées (APA) et traits de personnaliste chez le jeune déficient moteur. Matériels et méthodes 90 personnes (45 et 45 ) en situation de handicap moteur ont été sélectionnées au hasard en termes d’âge entre 17 et 20 ans, et de statut social. Le questionnaire de person- nalité d’Eysenck [2] a été utilisé. Il comprend 57 items et mesure notamment les traits de personnalité en 2 grandes dimensions : extraversion-introversion et névrosisme-stabilité. Les différences entre pratiquants et non pratiquants ont été recherchées avec un t de Student. Résultats Les résultats ont montré la présence de différences statistiquement significatives pratiquants/non-pratiquants d’APA notamment en termes de traits d’extraversion (actifs-optimistes) au profit des pratiquants. De même, des différences sont observées en termes de stabilité (calmes-fiables). Conclusion La pratique d’APA semble ainsi liée à des traits de personnalité spécifiques que l’on ne retrouve pas à l’identique chez les non pratiquants notamment des traits comme la stabilité émo- tionnelle [3], le calme, la tranquillité et la facilité à vivre. Les individus extravertis tendent notamment à se satisfaire des inter- actions sociales et à être enthousiastes, bavards et assertifs. Il n’est cependant pas possible à partir de nos résultats de détermi- ner si c’est l’APA qui conduit aux traits de personnalités spécifiques observés ou si c’est du fait de ces traits particuliers que les jeunes adultes pratiques de l’APA. Un suivi longitudinal de non pratiquants devenus pratiquants pourrait contribuer à répondre à cette ques- tion. Mots clés Activité physique adaptée ; Traits de personnalité ; Handicap moteur Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Références [1] Garel J-P. Education physique et handicap moteur. Paris: Nathan/CNEFEI; 1996. p. 59—60. [2] Guidette M, Tourette C. Handicap et développement psycholo- gique. Paris: Edition Armand Colin; 2002 [83p]. [3] Ninot G, Partyka M. 50 bonnes pratiques pour enseigner les APA. Paris: Revue EPS; 2007. https://doi.org/10.1016/j.scispo.2018.03.069