32 RÉSUMÉS/ABSTRACTS lors des stades N3et SP, indépendamment de l’augmentation des résistances. En stade N3, l’élongation thoracique tend à supplan- ter l’élongation diaphragmatique alors qu’en sommeil paradoxal, la dynamique est inverse, indépendamment de la résistance des VAS. Conclusion.— Le comportement général des sangles est fortement influencé par le rapport des forces thoraciques sur les forces abdominales. Ce rapport est principalement imposé par les stades de sommeil, croissant du stade SP au stade N3, en accord avec l’évolution physiologique de la commande des muscles participant à la respiration pendant le sommeil. doi:10.1016/j.msom.2012.04.120 PO 88 Variabilité de la fréquence cardiaque et syndrome d’apnées hypopnées du sommeil : optimisation des bornes spectrales de la composante à très basse fréquence K. Zhu a, , D. Chemla b , G. Roisman a , D. Maréchal a , I. Zami a , P. Escourrou a a Clamart, France b Kremlin-Bicêtre, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : kaixian.zhu@gmail.com (K. Zhu) Objectifs.— Comparer les données de l’analyse spectrale de la fréquence cardiaque nocturne obtenues en utilisant 3 définitions différentes de la bande à très basse fréquence ([VLF] very low fre- quency) chez des sujets sains et des syndromes d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS). Méthodes.— Un Holter cardiaque (Getemed ® CM3000) a été réa- lisé simultanément à un enregistrement polygraphique. Les sujets sans trouble du rythme ni de la conduction ont été prospec- tivement inclus (n = 38 ; âge 47 ± 14 ans ; 14 F) et divisés en un groupe contrôle (index d’apnée hypopnée IAH < 5/h ; n = 19) et un groupe SAHOS très sévère (IAH > 50/h ; n = 19). L’analyse spectrale FFT a été appliquée sur les périodes cardiaques des complexes sinusaux entre 0 h 30 et 5 h 30 selon 30 fenêtres de 10 minutes. Différentes bornes de la bande VLF ont été comparées : la défi- nition classique avec VLF = 0,003—0,04 Hz (A) ; et 2 définitions plus proches des données physiopathologiques : la définition récem- ment proposée par Babaeizadeh et al. [1]. VLF = 0,0117—0,0633 Hz (définition B), et notre nouvelle proposition : VLF = 0,01—0,06 Hz (définition C). Sur l’ensemble des fenêtres, le pourcentage de rapports VLF/puissance totale du spectre > 50 % a été calculé (P). Résultats.— Pour chacune des 3 définitions spectrales, il existait une différence significative de p entre les 2 groupes (p < 0,05). Les définitions B et C montraient une corrélation significative entre P et l’IAH, mais pas la définition A. La définition C avait la meilleure sensibilité et spécificité (73,7 et 63,2 % respectivement, avec p > 40 %). Selon la définition utilisée pour VLF, des modifi- cations majeures de la balance sympatho-vagale (appréciée sur le rapport des bandes à basse/haute fréquence) (LF/HF) étaient observées. Conclusion.— Une définition de VLF plus proche des données physiopathologiques (VLF = 0,01 à 0,06 Hz) augmente la sensibi- lité et la spécificité de l’analyse spectrale dans le diagnostic du SAHOS tout en imposant une révision des normes de LF/HF utilisées. Références [1] Babaeizadeh S, et al. J Electrocardiol 2010; 43:535—41. doi:10.1016/j.msom.2012.04.121 PO 89 Effets d’une literie neuve sur la structure du sommeil de sujets sains A. Dubois , F. Duforez , M. Elbaz , G. Delautre , D. Leger Paris, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : adubois@europeansleepcenter.fr (A. Dubois) Objectif.— L’objectif de l’étude était de montrer l’influence d’une nouvelle literie sur le sommeil en se fondant sur l’hypothèse qu’une literie neuve pouvait améliorer la qualité du sommeil de sujets présentant un sommeil fragile. Méthode.— Pour montrer l’influence d’une literie neuve sur le som- meil de sujets sains, nous avons étudié le sommeil de 14 testeurs (7 juniors et 7 seniors) par enregistrement polysomnographique. Chaque participant a été enregistré à 2 reprises au centre du som- meil de l’Hôtel-Dieu de Paris sur ancienne literie de plus de 10 ans et sur nouvelle literie et ce aléatoirement. Les 2 literies étaient de même taille et de technologie identique. En plus des données objectives analysées, des données subjectives ont été récoltées par l’intermédiaire des questionnaires de Vis Morgen et Spiegel. Résultats.— Au niveau subjectif, les résultats ne montrent pas de résultats significatifs entre les nuits passées sur ancienne literie versus nouvelle literie, quelles que soient les catégories d’âge. Au niveau objectif, sur la macrostructure du sommeil, il n’y a pas de différence significative entre les sujets ayant dormi sur une lite- rie ancienne versus une literie neuve. Concrètement, les temps de sommeil totaux, les pourcentages représentatifs de SLP et de REM ne diffèrent pas selon les 2 situations quelle que soit la sous- population (juniors ou seniors). Par contre, la microstructure du sommeil étudiée montre des différences significatives. L’index par heure de Periodic Limb Movement (PLM) est significativement plus haut sur literie ancienne versus literie neuve (p < 0,04). Les sujets, essentiellement les seniors, bougent plus sur la literie ancienne sans que cela ne se voie sur la macrostructure du sommeil. De la même manière, le nombre de micro-éveils/h est plus élevé chez les sujets ayant dormi sur literie ancienne que chez ces mêmes sujets ayant dormi sur literie neuve (p < 0,05). Conclusion.— Une literie neuve permet une amélioration objective de la qualité de la microstructure du sommeil, notamment chez les seniors. doi:10.1016/j.msom.2012.04.122 PO 90 Influence des troubles psychiatriques dans l’orientation du patient dans le parcours de soins sommeil S. Royant-Parola , S. Dagneaux , S. Hartley , C. Colas Des Francs , F. Aussert Garches, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : contact@reseau-morphee.org (S. Royant-Parola) Objectif.— Définir les éléments qui influent sur le choix d’un par- cours de soins chez les patients atteints d’un trouble du sommeil. Méthode.— Tout patient demandant une orientation de septembre 2010 à septembre 2011 a été inclus. Les orientations ont été classées par les médecins coordonnateurs du réseau en fonction du motif de difficulté d’orientation et du diagnostic présumé. Une évaluation de la dépression et de l’anxiété a été réalisée respectivement par Pichot (7) et Goldberg (4). Résultats.— Deux cent cinquante patients inclus âgés de 43 ans (± 14,9), 100 hommes, 150 femmes. Cent soixante-six patients sur 250 présentent une insomnie seule (66 %) dont 16 % avec une dépres- sion (ID) et 50% sans élément dépressif (IND). Trente-quatre sur