44 Communications/Abstracts L’objectif est de permettre un accès facilité à la dermatologue du CH d’Aurillac (docteur Courouge-Dorcier) pour les résidents de ces cinq structures. Matériel et méthode Sur un bilan de 14 mois de télédermato- logie, 46 actes ont été pratiqués au bénéfice de 33 patients : 36 téléconsultations et 10 télé-expertises. Certains requérants n’ont demandé que des téléconsultations et d’autres que des télé- expertises. Ceux qui n’ont demandé que des téléconsultations l’on fait pour deux raisons : — avoir un échange facilité avec la dermatologue, avec en consé- quence une montée en compétence des IDE de la structure requérante ; — avoir un entretien entre la dermatologue et le patient lorsque celui-ci veut échanger avec le spécialiste. Le docteur Courouge-Dorcier a constaté que plusieurs téléconsulta- tions auraient pu être traitées uniquement en télé-expertises. A contrario, un établissement a choisi de ne faire que des télé- expertises car ses patients souffrent de troubles de l’humeur et qu’il est difficile de modifier leur quotidien en leur ajoutant une téléconsultation. Résultats/observations Le choix entre télé-expertise et télécon- sultation est fonction, outre la pathologie, du patient et de l’équipe soignante. L’avantage de la télé-expertise est qu’elle est moins invasive dans l’agenda du spécialiste et surtout moins chronophage pour l’expert et le requérant. Certaines filières proposent un seul type d’acte ; comme la télé- consultation pour la médecine physique et de réadaptation où le spécialiste a besoin de voir le patient marcher. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.eurtel.2017.02.036 5.8 L’utilisation de la télémédecine pour la prise en charge du cancer en France en 2016 Using telemedicine for cancer management in France in 2016 R. Ohannessian 1, , C. Guettier 2 , A. Lemaire 3 , F. Denis 4 , F. Ottavy 5 , F. Galateau Salle 6 , M. Gutierrez 7 1 Télémédecine 360, Lyon, France 2 Inserm U 1193, service d’anatomie pathologique, hôpital Bicêtre/Paul-Brousse, HUPS, université Paris Sud, AP—HP, Paris, France 3 Pôle cancérologie et spécialités médicales, centre hospitalier de Valenciennes, Valenciennes, France 4 Institut inter-régional de cancérologie Jean-Bernard, Le Mans, France 5 Union régionale des professionnels de santé des médecins libéraux de Corse, Ajaccio, France 6 Département de pathologie, CHU de Caen, Caen, France 7 GCS SESAN, Paris, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : robin.ohannessian@gmail.com (R. Ohannessian) Introduction/objectifs/but La prise en charge du cancer nécessite une coordination des professionnels de santé, dont l’amélioration est un objectif du plan cancer 2014—2019, notam- ment par le développement de la télémédecine. L’objectif est de décrire les usages existants de télémédecine pour la prise en charge du cancer en France en 2016. Matériel et méthode Une revue de la littérature a été conduite pour identifier les usages de la télémédecine appliquée à la prise en charge du cancer en France en septembre 2016. Résultats/observations La télémédecine est utilisée pour le dépistage des cancers cutanés par télé-expertise notamment en Rhône-Alpes, en Corse, et en Picardie. La télépathologie est utili- sée pour le diagnostic des cancers avec télé-expertise synchrone en Île-de-France (IDF), et asynchrone de relecture systématique par le CNR des mésothéliomes ou pour les lésions mammaires par le groupe SENOPATH. En phase thérapeutique, un projet concerne la télésur- veillance à domicile de patients bénéficiant d’une chimiothérapie et/ou d’une thérapie ciblée administrée par voie orale en IDF. La télésurveillance du cancer du poumon a été aussi expérimentée en Pays de la Loire pour le dépistage des rechutes. La téléconsulta- tion est aussi utilisée pour les soins palliatifs en EHPAD dans les Hauts-de-France avec TéléPallia ® et en Aquitaine. L’utilisation de la télémédecine pour la prise en charge du cancer se développe en France en accord avec le Plan Cancer 3. La poursuite du développement de la télémédecine appliquée au cancer est à encourager avec son évaluation rigoureuse pour l’amélioration de la prise en charge des patients. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.eurtel.2017.02.037 5.9 Suivi neuro-pédiatrique par téléconsultation des patients polyhandicapés en IDF Neuro-paediatric teleconsultation follow-up for patients with multiple disabilities in the Île-de-France region M. Bredillot 1, , M. Hully 2 , T. Billette De Villemeur 2 1 CESAP, Paris, France 2 AP—HP, Paris, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : mbredillot@cesap.asso.fr (M. Bredillot) Introduction/objectifs/but Le parcours de santé de l’enfant polyhandicapé est complexe, avec des interactions entre les structures médicosociales (ESMS), et les hôpitaux pédiatriques. Les possibilités d’accès aux consultations neuro-pédiatriques sont limitées chez ces patients, motivées le plus souvent par des décom- pensations aiguës. Afin d’améliorer cet accès à visée préventive, curative et parfois palliative, et les interactions entre les différents acteurs, un programme de télémédecine est en cours depuis janvier 2014 en Île-de-France entre 9 EMS et 5 services de neuro-pédiatrie de l’AP—HP. Dans le cadre de ce programme et afin d’évaluer les besoins en santé, les données de suivi neuro-pédiatrique des patients de ces ESMS ont été recensées. Matériel et méthode (1) Patients pris en charge dans 9 éta- blissements médicosociaux d’Île-de-France au 1 er avril 2015. (2) Identification du neuro-pédiatre référent de l’enfant polyhandicapé et de son lieu d’exercice. (3) Recensement du nombre de consul- tation avec le neuro-pédiatre référent, pour chaque patient suivi au cours de l’année 2014, pour les deux services pilotes de neuro- pédiatrie : Necker et Trousseau. Résultats/observations (1) Amélioration du suivi médical spécia- lisé. (2) Facilitation du parcours de soin de l’enfant polyhandicapé. (3) Diminution des déplacements, stress et fatigue liés aux transports. (4) Un réseau polyhandicap enfant structuré par la télémédecine articulant le médicosocial et le sanitaire. (5) Une soixantaine de téléconsultations. (6) Un colloque pédiatrique plu- riel avec l’enfant dans son cadre de vie avec son entourage familial et professionnel, facilitant l’accès à une expertise médicale rare. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.eurtel.2017.02.038