Diabète – Paris 2014 A103 Diabetes Metab 2014, 40, A31-A110 SFD P318 Modifications de l’activité sympathique cardio-vasculaire sous insulinothérapie chez les diabétiques de type 2 M. Fysekidis, E. Cosson, K. Takbou, I. Banu, P. Valensi Service d’endocrinologie, diabétologie, nutrition, Hôpital Jean-Verdier, APHP, CRNH- IdF, CINFO, Bondy. Introduction : Notre objectif était d’examiner les modifications vagosympa- thiques chez des diabétiques de type 2 (DT2) mal équilibrés, à jeun et en post- prandial, avant et sous insulinothérapie. Patients et méthodes : L’étude INSUVASC est une étude pilote, randomisée comportant trois bras d’insulinothérapie (Aspart, Detemir ou basale-bolus) chez 40 DT2 mal équilibrés (HbA1c 7,1-12 %) sous sulfamides + metformine, dont 18 hypertendus. Les mesures ont été effectuées avant (V1) et après 4-5 semaines d’insulinothérapie (V2), à jeun (H0) et en post-prandial après un petit- déjeuner standardisé (H1, H2, H3 : 15, 75, 135 minutes). Les pressions arté- rielles systoliques radiale (Ra-PAS) et aortique (Ao-PAS) ont été mesurées par tonométrie d’aplanation ; les variations de fréquence cardiaque (FC) et de PAS de l’artère digitale examinées en respiration contrôlée à 0,2 Hz pendant 6 minutes (Finapress®) par le rapport d’amplitude des pics de basse et haute fré- quences (LF/HF-FC) du spectre FC et l’amplitude du pic de basse fréquence de PAS (LF-PAS), indicatifs respectivement de la balance sympatho-vagale car- diaque et de l’activité sympathique vasculaire. Résultats : Vingt-quatre patients avaient des enregistrements de bonne qualité de H0 à H3. Les patients hypertendus étaient plus âgés que les normotendus (p = 0,005). À V1 FC, Ra-PAS, Ao-PAS augmentaient significativement à H1 mais sans modification significative pour HF-FC, LF/HF-FC, LF-PAS ; avec des profils similaires dans les 3 bras. À V2, il n’y avait pas de modification signi- ficative de ces paramètres à H0 ; avec à H1 une augmentation significative de FC mais non de Ra-PAS, Ao-PAS. À H1, LF/HF-FC était plus élevé chez les normotendus (après ajustement pour l’âge p = 0,042) ; l’aire sous la courbe post- prandiale de LF-PAS de H0 à H3 était augmentée par rapport à V1 (p = 0,027). Conclusion : Chez les DT2 l’insulinothérapie induit une activation sympa- thique post-prandiale plus importante chez les normotendus sans effet tension- nel probablement à cause de son action vasodilatatrice. P319 Quel est le pourcentage de patients lipodystrophiques susceptibles de bénéficier de metreleptine ? M. Vantyghem 1 , K. Le Mapihan 1 , C. Douillard 1 , F. Defrance 1 , E. Duvivier 2 , L. Dieudonne 3 , K. Descloquement 4 , N. Bertrand-Escouflaire 5 , M. Bourdelle-Hego 5 , F. Devemy 6 , A. Evrard 7 , D. Gheerbrand 8 , C. Girardot 9 , C. Hober 3 , C. Hardy 7 , M. Ladsous 10 , C. Lemaire 11 , F. Mouton 12 , M. Rejou 13 , J. Weil 5 , C. Vigouroux 14 , D. Lacroix 5 , P. Fontaine 5 , J. Wemeau 5 1 Service d’endocrinologie, diabétologie et métabolisme, CHRU Lille/Inserm U859, Lille ; 2 Centre hospitalier de Charleroi, Charleroi, Belgique ; 3 Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont, Hénin-Beaumont ; 4 Centre hospitalier d’Hazebroucq, Hazebroucq ; 5 CHRU de Lille, Lille ; 6 Centre hospitalier de Lens, Lens ; 7 Centre hospitalier, Oignies ; 8 Clinique de Bois-Bernard, Henin-Beaumont ; 9 Clinique de la Louvière, Lille ; 10 Centre hospitalier de Valenciennes, Valenciennes ; 11 Centre hospitalier de Béthune, Béthune ; 12 Centre hospitalier de Douai, Douai ; 13 Centre hospitalier de Seclin, Seclin ; 14 CHU Saint-Antoine, Inserm, Paris. Introduction : La métreleptine (leptine recombinante) est efficace dans des maladies rares liées à des mutations des gènes de la leptine, du récepteur de l’insuline et surtout de la lamine entraînant un syndrome lipodystrophique hypoleptinémique avec insulino-résistance. Le but de ce travail est d’identifier le pourcentage de patients lipodystrophiques susceptibles de bénéficier de ce traitement. Patients et méthodes : Cent-six patients lipodystrophiques (6-78 ans, 66 femmes) dont 98/106, originaires du Nord-Pas-de-Calais, et 56 inclus dans le PHRC 2009_09/0941 ont consulté depuis 2000 au CHRU de Lille. Quarante- neuf pourcent des patients présentaient une mutation pathogène (48/106) ou un polymorphisme (4/106) du gène de la lamine A/C. Les 54/106 patients restants présentaient une cause génétique (n = 2, PPARgamma/AGPAT2), un Launois- Bensaude (n = 8), une lipodystrophie généralisée (n = 5), partielle (n = 10) ou localisée non-iatrogène (n = 6), un syndrome de Roch-et-Leri (n = 2), Dercum (n = 2), Barraquer-Simons (n = 3), Köbberling (n = 3), autres (n = 13). Résultats : Rapportée à une population de 4 038 157 personnes (Nord-Pas-de- Calais Insee 2010), la prévalence régionale des lipodystrophies s’élève à 1 cas/38 458. Six/106 décès (5,6 %) sont survenus entre 50 et 70 ans en 13 ans (3 non-mutés + 3 laminopathies). Parmi les 56 patients « PHRC », on dénombre 2þlaminopathies déjà traitées par métreleptine, 27 leptinémies < 12ng/mL (10þlaminopathies) dont 8/27 (5 laminopathies) avec HbA1c entre 8 et 12 % mal- gré un traitement optimisé et 4/27 (1 laminopathie) avec insulino-résistance ou lipodystrophie évolutives, 4 (2 laminopathies) leptinémies entre 12 et 16 et désé- quilibre glycémique. Finalement, le nombre de patients lipodystrophiques « PHRC » bénéficiant ou pouvant bénéficier de métreleptine s’élève à 18/56 (32 % ; 10/18 laminopathies) auquels s’ajoutent 4 laminopathies non-PHRC (1þdéjà traitée), soit 22/106 patients. Conclusion : La prévalence des syndromes lipodystrophiques dans le Nord- Pas-de-Calais s’élève à 2 à 3 cas/100 000 habitants dont près de 50 % liés à une laminopathie. Vingt pour cent des patients lipodystrophiques et 30 % des lami- nopathies pourraient bénéficier d’un traitement par métreleptine. P320 Adhésion thérapeutique et diabète de type 2 : mise en évidence de la pluralité des déterminants par auto-questionnaires H. Satier, S. Skalli, S. Parat, M. Dronne, C. Thivolet Groupement hospitalier Lyon-Sud, Pierre-Bénite cédex. Introduction : L’inefficacité thérapeutique au cours du diabète de type 2 conduit à des escalades médicamenteuses à l’origine de davantage de iatrogénie. L’adhésion du patient à son traitement est mal estimée en l’absence d’une procé- dure consensuelle. Nous avons souhaité évaluer les facteurs influençant cette variable à l’occasion d’une prise en charge hospitalière motivée par un échec thérapeutique. Matériels et méthodes : Au cours d’une étude prospective monocentrique sur 4þmois, 100 patients avec un diabète de type 2 ont été inclus. L’adhésion a été évaluée à l’aide d’un auto-questionnaire utilisant le test de Morisky à six items qui classe l’adhésion thérapeutique en trois catégories : bonne, moyenne et mauvaise. Un modèle de régression logistique multivariée a été réalisé à partir des variables suivantes : âge, sexe, statut matrimonial, origine géographique, niveau de scolarité, activité professionnelle, aide d’un tiers à la prise du médica- ment, ancienneté du diabète, co-morbidités, compréhension de la prescription, hémoglobine glyquée, complications diabétiques, auto-évaluation hygiéno-dié- tétique et score de satisfaction du patient. Résultats : Cent patients ont participé à l’étude, leur médiane d’âge est de 60 ans (1 er quartile : 52 ans ; 3 e quartile : 68 ans) et le sexe ratio est de 1,4 (57 hommes pour 42 femmes). L’adhésion était bonne (22 %), moyenne (64 %) et mauvaise (8 %). L’analyse descriptive univariée a identifié l’âge, la pratique d’une activité professionnelle, l’origine géographique, la survenue de micro et/ou de macro- complications et l’auto-évaluation par le patient de son suivi des règles hygiéno- diététiques comme facteurs susceptibles de faire varier l’adhésion. Le modèle de régression logistique n’a pas mis en évidence de relation significative entre les variables analysées et l’adhésion thérapeutique. Ce résultat diffère des données rapportées dans la littérature. Conclusion : Notre étude, même effectuée sur un petit échantillon, souligne l’importance de la prise en compte de l’adhésion thérapeutique d’un patient en échec thérapeutique et de l’évaluation des facteurs individuels de vulné- rabilité. P321 Infection urinaire sous canagliflozine chez des sujets présentant un diabète de type 2 L. Nicolle 1 , K. Usiskin 2 , G. Capuano 2 , A. Fung 2 , L. Ricci 3 , G. Meininger 2 1 University of Manitoba, Winnipeg, Canada ; 2 Janssen Research & Development, LLC, Raritan, NJ, USA ; 3 Janssen, Issy-les-Moulineaux. Introduction : La canagliflozine (CANA) (inhibiteur du co-transporteur sodium-glucose de type 2) inhibe la réabsorption rénale du glucose entraînant une augmentation de la glycosurie. Matériels et méthodes : Les infections urinaires (IUs) ont été évaluées via un cahier d’observation. Les résultats proviennent d’analyses poolées issues de 4þétudes de 26 semaines (DS1, n = 2 313), de 4 études de 18 ou 26 semaines chez des sujets présentant une insuffisance rénale modérée (DFGe 30 et < 60 ml/min/1,73 m²) (DS2 ; n = 1 085) et de l’étude CANVAS (analyse inter- médiaire à 52 semaines) conduite chez des sujets avec antécédents ou à haut risque de maladie cardiovasculaire (n = 4 327). Les patients avec des antécé- dents d’IUs n’ont pas été exclus. Résultats : L’incidence des événements indésirables (EIs) liés à des IUs était plus élevée sous CANA vs. PBO (DS1 : 5,1 % vs 4,0 % ; DS2 : 6,8 % vs. 6,0 % ; CANVAS : 5,3 % vs. 4,4 %) sans augmentation de la récidive ou des évène- ments graves (DS1 : 0,2 % vs. 0 % ; DS2 : 0,1 % vs. 0,8 % ; CANVAS : 0,2 % vs. 0,1 %) ou des interruptions de traitement liées aux IUs (DS1 : 0,1 % vs. 0,2 % ; DS2 : 0,1 % vs. 0,5 % ; CANVAS : 0,2 % vs. 0,1 %). Les incidences des IUs hautes étaient faibles et comparables entre CANA et PBO (DS1 : 0,1 % vs. 0 % ; DS2 : 0,3 % vs. 0,3 % ; CANVAS : 0,4 % vs. 0,3 %). La majorité des EIs liés à des IUs a été peu ou modérément grave. Les IUs étaient plus fréquentes chez les femmes versus hommes, mais l’augmentation de l’incidence sous CANA était semblable entre les deux sexes. Les IUs sont généralement apparues dans les 26 semaines qui ont suivi l’initiation du traitement par CANA, avec une diminution des incidences ensuite. La durée médiane et la sévérité des symp- tômes associés aux IUs étaient comparables entre les groupes. Conclusion : Le traitement des patients DT2 avec CANA était associé à une légère augmentation des IUs, sans augmentation des IUs sévères ou hautes.