www.didac.ehu.es/antropo Toxicovigilance dans le service de gynécologie-obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire de Point G, Bamako, Mali Toxicovigilance in the obstetrics and gynecology department of University Hospital Point G, Bamako, Mali Sanou Khô Coulibaly 1,2 , Tiounkani Thera 1,3 , Ayih Ceti Masse D’Almeida 4 , Mamadou Traoré 3 , Abdelmajid Soulaymani 2 , Ababacar Ibrahim Maiga 4 1 Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie, Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, Mali 2 Laboratoire de Génétique et Biométrie, Faculté des Sciences, Université Ibn Tofail, Kénitra, Maroc 3 Service de gynécologie-obstétrique, Centre Hospitalier Universitaire Point-G, Bamako, Mali 4 Faculté de Pharmacie, Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, Mali Auteur correspondant: Sanou Khô Coulibaly, Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie, BP 1805, Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, Mali. Email: sanoucoul@yahoo.fr Mots clés: Toxicovigilance, Médicaments, Femme enceinte, Mali. Keywords: Toxicovigilance, Drugs, Pregnant women’s, Mali. Résumé En vue d’étudier le risque de toxicité liée aux prescriptions médicamenteuses, une étude prospective descriptive et transversale a été faite, auprès des femmes enceintes (FE) reçus pour consultation prénatale (CPN) et des prescripteurs assermentés. Elle s’est déroulée sur une période de 06 mois (02 Février - 31 Juillet 2015) dans le service de gynécologie obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire de Point G, Bamako. Les données ont été saisies sur le tableur Excel qui a servi aussi à effectuer les figures et les tableaux. L’analyse statistique a été effectuée sur SPSS.10. La méthode OMS d’imputabilité applicable en pharmacovigilance a été adoptée. Durant cette étude, 332 FE ont été incluses avec une moyenne d’âge de 27 ± 6. La plupart d’entre elle avait un niveau scolaire souhaitable (59% des cas), dans 64% des cas, c’étaient des multipares et dans 90%, mariées (χ 2 = 47,01; P < 0,05). Le nombre moyen de prescription était de 4±1 médicaments par ordonnance avec 5 ± 2 contre-indications médicamenteuses. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui peuvent entrainer une fermeture prématurée du canal artériel au cours du 2 ème trimestre de la grossesse, ont été prescrits dans 5% des cas. Dans 11%, les médicaments ont été prescrits sans motif en rapport avec les cas d’avortement spontané (26%) et d’interaction médicamenteuse (9%) à corrélation statistiquement significative (χ 2 = -0,302, P = 0,04). Les évenements indésirables étaient notés dans 26% des cas dont 24% peu probablement liés aux médicaments, selon la méthode OMS d’imputabilité. Coulibaly, S.K.,Thera, T., D’Almeida, A.C.M., Traoré, M., Soulaymani, A., Maiga, A.I., 2016. Toxicovigilance dans le service de gynécologie-obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire de Point G, Bamako, Mali. Antropo, 36, 77-83. www.didac.ehu.es/antropo