Ann. Soc. Géol. du Nord. T. 19 (2 ème série), p. 173-174, Octobre 2012. REPONSE AU COMMENTAIRE SUR L'ARTICLE « Caractérisation des résidus miniers des mines abandonnées de Kettara et de Roc Blanc (Jebilet centrales, Maroc) » de S. NFISSI et al., Ann. Soc. Geol. Nord, t. 18, p. 43-53, 2011 par Khalid El Amari, Mohamed Hibti & Abdelfattah Benkaddour ANSWER TO THE COMMENT ON THE PAPER “Characterisation of the tailings of abandonned quarries of Kettara and Roc Blanc (Jebilet central, Morocco)” by S. Nfissi et al., Ann. Soc. géol. Nord, t. 18, p. 43-53, 2011 by Khalid El Amari, Mohamed Hibti & Abdelfattah Benkaddour par Samiha NFISSI (*,****), Youssef ZERHOUNI (*,****), Mostafa BENZAAZOUA (**,****), Saida ALIKOUSS (*,****), Abdessadek CHTAINI (*,****), Rachid HAKKOU (***,****) & Mohamed SAMIR (*) Il nous a été donné de faire le constat de l’intérêt particulier qu’a suscité notre article auprès de nos collègues de l’université de Marrakech. Nous tenons à les remercier pour avoir consacré tout le temps qu’il fallait à la lecture et aux critiques du dit article, et nous pensons que ce fait constitue une pratique louable. Notre réponse s’inscrit dans le souci de compléter les informations sur les deux sites de Kettara et de Roc Blanc dans les Jebilet au Maroc, et de poursuivre les études dans le but de proposer des scénarios qui permettraient d’atténuer le phénomène du drainage minier acide (DMA). Le choix du scénario de réhabilitation le plus approprié pour un parc à résidus miniers nécessite la caractérisation préalable des résidus et l’évaluation de leur potentiel générateur d’acide (El Adnani et al., 2009). Il est actuellement admis que les rejets miniers génèrent des lixiviats acides, chargés de métaux lourds, qui peuvent être toxiques pour les écosystèmes dans lesquels ils se déversent. Plus encore, le DMA ne s’arrête jamais de lui-même. Il a tendance à se poursuivre pendant plusieurs dizaines, voire milliers d’années, une fois déclenché (Aubertin et al., 2002). Le stockage et la production de l’acidité peuvent donc être à l’origine de la continuité du DMA même après l’arrêt de l’oxydation des sulfures. L’échantillonnage effectué dans les deux sites a été aléatoire, simple comme il en est de coutume dans les résidus miniers solides. Il n’a pas été question de faire un triage et encore moins un échantillonnage à caractère légal. Nous avons relevé les coordonnées des puits dans les deux sites : A Kettara : Kp 1 X = 238388 - Y = 145566 Kp 2 X = 238370 - Y = 145574 A Roc Blanc : Rbe 1 X = 252566 - Y = 145566 Rbe 2 X = 253023 - Y = 136381 Les puits existent bel et bien et on y a fait notre échantillonnage ; seulement, ils peuvent être légèrement décalés lors de leur report sur la carte en raison des différences d’échelles. Pour ce qui est des échantillons Kt 1 , Kt 2 et Kt 3 , se trouvant au SE de la mine de Kettara, il faut lire Kt 6 , Kt 7 et Kt 8 comme indiqué dans le tableau III de notre article (Nfissi et al., 2011, p. 49). La goethite a été donnée à titre indicatif. Elle ne constitue nullement le seul minéral secondaire. Hakkou et al. (2006) ont dressé une liste exhaustive des minéraux secondaires incluant, entre autres, l’hématite, la magnétite, la lépidocrocite, la ferrihydrite, la maghémite …. Nous nous sommes plus focalisés sur les éléments chimiques que sur leurs expressions minéralogiques, sachant qu’une quantité colossale de résidus de procédés de traitement dans les deux usines s’est trouvée dans les résidus miniers. Les précipités secondaires constituent des réserves temporaires de métaux et d’acidité (Alpers et al., 1994). El Amari et al. (2006) ont bien montré qu’une partie des eaux chargées de métaux lourds s’infiltre directement vers la nappe phréatique en insistant sur l’existence d’un système de failles NE-SW traversant les terrains complètement fracturés, ce qui confère, toujours __________________________________ (*) Département de Géologie, Laboratoire de Géochimie, Géologie Appliquée et Environnement, Faculté des Sciences Ben Msik, BP : 7955, Casablanca. (**) Université du Québec en Abitibi Témiscaminque, Chaire de recherche du Canada en gestion intégrée des rejets miniers. (***) Faculté des Sciences et Techniques Marrakech, Université Cadi Ayyad. (****) Chaire de recherche du CRDI (Canada) en gestion et stabilisation des rejets industriels et miniers (www.gesrim.com). E-mails : snfissi@gmail.com ; zerhouni.y@gmail.com ; Mostafa.Benzaazoua@uqat.ca ; alikouss@yahoo.fr ; achtaini@yahoo.fr ; rhakkou@fstg- marrakech.ac.ma ; samirmoha@hotmail.com.