Subordination seconde du relatif. Contraintes d'emploi. Bernard Bortolussi Summary The aim of this paper is to complete Maurel's (1989) analysis on the so-called Relative Verschränkung of the German grammars. I examine the differences between two types : a) relative clauses containing a bridge-verb introducing an Acl, an wz-clause or an indirect question b) relative clauses containing a second relative clause or another subordinate clause. I take into account the frequency of these two types, the constraints on the form and the position of the subordinate clause within the relative clause. 0. Introduction 0.1. On appelle relative de second degré, relative imbriquée ou entrelacs relatifs la construction illustrée en latin par : (1) Quem esse negas, eundem esse dicis (Cie. Tuse. 1,12) "Celui dont tu nies qu'il existe, tu dis en même temps qu'il existe". Le pronom(-adjectif) relatif remplit une fonction non dans la proposition qu'il introduit, mais dans (un syntagme d') une proposition enchâssée dans cette dernière. Le relatif par- tage cette capacité avec les interrogatifs ; cela tient à leur double nature : d'une part ils ont pour fonction d'introduire une proposition, d'autre part ils remplissent les mêmes fonctions syntaxiques que les catégories Nom ou Adjectif. Ces deux types de fonctions sont disjoints et peuvent être remplis dans deux domaines propositionnels distincts. Ce phénomène de subordination seconde est bien représenté dans les langues europé- ennes modernes où il a fait l'objet d'études diverses montrant les contraintes qui pèsent sur l'apparition de cette construction . Pour le latin et le grec, les grammaires reconnaissent une grande latitude d'emploi ; mais elles portent un intérêt presque exclusif aux subordonnées conjonctives (complétives ou circonstancielles) et aux relatives, qui n'ont pas d'équivalent dans les langues européennes contemporaines, et pour lesquelles les grammaires alleman- des parlent de "Relative Verschränkung" (Hofmann-Szantyr 1965 :568 sq ; Kiihner- Stegmann 1955 : 309 sqq) 2 : ' Cf. Huot 1974 et Godard 1988 pour le français. Pour un panorama plus vaste, mais moins détaillé cf. Touratier 1980 et Lehmann 1984 : 271. 2 Cf. également Touratier 1980, Lehmann 1984 et Lavency 1998: 91-93, qui reprend à E. Evrard 1992 l'appellation d'entrelacs relatifs. Brought to you by | Harvard University Authenticated Download Date | 6/29/15 6:16 AM