© All Rights Reserved Canadian Society for Renaissance Studies / Société canadienne d'études de la Renaissance; Pacific Northwest Renaissance Society; Toronto Renaissance and Reformation Colloquium; Victoria University Centre for Renaissance and Reformation Studies, 2021 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne. https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Cet article est diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. https://www.erudit.org/fr/ Document généré le 29 nov. 2023 00:53 Renaissance and Reformation Renaissance et Réforme Between Court and Village: The Evolution of Aristocratic Spaces in Early Modern Spain Santiago Martínez Hernández Volume 43, numéro 4, automne 2020 Spaces of Power of the Spanish Nobility (1480–1715) Les espaces de pouvoir de la noblesse espagnole (1480–1715) URI : https://id.erudit.org/iderudit/1076825ar DOI : https://doi.org/10.33137/rr.v43i4.36379 Aller au sommaire du numéro Éditeur(s) Iter Press ISSN 0034-429X (imprimé) 2293-7374 (numérique) Découvrir la revue Citer cet article Martínez Hernández, S. (2020). Between Court and Village: The Evolution of Aristocratic Spaces in Early Modern Spain. Renaissance and Reformation / Renaissance et Réforme, 43(4), 19–53. https://doi.org/10.33137/rr.v43i4.36379 Résumé de l'article En mai 1561, le roi d’Espagne Philippe II communiqua aux autorités municipales de Madrid son désir d’installer sa cour et sa maison dans cette ville. Cette décision marqua non seulement l’avenir de Madrid, qui en peu de temps se vit transformée en cour de ce roi catholique et en centre de la monarchie, mais aussi celui de ses élites. Les grandes maisons, principalement celles de Castille, résistèrent dans un premier temps à l’influence de la cour royale et poursuivirent les pratiques traditionnelles associées aux espaces de pouvoir locaux, jusqu’à ce que la présence permanente de leurs membres à Madrid fût nécessaire à garantir un accès direct à la grâce et à la faveur du roi. Au long du XVIIe siècle, la noblesse devint une aristocratie de cour, par nécessité plutôt que par conviction. Pourtant, elle sut tirer parti de cette situation et, sans négliger ses propres intérêts, elle parvint, au fil du temps, à faire de la cour du roi son nouveau milieu de prédilection.