36 Société de neurochirurgie de langue franc¸ aise / Neurochirurgie 63 (2017) 31–52 chirurgicale large peut octroyer une longue survie et une bonne qualité de vie. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2016.11.013 012b Efficacy and safety of MR-guided laser interstitial thermoablative therapy (MRgLITT) for drug-resistant epilepsy S. Obaid ∗ , A. Fallah , A. Bouthillier , L. Crevier Montreal, Canada ∗ Corresponding author. E-mail address: sami.obaid@umontreal.ca (S. Obaid) Introduction To perform a systematic review and individual par- ticipant data meta-analysis, to determine the efficacy and safety of MR-guided laser interstitial thermoablative therapy (MRgLITT) for drug-resistant epilepsy. Our secondary objective was to deter- mine the effect of patient’s age and etiology on the success of the procedure. Material and methods We included cohort studies of consecu- tive participants undergoing MRgLITT that reported outcome. The outcome was defined as the time to seizure recurrence. We per- formed title, abstract and full text screening independently and in duplicate. We resolved disagreements through discussion. To identify independent predictors of outcome following MRgLITT, we performed univariate Cox proportional hazards regression ana- lysis to identify variables with a P value of less than 0.2 to be entered into a multivariate Cox proportional hazards regression model. Results Of 4308 citations, 12 articles reporting on 92 participants were eligible. The median duration of follow-up was 12 (range 1–38.5) months and 53 (57.6%) participants were seizure-free (Engel class 1) at follow-up. The mean duration of seizure freedom following MRgLITT was 19.4 months (95% CI, 15.0–23.8). Patient age and history of prior surgery were not predictors of outcome on Cox regression univariate analysis. We identified a difference in efficacy dependent on etiology but we were underpowered to conclude a statistically significant difference. Hypothalamic hamartoma had better seizure freedom than MTS/MTA, and both were superior to FCD, although this was not statistically signi- ficant. There was no procedure-related mortality, but morbidity was experienced in 14 (15.2%) of participants mainly compri- sing probe/device malfunction, unexpected neurological deficit, hemorrhage, or cerebral edema. Conclusion The best available evidence suggests that MRgLITT is a variably effective procedure dependent on etiology, is associated with reduced length of stay postoperatively and has a moderate morbidity profile. It should be considered first line treatment in drug-resistant epilepsy due to hypothalamic hamartoma. Disclosure of interest The authors have not supplied their decla- ration of competing interest. http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2016.11.014 013 Les épendymomes intracrâniens chez l’enfant : le rôle de la chirurgie et du traitement adjuvant K. Bouaita ∗ , S. Hamrouche , N. Ioualalen Alger, Algérie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : bouaitak@gmail.com (K. Bouaita) Introduction La prise en charge des épendymomes intracrâniens pédiatriques pose un défi majeur, le traitement optimal reste controversé. Nous allons montrer le rôle de la qualité d’exérèse et le traitement adjuvant dans la survie des enfants porteurs d’un épendymome. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 56 enfants porteurs d’épendymomes intracrâniens non méta- statiques traités entre 2010–2015. L’âge moyen est de 8 ans (les extrêmes d’âge allant de 3 mois à 15 ans). La localisation la plus fréquente est infratentorielle dans 67,8 % des cas. Résultats La résection totale de la tumeur n’a été possible dans 42,8 % des cas (25cas) alors que la résection partielle est retrouvée dans 35,7 %. Plus de la moitié des patients sont de grade histo- logique entre I et II de l’OMS (grade I : 12 cas, grade II : 18 cas) alors que 44,6 % des tumeurs sont des épendymomes anaplasiques (grade III : 25 cas). Plus de la moitié des patients ont rec¸ u la radio- thérapie comme un traitement adjuvant initial (55,3 %), tandis que moins de la moitié de tous les patients ont rec¸ u une chimiothérapie (21,4 %). Quatre enfants ont rec¸ u une radiothérapie associée à une chimiothérapie. La morbidité a été marquée par six cas de fuite de LCR avec quatre cas de méningite, neufs cas de détérioration neurologique, deux cas d’épilepsie et deux cas d’hémorragie intra- ventriculaire. Nous déplorons le décès de 4 enfants après un suivi de 38 mois alors que tous nos patients ont été suivis pendant 5 ans. Conclusion Dans les épendymomes pédiatriques intracrâniens, le rôle de la chirurgie est important et la qualité d’exérèse dépend de la localisation, la radiothérapie adjuvante est associée à une meilleure survie sans progression. L’apport de la radiothérapie dans le trai- tement des récidives est important. De même que pour les formes anaplasiques. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.neuchi.2016.11.015 014 Évolution des stratégies thérapeutiques du médulloblastome chez l’enfant. Étude de la série lyonnaise de 2000 à 2015 B. Grassiot ∗ , A. Szathmari , P.-A. Beuriat , D. Frappaz , A. Jouvet , C. Mottolese Department of Pediatric Neurosurgery, Neurological and Neurosurgical Hospital Pierre-Wertheimer, 59, boulevard Pinel, 69677 Bron, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : blandinegrassiot@gmail.com (B. Grassiot) Introduction Le médulloblastome (Mb) est la tumeur maligne la plus fréquente chez l’enfant. Le traitement standard repose sur une exérèse totale ou subtotale, une irradiation cranio-spinale et/ou une chimiothérapie. La stratégie thérapeutique est orientée en fonction des données de génétiques qui permettent de défi- nir 4 sous-groupes de Mb avec un pronostic différent. Nous avons repris les cas de médulloblastomes traités à Lyon entre 2000 et 2015 afin d’étudier l’évolution clinique en fonction de la stratégie thérapeutique. Patients et méthode De 2000 à 2015, 52 patients ont eu un diagnostic de Mb. Ils ont bénéficié d’une chirurgie d’exérèse et d’un traitement complémentaire adapté selon les critères de gra- vité et le statut moléculaire. Au total, 62 % d’enfants souffraient d’hypertension intracrânienne. Vingt-neuf pour cent étaient méta- statiques au moment du diagnostic. L’exérèse chirurgicale a été macroscopiquement complète dans 70 % des cas. Nous avons étudié la survie globale et sans progression pour l’ensemble des patients, puis dans le cadre d’analyse uni et multivariée, l’effet de différents critères : le type histologique, le risque pronostique, le statut méta- statique, la qualité d’exérèse. Résultats L’âge moyen au diagnostic était de 7,9 ans. Le sex-ratio était de 2,7. Au total, 26 présentaient un risque élevé, 23 un risque standard et trois un risque faible. Dix-sept patients ont présenté