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Document généré le 12 juin 2020 08:35
International Review of Community Development
Revue internationale d’action communautaire
Le vote Front national ou le syndrome de la peur
The Front National vote or the fear syndrome
El voto por el Frente Nacional o el síndrome del miedo
Nonna Mayer
L’insécurité. La peur de la peur
Numéro 30 (70), automne 1993
URI : https://id.erudit.org/iderudit/1033670ar
DOI : https://doi.org/10.7202/1033670ar
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Éditeur(s)
Lien social et Politiques
ISSN
0707-9699 (imprimé)
2369-6400 (numérique)
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Citer cet article
Mayer, N. (1993). Le vote Front national ou le syndrome de la peur.
International Review of Community Development / Revue internationale d’action
communautaire, (30), 117–122. https://doi.org/10.7202/1033670ar
Résumé de l'article
Les préoccupations sécuritaires sont une des principales motivations du vote
pour le Front National. Elles s’expliquent moins par des facteurs objectifs
(victimation, exposition accrue à la violence) que par des facteurs subjectifs, un
sentiment d’insécurité personnelle qui déborde largement le domaine du
crime et de la délinquance. Quel que soit le risque (sida, atteintes à
l’environnement), le niveau de peur des électeurs du FN est systématiquement
plus élevé que la moyenne. Ces peurs s’inscrivent dans une vision pessimiste
du monde, en relation avec un isolement social et politique marqué : repli sur
le milieu familial, faible potentiel associatif, niveau culturel bas, manque de
confiance dans les institutions, etc. Elles sont volontairement entretenues et
exploitées par les dirigeants du FN, comme en témoignent sa presse, ses tracts,
ses conseils aux militants. Mais une proportion croissante de Français voient
dans ce parti un danger pour la démocratie et la peur même qu’il inspire est un
frein à sa progression électorale.