Tous droits réservés © Lien social et Politiques, 1993 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne. https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Cet article est diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. https://www.erudit.org/fr/ Document généré le 12 juin 2020 08:35 International Review of Community Development Revue internationale d’action communautaire Le vote Front national ou le syndrome de la peur The Front National vote or the fear syndrome El voto por el Frente Nacional o el síndrome del miedo Nonna Mayer L’insécurité. La peur de la peur Numéro 30 (70), automne 1993 URI : https://id.erudit.org/iderudit/1033670ar DOI : https://doi.org/10.7202/1033670ar Aller au sommaire du numéro Éditeur(s) Lien social et Politiques ISSN 0707-9699 (imprimé) 2369-6400 (numérique) Découvrir la revue Citer cet article Mayer, N. (1993). Le vote Front national ou le syndrome de la peur. International Review of Community Development / Revue internationale d’action communautaire, (30), 117–122. https://doi.org/10.7202/1033670ar Résumé de l'article Les préoccupations sécuritaires sont une des principales motivations du vote pour le Front National. Elles s’expliquent moins par des facteurs objectifs (victimation, exposition accrue à la violence) que par des facteurs subjectifs, un sentiment d’insécurité personnelle qui déborde largement le domaine du crime et de la délinquance. Quel que soit le risque (sida, atteintes à l’environnement), le niveau de peur des électeurs du FN est systématiquement plus élevé que la moyenne. Ces peurs s’inscrivent dans une vision pessimiste du monde, en relation avec un isolement social et politique marqué : repli sur le milieu familial, faible potentiel associatif, niveau culturel bas, manque de confiance dans les institutions, etc. Elles sont volontairement entretenues et exploitées par les dirigeants du FN, comme en témoignent sa presse, ses tracts, ses conseils aux militants. Mais une proportion croissante de Français voient dans ce parti un danger pour la démocratie et la peur même qu’il inspire est un frein à sa progression électorale.