intraluminaux et de leur translocation dans les organes extradigestifs (foie, rate, reins). Re´sultats.– Quarante-sept dossiers de pre´mature´s (AG 31 3,7 SA ; PN 1400 649 g) ont e´te´ revus dont 41 % ont fait une ente´rocolite de grade 3 de Bell. Le Staphylocoque coagulase ne´gatif a e´te´ isole´ dans 41 % des pre´le`vements, le Staphylocoque dore´ dans 12 % et l’ente´ro- coque dans 9,9 %. Ces germes ont e´te´ retrouve´s dans l’he´moculture, le pre´le`vement pe´ritone´al, les selles, le pre´le`vement trache´al prote´ge´. Les ente´robacte´ries ont e´te´ retrouve´es seulement dans 1/3 de pre´- le`vements. Chez le porcelet, l’e´tude de la flore intraluminale et la translocation bacte´rienne a` point de de´part digestif montre une pre´dominance de Clostridium sp., de E. coli et de Staphylocoque. Conclusion.– L’antibiothe´rapie de l’ente´rocolite ne peut eˆtre de´cide´e sans tenir compte de la dynamique de l’e´cologie bacte´rienne intes- tinale et des services de ne´onatologie. D’apre`s les re´sultats bacte´rio- logiques obtenus chez l’enfant et dans le mode`le expe´rimental porcin, l’antibiothe´rapie probabiliste au cours de l’ente´rocolite doit viser entre autres les Cocci gram positif (Staphylocoques, Ente´rocoques). doi: 10.1016/j.arcped.2013.02.011 G8 E ´ volution a` long terme d’une cohorte en population ge´ne´rale de patients atteints de maladie de Crohn a` de´but pe´diatrique L. Michaud*, A. Peneau, J. Salleron, M. Fumery, G. Savoye, E. Lerebours, D. Turck Lille, France * Auteur correspondant. Contexte.– L’incidence de la maladie de Crohn (MC) a` de´but pe´dia- trique est en forte augmentation, et peu de donne´es sont disponibles sur l’e´volution de l’histoire naturelle de la MC dans cette population. Objectif.– De´crire l’e´volution a` long terme de la MC dans une cohorte de patients atteints avant l’aˆge de 17 ans. Patients.– Tous les patients ayant un diagnostic de MC certaine ou probable avant l’aˆge de 17 ans entre 1988 et 2004 ont e´te´ inclus. Les donne´es recueillies concernaient au diagnostic comme a` la date des dernie`res nouvelles : aˆge au diagnostic, dates du diagnostic et des dernie`res nouvelles, localisations et type de la maladie selon la classification de Montre´al, signes extradigestifs, traitements me´di- caux et re´sections intestinales au cours du suivi. Re´sultats.– Cinq cent trente huit cas de MC ont e´te´ recense´s, comprenant 293 garc¸ons et 245 filles d’aˆge me´dian au diagnostic de 14 ans (12–16), suivis pendant une pe´riode me´diane de 11,5 ans (sept–15). L’e´volution de la MC e´tait marque´e par une stabilite´ de la localisation digestive chez 74,6 % d’entre eux, une extension chez 11,1 %, et une re´gression du stade L3 (ile´o-colique) vers le stade L1 (ile´al) chez 14,3 %, lie´e a` une cicatrisation des le´sions coliques. Le phe´notype purement inflammatoire (B1) diminuait alors que le nombre de formes complique´es [ste´noses (B2) et/ou fistules (B3)] augmentait entre le diagnostic et la date des dernie`res nouvelles : 72,9 % vs 42,2 % (B1) ; 23,6 % vs 38,8 % (B2) ; et 3,5 % vs 19 % (B3) ; p < 0,001. Les probabilite´s cumule´es de mise sous-immunosuppresseurs et sous-anti- TNFa e´taient respectivement de 21,6 % et 2,4 % a` un an, 50,9 % et 16,1 % a` cinq ans, 65,7 % et 29,3 % a` dix ans, 74 % et 49,1 % a` 20 ans. Les probabilite´s cumule´es de re´section intestinale e´taient de 8,8 % a` un an, 14,7 % a` deux ans, 30,6 % a` cinq ans, 43,6 % a` dix ans et 53,8 % a` 20 ans. Conclusion.– L’histoire naturelle de la MC a` de´but pe´diatrique en population ge´ne´rale est caracte´rise´e par une localisation stable dans 3/ 4 des cas et une e´volution vers un type complique´ (B2 ou B3) dans pre`s de 60 % des cas. Les probabilite´s de mise sous immunosuppresseurs, sous anti-TNFa et de recours a` la chirurgie apre`s 20 ans d’e´volution e´taient e´leve´es, respectivement de 74 %, 49,1 % et 53,8 %. doi: 10.1016/j.arcped.2013.02.012 G9 Mortalite´ et cancers dans une cohorte en population ge´ne´rale de patients atteints de maladie de Crohn a` de´but pe´diatrique L. Michaud*, C. Gower-Rousseau, G. Savoye, M. Fumery, J. Salleron, A. Peneau, D. Turck Lille, France * Auteur correspondant. Contexte.– L’incidence de la maladie de Crohn (MC) a` de´but pe´dia- trique est en forte augmentation et les risques de de´ce`s et de cancers dans cette population sont mal connus. Objectif.– E ´ valuer l’incidence des de´ce`s et des cancers dans une cohorte de patients en population ge´ne´rale atteints de MC a` de´but pe´diatrique (aˆge < 17 ans au diagnostic). Patients.– Tous les patients ayant un diagnostic de MC certaine ou probable avant 17 ans entre 1988 et 2004 ont e´te´ inclus. Les donne´es recueillies concernaient : sexe, aˆge au diagnostic, dates du diagnostic et des dernie`res nouvelles, localisations et type de la maladie selon la classification de Montre´al, signes extradigestifs, traitements me´di- caux rec¸us, date et cause(s) de de´ce`s et date du diagnostic de cancer avec l’histologie. Les incidences observe´es de de´ce`s et de cancer ont e´te´ compare´es a` celles attendues (the´oriques) d’une population ge´ne´rale re´gionale obtenues par l’INSEE et le Registre re´gional des cancers. Cette comparaison a e´te´ effectue´e par un test exact de Fischer ajuste´ sur le sexe et l’aˆge et par une loi de Poisson spe´cifique pour les e´ve`nements rares. Les re´sultats sont exprime´s par les Ratios de mortalite´ et d’incidence standardise´s (RMS et RIS). Re´sultats.– Cinq cent trente huit cas de MC ont e´te´ recense´s compre- nant 293 garc¸ons et 245 filles d’aˆge me´dian au diagnostic de 14 ans (12–16), suivis pendant une pe´riode me´diane de 11,5 ans (sept–15). Cinq patients sont de´ce´de´s, soit un taux de de´ce`s de 0,93 %, non diffe´rent de celui de la population de re´fe´rence (RMS = 1,46 ; p = 0,2). Six patients ont pre´sente´ un cancer apre` s une dure´e me´diane d’e´volution de la MC de 15 ans (dix–17), soit un taux global de cancers de 1,1 %. Il existait un sur risque de cancers avec un nombre observe´ plus de 2,5 fois supe´rieur au nombre the´orique, quels que soient l’aˆge et le sexe (RIS = 2,54 ; p = 0,04). La localisation du cancer e´tait : cæcum (n = 1), voies biliaires (n = 1), col ute´rin (n = 1), pre´puce (n = 1), peau (carcinome basocellulaire) (n = 1) et sang (leuce´mie aigue ¨) (n = 1). Un patient est de´ce´de´ de son cancer colique et 5/6 avaient rec¸u a` la fois un traitement par immunosuppresseurs et TNFa. Conclusion.– Il n’a pas e´te´ observe´ de surmortalite´ dans cette cohorte de patients atteints de MC a` de´but pe´diatrique, avec un suivi me´dian plus de 11,5 ans. En revanche, il existait un sur risque de cancers avec un spectre he´te´roge`ne. Cinq des six patients sur six avaient rec¸u a` la fois un traitement par immunosuppresseurs et par anti-TNFa. doi: 10.1016/j.arcped.2013.02.013 G10 Utilisation du Sertolizumab (CIMZIA) chez les enfants atteints de MICI C. Martinez-Vinson*, M. Levy, M. Bellaiche, J.-P. Hugot, J. Viala Robert-Debre´, Paris, France * Auteur correspondant. Contexte.– Dans notre se´rie de 505 patients atteints de MICI (439 MC, 48 RCH et 18 CI) pour lesquels le traitement par immunosuppresseur 539