Delivered by Ingenta to: University of Auckland
IP : 5.62.155.160 On: Sun, 05 Jun 2016 21:47:43
Copyright The Policy Press
215 Geoff Mulgan
Evidence & Policy • vol 1 • no 2 • 2005 • 215-26
debate
© The Policy Press • 2005 • ISSN 1744 2648
Key words central government • policy making • knowledge • utilisation • barriers
Government, knowledge and the business of
policy making: the potential and limits of
evidence-based policy
Geoff Mulgan
English Governments are becoming increasingly dependent on externally produced knowledge.
Their demand for knowledge has been amplified by a relatively non-ideological political climate; by
the influence of international organisations sharing practice and assessing policy effectiveness; and
by public opinion. Supply has grown in tandem within academia, government bodies themselves
and international organisations, all hugely helped by the Web.This knowledge takes many different
forms, ranging from the classic knowledge of pilots to the tacit knowledge of practitioners. How it
is handled varies according to the nature of the field – some are relatively stable, closer to the
natural sciences; some are fields in flux, where there is argument over even basic concepts; a third
set are inherently novel, particularly those involving technology. In all areas there are unavoidable
limits to the relevance and usability of knowledge, including democracy; time; the social role of
ambiguity; and reflexivity. However, the shift to greater dependence on knowledge is unlikely to
reverse so long as all other areas of economic and social life are changing in tandem towards
greater dependence on knowledge and greater awareness of the complexities involved in any
production or use of knowledge.
Français Les gouvernements comptent de plus en plus sur une connaissance provenant de
l’extérieur. Leurs exigences en matière de connaissance ont augmenté à cause d’un climat politique
relativement non idéologique, de l’influence des organisations internationales qui partagent la pratique
et qui évaluent l’efficacité des politiques, et à cause de l’opinion publique. L’offre a grandi en tandem
avec l’université, les administrations publiques elles-mêmes et les organisations internationales, et
toutes ont été grandement aidées par le Web. Cette connaissance prend beaucoup de formes
différentes, allant de la connaissances classique des pilotes à la connaissances tacite des praticiens.
La façon dont elle est gérée varie suivant le domaine. Certains sont relativement stables, plus
proches des sciences naturelles. Certains domaines sont en flux et il y a alors des discussions même
sur les concepts élémentaires. Un troisième domaine est nouveau par sa nature, surtout lorsqu’il
s’agit de technologie. Dans tous les domaines il existe des limites inévitables à la pertinence et
l’utilisabilité de la connaissance, qui comprennent la démocratie, le temps, le rôle social de l’ambiguïté,
et la réflexivité. Cependant, il est peu probable que cette tendance vers une dépendance plus
grande vis-à-vis de la connaissance opère un revirement tant que tous les autres secteurs de la vie
économique et sociale changeront en tandem vers une plus grande dépendance vis-à-vis de la
connaissance et une meilleure sensibilisation aux complexités inhérentes là où il y a production et
utilisation du connaissances.
Español Los Estados cada vez dependen más del conocimiento producido exteriormente. Sus
reivindicaciones por conocimientos se han amplificado por un relativo clima político no ideológico;
por la práctica compartida de la influencia de organizaciones internacionales y la evaluación de la
215